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Publié le 2 Mai 2026

Nous sommes à la suite directe de Retour vers le futur 2 : Marty est revenu en 1955, et il a appris par une lettre de Doc qu'il est en 1885, où tout va très bien. Il a planqué la DeLorean dans une mine, et laissé la notice permettant de réparer les pièces cassées en 1955. Mais quand Marty découvre au cimetière que Doc meurt quelques jours après sa lettre, il décide de revenir dans le passé pour sauver son ami.

C'est probablement une bonne suite (la meilleure suite qu'ils auraient pu faire ?), parce qu'elle explore une époque inédite, parce qu'il y a plein de clins d'œil aux précédents opus. Pourtant je ne suis pas sûr que ce soit un excellent film, et clairement pas le meilleur de la série, paradoxalement en partie pour les raisons déjà citées : on retrouve les mêmes mécaniques scénaristiques que dans les précédents épisodes, la structure est toujours un peu la même, et les clins d'œils ont déjà été faits dans le 2, et il n'y a plus vraiment de surprise. Heureusement qu'il n'ont pas fait de 4 !

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Publié le 12 Juillet 2025

En 1963, Ennis del Mar (Heath Ledger) et Jack Twist (Jake Gyllenhaal) sont deux cow-boys chargés de faire paitre un troupeau de moutons à Brokeback Mountain pendant tout un été. Durant ces mois loin du reste du monde, une histoire d'amour va naitre. Mais la pâture va toucher à sa fin, et il va bien falloir que les hommes retournent à leurs vies respectives, parce que nous sommes en 1963 et qu'une vie commune n'est pas envisageable.

Et c'est un film magnifique. Je l'avais vu une première fois à Paris, lors d'une séance de cinéma en plein air à la Villette – et je me souvenais surtout que tout le monde avait applaudi lors du premier baiser entre les deux hommes. Je ne me souvenais pas du tout que ces séquences de montagne n'occupent finalement qu'un tiers du film, qui parle finalement beaucoup de l'après, de l'impossibilité de cette relation, de la place des femmes auprès de ces hommes, des différences de classes sociales… C'est très beau, magnifiquement filmé (en même temps avec de tels paysages c'est dur de faire autrement), et finement écrit.

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Publié le 4 Janvier 2021

Ce livre raconte l'histoire de l'empire comanche, puissant, fort, riche, violent, qui pendant quelques siècles a joué à armes égales avec Espagnols, Anglais ou Français.
Autant Pekka Hämäläinen a écrit un livre qui enchaîne les moments sans donner de cohérence au fil de l'histoire (pour moi en tout cas), autant S.C. Gwynne a écrit un livre passionnant, qui se lit comme un roman – et que j'ai la flemme de résumer, désolé.
Il n'y a qu'un défaut : une façon de dire que les Comanches ne sont pas « civilisés », considérant manifestement que la civilisation ne peut être qu'occidentale – c'est peut-être un problème de traduction.

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Publié le 16 Juillet 2020

Le père de Mattie (Hailee Steinfeld) a été tué par Tom Chaney, qui s'est enfui en territoire Chocktow (Natifs qu'on ne verra pas) pour rejoindre la bande de Ned Pepper. Mattie, qui n'est pas le genre à se laisser faire, engage un marshall alcoolique et, disons, pittoresque, Rooster Cogburn (Jeff Bridges) pour retrouver l'assassin. En chemin, elle croise le Texas Ranger LaBoeuf (Matt Damon), qui est également à la poursuite de Tom Chaney.

C'est un western assez classique, dans une veine « sérieuse » des frères Coen. On n'y retrouve pas leur humour habituel, mais le film est quand même dans la lignée de leur cinéma : des dialogues affutés, des personnages hauts en couleur, des accents à couper au couteau… Le film tient beaucoup sur l'interprétation des acteurs principaux, Jeff Bridges en plouc alcoolique, désagréable mais courageux, Matt Damon en Ranger un peu précieux mais précis. Hailee Steinfeld/Mattie est particulièrement remarquable, en jeune fille courageuse, obstinée, droite dans ses bottes, qui parle d'égale à égal aux hommes qui l'entourent. C'est un personnage particulièrement réussi, dans un film qui ne l'est pas moins.

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Publié le 11 Juillet 2020

Nous sommes en 1868 au Texas. La guerre de Sécession est finie depuis trois ans, Ethan Edwards (John Wayne), soldat confédéré, rentre dans le ranch que tient son frère Aaron. Celui-ci vit avec sa femme et ses trois enfants, Lucy, Ben et Debbie, ainsi qu'avec Martin Pawley (Jeffrey Hunter), un jeune homme avec un huitième de sang Cherokee, qui est en quelque sorte leur fils adoptif. Ethan fait bien comprendre à tout le monde le mépris qu'il a pour lui et pour les Natifs en général.
Et d'ailleurs, il se trouve que des Comanches attaquent le ranch d'Aaron et tuent une bonne partie de la famille, sauf les deux filles, dont on ne trouve pas la trace. Sont-elles encore en vie ? Ethan et Martin partent à la recherche des filles.

