Planète Interdite (Fred M. Wilcox, 1956)

Publié le 25 Novembre 2013

Planète Interdite (Fred M. Wilcox, 1956)

Planète Interdite est un classique de la science-fiction réalisé par Fred M. Wilcox.

2257. Une équipe est chargée de secourir le Bellérophon, vaisseau parti explorer Altaïr 4, et dont personne n'a de nouvelle depuis une vingtaine d'années. Sur Altaïr 4, ils découvrent que presque tout l'équipage du Bellérophon a été tué par une mystérieuse « force cosmique », et qu'il n'y a que deux survivants : le Dr. Morbius et sa fille Altaïra (forcément belle et forcément très peu vêtue), assistés par le célèbre Robby le robot. Dr. Morbius a découvert les restes d'une ancienne civilisation disparue, les Krells, dont il explore les secrets et savoirs.
Les choses se gâtent quand la « force cosmique » se met à tuer des membres de l'équipage. Après des développements que je vous passe, on découvre que la « force cosmique » n'est autre que la manifestation (involontaire) de l'inconscient primitif et violent du Dr. Morbius, et qu'il ne peut pas lutter contre. Il finit par mourir, et l'équipage rentre tranquille sur Terre, avec la fille, évidemment.

C'est un classique, c'est très beau, très kitch. Les décors sont assez incroyables, les effets spéciaux sont vraiment pas mal du tout, on voit les ficelles ici ou là mais ça fait en quelque sorte partie du charme. Le travail sur la bande-son (entièrement électronique) est un peu étrange, mais pas mal fichu. Il faut se mettre à la place des spectateurs de l'époque, qui n'avaient jamais entendu ça avant. Ça devait être quelque chose.
Le principal souci reste quand même le scénario, qui est très linéaire. Les gentils pensent dès le départ que le Dr. Morbius est peut-être un méchant, et paf, c'est un méchant (malgré lui mais quand même). La fille finit évidemment avec le capitaine de l'équipage. Le reste est plus ou moins à l'avenant. Ça n'empêche que c'est assez drôle et que c'est un film à voir !

Michael Crichton a repris ce principe du démon intérieur et des pensées obscures qui se matérialisent dans son livre Sphère (1987), mais en poussant l'idée beaucoup plus loin. Je me souviens que, quand j'avais une quinzaine d'années, je l'avais lu en deux jours (alors que ça fait presque 400 pages) tellement j'avais été pris dans l'histoire et le suspense.

Rédigé par Vincent Sorel

Publié dans #science-fiction, #cinéma

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