Jack, un ingénieur du son (John Travolta), travaille sur des films de série Z. Un soir qu'il est dans un parc à enregistrer des ambiances sonores, il assiste à la chute d'une voiture dans une rivière. Il plonge aussitôt et sauve de la noyade une femme appelée Sally (Nancy Allen).
Les choses se compliquent quand Jack apprend que c'est un célèbre homme politique, donné gagnant à l'élection présidentielle, qui conduisait la voiture et qu'il est mort dans l'accident. On demande à Jack de cacher la présence de Sally dans la voiture. Surtout, quand il réécoute ses bandes, il se rend compte qu'il y a le bruit d'un coup de feu : ce n'est donc pas un accident.
Parlons déjà des défauts : le final est grandiloquent est un peu incohérent, et c'est bien dommage parce qu'il aurait suffit de pas grand-chose, de simplifier ici ou là, pour que ça tienne la route.
Et c'est bien dommage, parce que tout le reste du film est excellent ! Le récit en forme de polar est porté des acteur·ices très bons, mais surtout par une mise en scène particulièrement soignée. Chaque plan est d'une grande finesse, presque tout le vocabulaire du cinéma y passe : plans séquences, split-screen, plongées depuis le plafond… Brian De Palma semble bien aimer avoir une grande profondeur de champ, et on trouve plusieurs plans avec un gros premier plan et un plan large derrière (la magie du cinéma).
Le travail sur les couleurs et la lumière est d'une grande élégance, accentuant en particulier les bleus et les rouges.
Et puis j'avoue que j'ai pris un certain plaisir à regarder Travolta bidouiller ses bandes électromagnétiques et à jouer avec tout ce matériel analogique quasiment préhistorique.