C'est un film très inspiré par l'histoire de Cynthia Ann Parker/Naduah, sur laquelle je suis en train de travailler, comme c'est en plus un grand classique du western, il fallait que je le voie. Force est de constater qu'on a pris des parti-pris bien différents.
Ici, on est du côté des cowboys. Les Natifs sont des figures lointaines, exotiques et/ou menaçantes. Certes, le film explique que le chef Comanche (joué par un acteur anglo-saxon) agit avec cruauté parce que lui-même a perdu ses fils des mains des Blancs, il n'est pas complètement raciste (selon Wikipedia en tout cas). Mais ça ressemble à une justification de cinéphiles, puisque tout le film nous montre la supériorité des Blancs sur les sauvages. Ainsi, la jeune femme est sauvée de son horrible condition dans un assaut héroïque des Blancs, avec trompette triomphale, c'est un peu ridicule et très gênant.
Comme souvent dans ce genre de films, d'autant plus à cette époque, il y a une course à la démonstration de masculinité qui est assez lamentable. Ethan/John Wayne est un parfait connard viril, Martin/Jeffrey Hunter est un petit jeune qui essaye de montrer qu'il en a une aussi grosse, mais dans ce film on nous rappelle sans arrêt que les jeunes sont pas encore de vrais hommes, dommage pour lui. Les femmes n'existent quasiment pas, elles ne sont que des objets qui motivent les hommes à agir.
Bref.
En tout cas, c'est visuellement assez beau, les plans d'ouverture et de fermeture du film sont à juste titre célèbres, les couleurs Technicolor sont vraiment belles – sauf dans les scènes tournées en studio ou ça devient n'importe quoi.

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Publié le 6 Juillet 2020

En 1881, Jesse James (Brad Pitt) est une légende de 34 ans. Le jeune Robert Ford (Casey Affleck) est fan de lui depuis sa plus tendre enfance, et ne rêve que de lui ressembler. Mais ce dernier est insaisissable, paranoïaque, manipulateur, et ne se laisse pas approcher aussi facilement. Et comme Robert Ford est timide, étrange, et que tout le monde se fout de sa gueule, ça ne risque pas de se passer aussi bien que prévu.

Le film tient beaucoup grâce à ses deux acteurs principaux, très bien, dans deux registres différents. Brad Pitt est charismatique, lunatique, imprévisible, effrayant, son personnage devient de plus en plus paranoïaque, et à jute titre parce que manifestement tout le monde lui ment. Casey Affleck est flippant au possible, il donne la chair de poule à chaque apparition, ce qui n'aide pas vraiment à avoir de l'empathie pour ce type (qui finalement subit un harcèlement de toutes part).
C'est une figure classique : le bandit est un héro, un jeune cherche à lui ressembler, puis est déçu, et finit par se retourner contre lui (tiens, mais c'est le scénario des Indestructibles !)
C'est évidemment un film de mecs, mais l'interprétation des acteurs (premiers comme seconds rôle) rend le film plus ambigu et subtil qu'on aurait pu craindre.

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Publié le 5 Juillet 2020

Joseph J. Blocker (Christian Bale avec une improbable moustache) est un capitaine de l'armée américaine, qui a passé une bonne partie de sa vie à buter des Natifs. Le colonel le charge d'accompagner le chef cheyenne Yellow Hawk (Wes Studi), malade et mourant, emprisonné dans leur camp du Nouveau-Mexique, jusqu'aux terres sacrées du Montana. Blocker, qui s'est battu contre Yellow Hawk, accepte à contre-cœur.
Et c'est donc le début d'un road trip où les 4-5 militaires accompagnent 4-5 Cheyennes. Sur leur chemin, ils croiseront une femme (Rosamund Pike) dont la famille a été assassinée par des Comanches vraiment très méchants, des épreuves et difficultés qui les rapprocheront petit à petit.

Bon, la structure est très classique, et rien ne surprend vraiment dans ce film. L'évolution des personnages est un peu convenue ; plus exactement elle n'est pas montrée dans le film : elle suit un schéma tellement habituel qu'on s'attend à ce qui va se passer, mais rien ne nous montre vraiment les raisons du rapprochement de ces deux personnages qui se détestent (enfin c'est surtout Blocker qui est plein de haine). C'est un peu dommage. Parce que sinon c'est beau, on a envie de s'attacher aux personnages, on se sent bien avec eux.
La représentation est Natifs est plutôt réussie (le National Congress of American Indians a salué le film) ; même si on peut regretter une représentation peut-être un peu caricaturale des Comanches. C'est comme si on n'en sortait pas : il y a les « bons Natifs », ceux qui sont plein de sagesse, et les « méchants Natifs », ceux qui tuent sans pitié et dont on peut saluer la mort.
C'est quand même un beau moment de cinéma, et loin d'être le pire western que j'ai vu ces dernières semaines.

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