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Publié le 21 Août 2026

Dans les années 1970, Ron Burgundy (Will Ferrell) est le présentateur vedette du JT d'une chaine locale de San Diego. Entouré de son équipe de fidèles (Paul Rudd, Steve Carell, David Koechner), il voit d'un mauvais œil l'arrivée de Veronica Corningstone (Christina Applegate), qui se verrait bien présenter le JT elle aussi : une femme présentatrice de JT ???

Je continue l'exploration des films d'Adam McKay (Frangins malgré euxVery Bad Cops, Don't Look Up) parce que pourquoi pas. Ron Burgundy est son premier film, et soyons honnêtes : même si on rigole pas mal, ce n'est vraiment pas un chef d'œuvre. Tout le film est vraiment « débile », les personnages sont tous cons comme des balais, la plupart des situations sont complètement improbables – mais le film a au moins le mérite de rire du sexisme et pas avec le sexisme (même si je ne pense pas qu'il était nécessaire que Ron et Veronica finissent ensemble).
Le principal intérêt du film est regarder les acteurs (une sacrée brochette) cabotiner pendant 1h30. Comme c'est une bande que j'aime plutôt bien, ça a marché pour moi, mais j'imagine que ça peut ne pas suffire pour tout le monde.

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Publié le 21 Août 2026

Dans le passé, Heidi Bergman (Julia Roberts) est la responsable et psychologue de Homecoming, un centre qui permet à des soldats de revenir en douceur à la vie civile.
Dans le présent, Heidi est serveuse dans un petit diner. Quand un agent du ministère de la Défense la questionne sur Homecoming, elle lui dit qu'elle n'a absolument aucun souvenir de cette période de sa vie.

C'est une super série en 10 épisodes, un thriller psychologique très habilement écrit. La mécanique narrative prend le temps de se déplier, les personnages ont le temps de gagner en profondeur (les acteur·ices sont bien sûr formidables), l'intrigue est à la fois simple et plein de détails d'une grande finesse dans l'écriture.
La réalisation, supervisée par Sam Esmail, est d'une grande finesse elle aussi, jouant sur les plans-séquences, laissant le temps aux acteur·ices de poser leurs personnages, permettant aux ambiances de se déployer (le générique final déroule sur un plan large de figurants en train de faire des trucs). Le jeu entre les différents formats d'image (16/9 pour le passé, carré pour le présent) prend du sens plus tard dans la série, quand le cadre carré s'élargit : c'est un effet simple mais très puissant, et qui est révélateur du soin du détail apporté à cette série.

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Publié le 15 Août 2026

Danny Ocean (George Clooney) vient de sortir de prison, et il a déjà un nouveau braquage en tête : s'attaquer à un des plus gros casinos de Las Vegas. Il va donc lui falloir réunir une équipe de choc pour réussir ce coup. Mais peut-être qu'il n'y a pas que l'argent qui l'intéresse…

Un casting de rêve : outre Clooney, on voit Brad Pitt, Matt Damon, Casey Affleck, Julia Roberts (la seule femme du film) ou encore Don Cheadle ; une réalisation soignée et élégante ; un scénario au poil. Mis à part le syndrome de la Schtroumpfette et la femme-trophée, le film est super.

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Publié le 15 Août 2026

Depuis des siècles, des trios de chanteuses permettent de maintenir éloignés les démons qui menacent la Corée. Mais les démons ont trouvé une nouvelle technique pour les arrêter : monter un boys band masculin.

Ça faisait longtemps que j'avais envie de voir ce film, et je crois que je suis un peu déçu - c'est toujours le risque quand la hype est montée haut.
Les points positifs : c'est plutôt marrant, les gags marchent bien. J'avais peur que la musique soit de la soupe, et en vrai ça va !
Par contre, le principal défaut pour moi, c'est que l’univers n'est pas clair (alors que le film commence par une scène d'exposition, procédé un peu fainéant) : pourquoi des chanteuses ? Les « fans » ignorent-ils l'existence des démons ? Pourquoi, alors que dans l'exposition les gens ordinaires sont conscients de la présence de ces monstres ?… Pas mal de questions en suspens, certaines sont résolues au cours du film, mais c'est pas toujours clair.
Il y a beaucoup de personnages (3 chanteuses + 5 mecs dans le boys band) et pourtant seulement deux personnages sont développés : les autres sont des sidekicks rigolotes (les chanteuses) ou des figurants (les autres mecs du boys band). C'est dommage de n'avoir pas du tout pris le temps de les travailler.

