Publié le 27 Août 2018
Un camp de Gitans s'installe dans une ville. La vieille Angeline est accompagnée de ses quatre fils, de leur femme et de meurs enfants - mine de rien ça fait une vingtaine de personne, installés précairement dans la boue, les ordures, formant une communauté fermée sur elle-même parce que personne ne veut les voir.
Personne sauf Esther, une bibliothécaire qui décide d'aller tous les mercredis matins lire des histoires à ces enfants, tous aussi illettrés que les adultes. D'abord regardée avec suspicion, la gadjé va petit à petit s'attirer la sympathie de la famille.
Ce roman, que j'imagine plutôt réaliste et documenté, décrit donc la vie difficile des Gitans : l'oisiveté forcée et désespérée des hommes, les femmes à s'occuper des enfants, la pauvreté, la saleté... Il se dégage pourtant une beauté fière et une force de ces Gitans qui porte le roman. Pour autant, même si c'est vraiment un beau libre, quelque chose m'a empêché d'y entrer totalement, qui tient probablement à l'écriture : écrit principalement à l'imparfait (« Elle entrait, sortait de sa voiture des livres pendant que les enfants accouraient » etc), il y a quelque chose de l'éternité et du temps long qui donne au livre une certaine longueur, qui ralentit et amollit inutilement le cours du récit.
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