Publié le 20 Juillet 2026
Il y a trois histoires dans ce film.
Tout d'abord, un employé d'un spa trouve un sac Vuitton abandonné, rempli de pognon, et il se demande comment il peut se débrouiller pour récupérer le sac sans se faire voir.
Un type s'est endetté auprès de la mauvaise personne (enfin plus précisément c'est sa copine qui s'est endettée, mais elle a disparu), et il cherche comment filouter pour rembourser.
Et une femme se fait tabasser par son alcoolique de mari. Elle rencontre, dans le bordel où elle travaille, un immigré chinois qui pourra peut-être l'aider à se débarrasser de ce mari.
Et on se doute que ces histoires vont se croiser, et que le sac de pognon risque de passer entre plusieurs mains, mais ce film recèle quand même plein de surprises. Le scénario, adapté d'un roman de Keisuke Sone (non traduit), est finement ciselé, machiavélique et tordu à souhait, et, comme j'ai l'impression que ça arrive souvent dans le cinéma coréen, plein de noirceur.
Les acteurices sont excellent·es ; il y a tout un jeu sur les soupirs, les silences et les respirations d'une grande finesse. Visuellement c'est un régal, la photo est magnifique, la mise en scène d'une grande précision. C'est d'autant plus impressionnant que c'est un premier film !
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