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Publié le 22 Juillet 2026

Ce film est une adaptation de la BD autobiographique (que je n'ai pas lue) d'AJ Dungo, dans laquelle il raconte sa rencontre avec la jeune et pétillante Kristen, qui lui fait découvrir le surf. Quand elle est frappée par une maladie, le récit bascule petit à petit.

C'est un drame magnifique, d'autant plus fort qu'il est basé sur des faits réels. Le film mélange plusieurs temporalités, ce qui peut un peu décontenancer au début – mais rien de méchant. À mon avis on aurait pu se passer un récit mythique en niveaux de gris, parlant de l'invention du surf – d'autant plus qu'il est vraiment en dessous graphiquement.
L'animation est très belle, les personnages très réussis ; les décors sont particulièrement beaux, tout en peinture numérique, avec une approche des couleurs très belle, que j'ai souvent vue chez des artistes chinois, mais que j'aurais du mal à expliquer ou à décrire (cette vidéo est une introduction mais mériterait d'être approfondie).

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Dans le dossier de presse du film, on voit quelques exemples de ces décors, mais je peine à trouver vraiment la personne qui les a dirigés. Probablement Élodie Rémy ? Elle a également travaillé sur Calamity, qui a une finesse similaire dans le travail de couleurs.
Ce n'est pas exactement le style de Floriane Marchix (créditée à concept décor), ni celui de Carolane Giraud ou Bertrand Piocelle (crédités aux décors sur Wikipédia) ; peut-être est-ce Ermel Vialet (chef matte painter) (mais on trouve peu sur lui sur le net) ?

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Publié le 1 Juillet 2026

Un jeune garçon découvre un robot géant, venu de l'espace, égaré dans la campagne du Maine. Mais un agent du gouvernement méfiant et paranoïaque soupçonne qu'on lui cache quelque chose…

C'est un très beau film, graphiquement très réussi, avec une chouette histoire d'amitié. Il y est question de la façon dont nos choix nous définissent, ce que Brad Bird a également développé (différemment) dans Les Indestructibles, et qui est par ailleurs un grand classique du cinéma américain.
Par pure coïncidence, j'ai revu ce film quelques jours après avoir vu Disclosure Day, et les deux films partagent quelques points communs, en particulier la présence de méchants agents du gouvernement – je pense qu'il y a un peu de Spielberg dans ce classique de l'animation.

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Publié le 26 Juin 2026

D'un côté, nous avons Jim Parfait, un célèbre influenceur gay, une « gym queen » qui passe beaucoup de temps à admirer son physique. Horrifié, il apprend qu'il est atteint d'une maladie grave : l'hétérose, qui rend les gays hétérosexuels.
De l'autre, nous avons Lucien, un jeune homme qui ne sait pas comment annoncer son homosexualité à sa mère, une ministre violemment d'extrême droite. Lucien va aider son idole Jim Parfait à trouver une remède contre sa maladie, en allant tour-à-tour dans les différents milieux gays.

Et c'est super marrant. Il y a deux-trois détails qui m'ont gêné graphiquement (le dessin des oreilles !) mais ça marche très bien dans le style. C'est bien écrit, la caricature des hétéros m'a beaucoup amusé, l'anim est nerveuse et enlevée (il y a un petit côté Kassos, il y a d'ailleurs des personnes en commun sur les deux projets). Et c'était super fun de vivre ça dans une salle presque pleine de morte de rire.

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Publié le 24 Mai 2026

La jeune Sheeta porte une « pierre volante » que tout le monde veut lui voler, des pirates aux militaires accompagnés d'un mystérieux homme aux lunettes noires. Elle croise le chemin de Pazu, un jeune garçon qui travaille dans une mine, et dont le père est mort à la recherche d'un mythique château volant appelé Laputa. Or il se trouve que Sheeta est elle-même originaire de Laputa, même si plusieurs générations en ont effacé les souvenirs. Les deux enfants vont partir à la recherche de cette cité idéale, avec l'aide des pirates qui finalement ne sont pas si méchants que ça.

Je lis que c'est le premier film du studio Ghibli, et le troisième film de Miyazaki (après Le Château de Cagliostro et Nausicaä). On y retrouve des éléments récurrents dans son œuvre (en particulier dans Mononoké, qui est manifestement celui qui m'a le plus marqué) : un monde idéal et merveilleux, en lien avec la nature, qui se retrouve détruit à cause de la cupidité et de la violence des hommes ; des méchants qui ne le sont pas tant que ça (les pirates)… On trouve évidemment beaucoup de machines volantes ; mais la réflexion sur le genre n'est pas encore totalement amorcée : Sheeta est une princesse que l'on doit aider et secourir, et qu'on met sans se poser de question à la cuisine ; pendant que Pazu est un garçon fort et courageux, que l'on met aux machines et au bricolage, et qui subit plusieurs injonctions à « se comporter comme un homme »… Ça fait partie des choses qui évolueront dans l'œuvre de Miyazaki – tout comme le travail graphique et l'animation, qui s'affinera avec le temps.

