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Publié le 15 Août 2026

Danny Ocean (George Clooney) vient de sortir de prison, et il a déjà un nouveau braquage en tête : s'attaquer à un des plus gros casinos de Las Vegas. Il va donc lui falloir réunir une équipe de choc pour réussir ce coup. Mais peut-être qu'il n'y a pas que l'argent qui l'intéresse…

Un casting de rêve : outre Clooney, on voit Brad Pitt, Matt Damon, Casey Affleck, Julia Roberts (la seule femme du film) ou encore Don Cheadle ; une réalisation soignée et élégante ; un scénario au poil. Mis à part le syndrome de la Schtroumpfette et la femme-trophée, le film est super.

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Publié le 15 Août 2026

Depuis des siècles, des trios de chanteuses permettent de maintenir éloignés les démons qui menacent la Corée. Mais les démons ont trouvé une nouvelle technique pour les arrêter : monter un boys band masculin.

Ça faisait longtemps que j'avais envie de voir ce film, et je crois que je suis un peu déçu - c'est toujours le risque quand la hype est montée haut.
Les points positifs : c'est plutôt marrant, les gags marchent bien. J'avais peur que la musique soit de la soupe, et en vrai ça va !
Par contre, le principal défaut pour moi, c'est que l’univers n'est pas clair (alors que le film commence par une scène d'exposition, procédé un peu fainéant) : pourquoi des chanteuses ? Les « fans » ignorent-ils l'existence des démons ? Pourquoi, alors que dans l'exposition les gens ordinaires sont conscients de la présence de ces monstres ?… Pas mal de questions en suspens, certaines sont résolues au cours du film, mais c'est pas toujours clair.
Il y a beaucoup de personnages (3 chanteuses + 5 mecs dans le boys band) et pourtant seulement deux personnages sont développés : les autres sont des sidekicks rigolotes (les chanteuses) ou des figurants (les autres mecs du boys band). C'est dommage de n'avoir pas du tout pris le temps de les travailler.

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Publié le 31 Juillet 2026

Pendant que l'employée s'occupe de la fermeture d'un petit café japonais, le patron monte dans son appartement, situé quelques étages au-dessus. Quand il est chez lui, son ordinateur s'allume : à l'écran apparait le patron lui-même, qui se parle depuis deux minutes dans le futur. Le patron descend dans le café, et se pose devant l'ordinateur, pour échanger avec lui-même deux minutes dans le passé. L'employée et plusieurs amis vont tester les possibilités qu'offre cette « télévision temporelle ».

C'est un film plutôt marrant, même si parfois compliqué, réalisé par Junta Yamaguchi, qui tournera quelque années plus tard En boucle, qui joue aussi avec l'idée de voyage temporel à toute petite échelle.
Le film est tourné en un seul impressionnant plan séquence (même s'il est possible qu'il y ait 2-3 coupes cachées), ce qui est d'autant plus fort avec les différentes séquences avant/après que diffusent les écrans : le mini making-of que l'on voit pendant le générique laisse deviner l'enfer que tout ça a du être à concevoir et à tourner. C'est un film qui fait des nœuds au cerveau, au scénario intriqué très finement construit, porté par des acteurices qui ont l'air de beaucoup s'amuser.

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Publié le 30 Juillet 2026

Irene (Michaela McManus) erre d'univers en univers pour tuer l'assassin de sa fille, encore et encore. Un jour, elle découvre une futures victimes (Stella Marcus) ligotée chez l'assassin.

C'est un film sur le multivers tragique et très beau, porté par une étonnante adelphie (les deux réalisateurs et l'actrice principale), qui font toustes les trois un travail remarquable. C'est un film assez violent, qui frôle la série B par moments, mais il est porté par un personnage trop tragique pour ne pas être pris au sérieux – vers la fin du film, une scène (Irene se rend compte qu'elle est arrivée dans un univers dans lequel sa fille est encore vivante) est particulièrement belle et bouleversante. L'arrivée de cette ado rebelle apporte une nouveauté et une fraîcheur tragique ; le duo fonctionne très bien.
La scène finale aurait mérité d'être un peu plus courte, elle frôle un peu trop le torture porn pour que je la valide totalement. 

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Publié le 25 Juillet 2026

Anker (Nikolaj Lie Kaas) vient de braquer une banque, et il a la moitié des flics du Danemark à ses trousses. Il rentre chez lui, auprès de sa sœur Freja (Bodil Jørgensen) et de son frère Manfred (Mads Mikkelsen). Il confie à ce dernier une mission : récupérer un sac plein de pognong dans une consigne, et l'enterrer à côté de la maison de leur enfance.
Quand Anker sort de prison, il va retrouver son frère pour récupérer son argent, mais Manfred se prend maintenant pour John Lennon et dit ne rien savoir du sac. Anker part avec son frère dans la maison de leur enfance pour retrouver l'argent – et au passage remuer les souvenirs du passé.