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Publié le 31 Juillet 2026

Pendant que l'employée s'occupe de la fermeture d'un petit café japonais, le patron monte dans son appartement, situé quelques étages au-dessus. Quand il est chez lui, son ordinateur s'allume : à l'écran apparait le patron lui-même, qui se parle depuis deux minutes dans le futur. Le patron descend dans le café, et se pose devant l'ordinateur, pour échanger avec lui-même deux minutes dans le passé. L'employée et plusieurs amis vont tester les possibilités qu'offre cette « télévision temporelle ».

C'est un film plutôt marrant, même si parfois compliqué, réalisé par Junta Yamaguchi, qui tournera quelque années plus tard En boucle, qui joue aussi avec l'idée de voyage temporel à toute petite échelle.
Le film est tourné en un seul impressionnant plan séquence (même s'il est possible qu'il y ait 2-3 coupes cachées), ce qui est d'autant plus fort avec les différentes séquences avant/après que diffusent les écrans : le mini making-of que l'on voit pendant le générique laisse deviner l'enfer que tout ça a du être à concevoir et à tourner. C'est un film qui fait des nœuds au cerveau, au scénario intriqué très finement construit, porté par des acteurices qui ont l'air de beaucoup s'amuser.

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Publié le 30 Juillet 2026

Irene (Michaela McManus) erre d'univers en univers pour tuer l'assassin de sa fille, encore et encore. Un jour, elle découvre une futures victimes (Stella Marcus) ligotée chez l'assassin.

C'est un film sur le multivers tragique et très beau, porté par une étonnante adelphie (les deux réalisateurs et l'actrice principale), qui font toustes les trois un travail remarquable. C'est un film assez violent, qui frôle la série B par moments, mais il est porté par un personnage trop tragique pour ne pas être pris au sérieux – vers la fin du film, une scène (Irene se rend compte qu'elle est arrivée dans un univers dans lequel sa fille est encore vivante) est particulièrement belle et bouleversante. L'arrivée de cette ado rebelle apporte une nouveauté et une fraîcheur tragique ; le duo fonctionne très bien.
La scène finale aurait mérité d'être un peu plus courte, elle frôle un peu trop le torture porn pour que je la valide totalement. 

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Publié le 25 Juillet 2026

Anker (Nikolaj Lie Kaas) vient de braquer une banque, et il a la moitié des flics du Danemark à ses trousses. Il rentre chez lui, auprès de sa sœur Freja (Bodil Jørgensen) et de son frère Manfred (Mads Mikkelsen). Il confie à ce dernier une mission : récupérer un sac plein de pognong dans une consigne, et l'enterrer à côté de la maison de leur enfance.
Quand Anker sort de prison, il va retrouver son frère pour récupérer son argent, mais Manfred se prend maintenant pour John Lennon et dit ne rien savoir du sac. Anker part avec son frère dans la maison de leur enfance pour retrouver l'argent – et au passage remuer les souvenirs du passé.

Le film commence plutôt comme une comédie de gangsters, mais plus le temps passe, et moins on rit, et plus la violence prend de la place – jusqu'au bain de sang final. Il y a du grotesque dans tout ça (ces hommes à personnalité multiples qui essayent de recréer les Beatles ; le couple dysfonctionnel qui habite la maison…), mais aussi l'évocation de réelles violences envers les enfants, et des scènes de torture (j'ai mieux compris pourquoi il est interdit aux moins de 12 ans)1.
Le personnage joué par Mads Mikkelsen, et l'interprétation magnifique de celui-ci, est le principal intérêt du film : je le trouve profondément touchant. C'est dommage que Anker soit un aussi gros connard ; j'aurais préféré un film qui ose émouvoir un peu plus.

* * *

1. J'ai pensé à The Substance : ce film est violent et gore, mais on n'y croit pas vraiment, tout est trop grotesque, jusque dans la façon de filmer. Ici on est dans quelque chose de malgré tout beaucoup plus naturaliste, et la violence sur les enfants qui est évoquée n'est pas du tout drôle.

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