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Publié le 13 Mars 2026

Les Draags, de gigantesques extraterrestres bleus, ont ramené d'une expédition lointaine sur Terra des Oms, devenus animaux de compagnie. L'un d'entre eux a accès à l'enseignement que suit une jeune Draag, ce qui lui donne un certain pouvoir. Il s'enfuit alors pour retrouver sa liberté parmi d'autres Oms.

C'est un grand classique de l'animation et de la SF, qui m'a un peu fait penser aux animations de Terry Gilliam pour les Monty Pythons (c'est d'ailleurs le même procédé de cut-out), ainsi qu'à La Planète des singes dans sa façon de montrer des humain·es soumis·es à une autre espèce plus intelligente. La Planète sauvage pourrait être vraiment un bon film s'il n'était pas aussi lent, et si bien souvent les scènes ne se terminaient pas par des fondus au noir lents et paresseux, parfois sans qu'on comprenne bien ce qu'il y avait à saisir dans la scène en question. Cette lenteur rend d'autant plus inexplicable que la fin soit aussi bâclée.
Mais graphiquement c'est très riche : René Laloux et Topor se sont chargé du développement visuel, ça fourmille d'idées bizarres, de « trucs » extraterrestres qui n'ont aucun sens mais qui ont le mérite de proposer un univers très singulier. On est en plein psychédélisme, et chaque plan suinte la drogue – ce qui est évidemment renforcé par la musique, à fond dans ce psychédélisme. Il y a aussi plein d'allusions sexuelles pas toujours très subtiles, parce que j'imagine que la psychanalyse à deux francs imprègne l'esprit des créateurs (mais ce n'est pas parce que tu mets des bites, des chattes et des nichons partout que c'est vraiment subtil).

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Publié le 8 Mars 2026

Le pauvre James a perdu ses parents, tués par un dangereux rhinocéros. Il est recueilli et traité en esclave par ses deux méchantes tantes sur la triste côte britannique. Malheureux, James n'oublie pas le rêve qu'il avait avec ses parents d'aller vivre à New York. Alors quand un drôle de type lui donne des langues de crocodiles magiques, il espère voir son rêve se réaliser.

J'avais oublié que le film commence et termine en prises de vues réelles, et qu'il y a des chansons – probablement pas le plus réussi du film… L'histoire reflète assez bien les obsessions de Roald Dalh ; il y a quand même quelques étrangetés, comme cette histoire de rhinocéros inexplicable et inexpliqué : est-ce qu'il faut y voir, comme le suggère O., une métaphore du fascisme/nazisme, comme dans la pièce de Ionesco ? Ça serait possible : la pièce date de 1959, Roald Dalh a écrit son roman en 1961.
Disons-le : James et la Pêche géante n'est pas un chef d'œuvre à la hauteur de L'Étrange Noël de monsieur Jack, du même réalisateur. L'animation est vraiment super, on retrouve quelque chose des personnages du film précédent, mais les scènes en prise de vue réelle ont probablement un peu vieilli. Pas grand-chose à reprocher à ce film (à part les chansons de Randy Newman), mais peut-être pas grand-chose qui reste dans les mémoires pour l'éternité non plus.

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Publié le 1 Janvier 2026

Le Grinch n'aime pas Noël, il est pas content que les gens soient heureux que Noël approche. Alors, pour que tout le monde déteste Noël comme lui, il décide de « voler Noël ».

Et c'est super : le studio Illumination sait très bien faire ce genre de film, c'est rythmé, les gags marchent bien, c'est mignon… On pense bien sûr à Moi, moche et méchant ou à L'Étrange Noël de monsieur Jack – qui est un hommage au Grinch de Dr. Seuss.
Le principal reproche que j'aurais à faire à ce film, c'est qu'il ressemble à tous les films sortis à cette époque : c'est dommage que la patte graphique de Dr. Seuss ne se retrouve quasiment pas dans le film ! La 3D a beaucoup eu ce défaut d'aplanir le style des films d'animation, et c'est bien dommage. Il me semble que c'est un peu en train de changer dernièrement (Flow, Spider-Man, Tortue Ninja…), et c'est tant mieux !
(Même si honnêtement, les meilleurs films d'animation que j'ai vus ces dernières années en termes graphiques, comme Arco, Amélie et la métaphysique des tubes, Calamity, Une vie de chat, Mars Express, etc, ce sont des films 2D !)

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