Publié le 15 Décembre 2019
Un prêtre passant du temps auprès de malades se rend dans un dispensaire pour tester un vaccin contre le terrible virus Emmanuel. Le vaccin échoue, le prêtre meurt, mais revient à la vie quelques minutes après, peut-être à cause du sang qu'on lui a transfusé. Devenu un miraculé, il est poursuivi par des pèlerins qui espèrent de lui guérison. Mais d'autres changements sont en cours dans son corps, qui vont radicalement changer sa vie.

Thirst est un film de vampire coréen inspiré par Émile Zola (voilà un beau kamoulox). Le prêtre se transforme petit à petit en vampire, son corps change, ses désirs et appétits aussi. Une bonne partie de l'intrigue tourne autour de l'histoire d'amour entre le prêtre et une jeune femme, figure de Cendrillon mariée à un imbécile et maltraitée par sa belle-mère. Évidemment, tout ça finira dans un bain de sang.
C'est le troisième film de Park Chan-wook que je vois (après Old Boy et Mademoiselle), je savais donc plus ou moins à quoi m'attendre en matière de violence physique et psychologique : meurtres, gore, auto-mutilation… Ce n'est pour autant pas le pire que j'ai pu voir.
C'est au final un film très beau, tant dans ce qu'il raconte, qui parvient malgré tout ce sang à être touchant ; que dans la manière magistrale qu'a Park Chan-wook de filmer : chaque plan est superbe, la caméra virevolte de manière virtuose… C'est parfois un peu visible, voire démonstratif, mais le résultat est tellement beau et émouvant qu'on lui pardonne ses effets de style.
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