Millenium (David Fincher)

Publié le 8 Février 2012

Après une année 2011 plutôt décevante, avec plein de films nuls ou vraiment pas terribles terribles (Midnight in Paris, Tree of Life, Time Out, Les Bien Aimés, Somewhere...), il semblerait que 2012 commence mieux. Take Shelter (oui, il est presque sorti en 2012 ce film) (dont j'ai parlé il y a pas longtemps) et, aujourd'hui, Millenium.

Autant le dire tout de suite, je n'ai pas lu les livres, je n'ai pas vu les précédentes adaptations, je n'ai pas écouté le feuilleton sur France Culture. Je ne savais rien de cette histoire. Je savais qu'à un moment il y avait des nazis, mais c'est presque tout.

L'histoire : Mikael Blomkvist, journaliste d'investigation, un peu en baisse suite à un procès en diffamation perdu, est chargé par Henrik Vanger, vieil industriel lui aussi un peu en baisse, d'enquêter sur la disparition d'Harriet, sa nièce (à Henrik Vanger) dans les années 60. Pour l'assister dans ses recherches, Mikael Blomkvist engage (enfin engage, il tombe dessus) Lisbeth Salander, sorte de nerd super intelligente, gothique (percings, tatouages et tout), asociale et potentiellement violente. Et donc on va avoir des secrets de famille, un quasi-huis clos sur une ile, un tueur en série, etc...

C'est très très bien, très bien fichu, Fincher est un maître de la mise en scène, du montage et tout, ce n'est plus à prouver. Les personnages sont bien campés, portés par des acteurs au poil : Daniel Craig, plus subtil et attachant qu'en James Bond, et surtout Rooney Mara, méconnaissable (avant et après) et fascinante.

Et une ambiance, un climat oppressant, des images fortes qui mine de rien trottent dans la tête. Après, oui, l'intrigue policière (où est Harriet ?) est un peu prévisible, mais finalement, ce n'est pas ce qui compte, et sans doute pas ce qui intéresse Fincher – de toutes façons un best-seller comme ça, déjà adapté plusieurs fois, c'est peut-être pas la peine de ne compter que sur le dénouement.

Après j'aurais bien aimé voir la première adaptation (d'après les critiques plutôt inférieure), pour pouvoir dire (comme les critiques) « le Fincher est plus ceci plus cela », mais non. Du coup ma critique reste un peu ras les pâquerettes. Ça arrive.

 (le dragon c'est parce qu'en anglais le film s'appelle The Girl with the Dragon Tattoo, hein)

(le dragon c'est parce qu'en anglais le film s'appelle The Girl with the Dragon Tattoo, hein)

Rédigé par Vincent Sorel

Publié dans #David Fincher, #cinéma, #États-Unis, #Polar, #au cinoche

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