Publié le 24 Mai 2026
La jeune Sheeta porte une « pierre volante » que tout le monde veut lui voler, des pirates aux militaires accompagnés d'un mystérieux homme aux lunettes noires. Elle croise le chemin de Pazu, un jeune garçon qui travaille dans une mine, et dont le père est mort à la recherche d'un mythique château volant appelé Laputa. Or il se trouve que Sheeta est elle-même originaire de Laputa, même si plusieurs générations en ont effacé les souvenirs. Les deux enfants vont partir à la recherche de cette cité idéale, avec l'aide des pirates qui finalement ne sont pas si méchants que ça.
Je lis que c'est le premier film du studio Ghibli, et le troisième film de Miyazaki (après Le Château de Cagliostro et Nausicaä). On y retrouve des éléments récurrents dans son œuvre (en particulier dans Mononoké, qui est manifestement celui qui m'a le plus marqué) : un monde idéal et merveilleux, en lien avec la nature, qui se retrouve détruit à cause de la cupidité et de la violence des hommes ; des méchants qui ne le sont pas tant que ça (les pirates)… On trouve évidemment beaucoup de machines volantes ; mais la réflexion sur le genre n'est pas encore totalement amorcée : Sheeta est une princesse que l'on doit aider et secourir, et qu'on met sans se poser de question à la cuisine ; pendant que Pazu est un garçon fort et courageux, que l'on met aux machines et au bricolage, et qui subit plusieurs injonctions à « se comporter comme un homme »… Ça fait partie des choses qui évolueront dans l'œuvre de Miyazaki – tout comme le travail graphique et l'animation, qui s'affinera avec le temps.
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