Le film commence plutôt comme une comédie de gangsters, mais plus le temps passe, et moins on rit, et plus la violence prend de la place – jusqu'au bain de sang final. Il y a du grotesque dans tout ça (ces hommes à personnalité multiples qui essayent de recréer les Beatles ; le couple dysfonctionnel qui habite la maison…), mais aussi l'évocation de réelles violences envers les enfants, et des scènes de torture (j'ai mieux compris pourquoi il est interdit aux moins de 12 ans)1.
Le personnage joué par Mads Mikkelsen, et l'interprétation magnifique de celui-ci, est le principal intérêt du film : je le trouve profondément touchant. C'est dommage que Anker soit un aussi gros connard ; j'aurais préféré un film qui ose émouvoir un peu plus.

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1. J'ai pensé à The Substance : ce film est violent et gore, mais on n'y croit pas vraiment, tout est trop grotesque, jusque dans la façon de filmer. Ici on est dans quelque chose de malgré tout beaucoup plus naturaliste, et la violence sur les enfants qui est évoquée n'est pas du tout drôle.

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Publié le 24 Juillet 2026

Tout le monde connait le récit de l'Odyssée : après la victoire à la guerre de Troie, Ulysse (Matt Damon) et ses hommes essayent de rentrer chez eux, mais la route sera parsemée d'embuches : cyclope, Circé, les Enfers, la faim… Pendant ce temps, à Ithaque, Pénélope (Anne Hathaway), la femme d'Ulysse, attend patiemment son retour, alors que ses nombreux prétendants font ripaille à ses frais, et n'attendent qu'un faux geste pour monter sur le trône.

Il est bien vu de bitcher sur ce film, et j'aurais adoré moi aussi dire que le film est trop ceci ou pas assez cela. Mais je dois être honnête : j'ai vraiment aimé cette expérience de cinéma. Les images sont belles, la mise en scène minutieuse, la photo et le travail sur la couleur très réussis, les acteurices sont super (une sacrée brochette de stars). Le film dure trois heures, mais je ne les ai pas senties passer ; les différents épreuves que rencontre Ulysse se suivent sans que l'enchaînement soit trop artificiel.
Le film est plein de flash-backs et de récits emboités, et on sait que Nolan aime ces structures : tout Inception repose là-dessus ! Je ne sais pas si c'est présent dans le texte d'origine (il semblerai que oui, les Grecs aimaient bien s'amuser avec ça eux aussi).
Alors que le film est une grande fresque d'aventure, le ton change vers la fin, quand Ulysse revient chez lui ; l'émotion est alors beaucoup plus forte (Anne Hathaway y est pour beaucoup). C'est dommage que la bagarre d'Ulysse contre tous ses prétendants soit aussi longue et aussi improbable, elle casse cette émotion dans laquelle j'aurais préféré rester.

Je n'ai jamais lu le texte original, je n'en suis pas un spécialiste, je ne peux donc pas jouer aux 7 différences. Je trouve la lecture qu'en fait Nolan intéressante. C'est sans doute dommage qu'armures et bateaux soient apparemment historiquement faux ; l'armure de Batman que porte Agamemnon n'est probablement pas nécessaire.

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Publié le 22 Juillet 2026

Ce film est une adaptation de la BD autobiographique (que je n'ai pas lue) d'AJ Dungo, dans laquelle il raconte sa rencontre avec la jeune et pétillante Kristen, qui lui fait découvrir le surf. Quand elle est frappée par une maladie, le récit bascule petit à petit.

C'est un drame magnifique, d'autant plus fort qu'il est basé sur des faits réels. Le film mélange plusieurs temporalités, ce qui peut un peu décontenancer au début – mais rien de méchant. À mon avis on aurait pu se passer un récit mythique en niveaux de gris, parlant de l'invention du surf – d'autant plus qu'il est vraiment en dessous graphiquement.
L'animation est très belle, les personnages très réussis ; les décors sont particulièrement beaux, tout en peinture numérique, avec une approche des couleurs très belle, que j'ai souvent vue chez des artistes chinois, mais que j'aurais du mal à expliquer ou à décrire (cette vidéo est une introduction mais mériterait d'être approfondie).

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Dans le dossier de presse du film, on voit quelques exemples de ces décors, mais je peine à trouver vraiment la personne qui les a dirigés. Probablement Élodie Rémy ? Elle a également travaillé sur Calamity, qui a une finesse similaire dans le travail de couleurs.
Ce n'est pas exactement le style de Floriane Marchix (créditée à concept décor), ni celui de Carolane Giraud ou Bertrand Piocelle (crédités aux décors sur Wikipédia) ; peut-être est-ce Ermel Vialet (chef matte painter) (mais on trouve peu sur lui sur le net) ?

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