Publié le 5 Septembre 2026

Ida, sa sœur Anna, atteinte d'autisme lourd, et ses parents s'installent dans un nouvel appartement dans un bel ensemble au bord d'un lac. Ida rencontre d'autres enfants, et remarque qu'iels ont des pouvoirs surprenants : Aisha est télépathe et arrive à parler avec Anna, Benjamin arrive à faire bouger les objets à distance. Mais ce garçon fait aussi preuve d'une grande cruauté envers les animaux, et va devenir de plus en plus flippant…

J'ai vu la présentation Sooner de ce film, qui parle de rencontre entre le film de super-héros et le film d'auteur, et je ne m'attendais pas à ce que ce soit un film d'horreur – d'autant plus glaçant que les personnages principaux sont des enfants ! Le film est plein de qualités, en particulier le jeu des jeunes acteurices qui est impeccable, mais je ne suis pas sûr que c'était ce que j'avais envie de regarder.

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Publié le 4 Septembre 2026

Paul (Griffin Dunne) est un employé de bureau ordinaire ; un soir dans un café il rencontre Marcy (Rosanna Arquette), qui ressemble beaucoup à une manic pixie dream girl. Paul se rend chez Kiki, l'artiste chez qui Marcy squatte, mais quand cette dernière finit par arriver, elle a l'air finalement beaucoup plus flippante que ce que Paul avait pressenti. À partir de là sa nuit ne va faire que s'empirer.

C'est un film plutôt marrant, qui suit ce type qui ne cherche qu'à rentrer chez lui (mais il a perdu ses derniers dollars) mais qui pour plein de raisons différentes n'y arrive pas. Le montage est nerveux, les acteur·ices très bien. Le film vaut aussi pour le New York nocturne de 1986, étrange et bigarré, qu'il décrit.

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Publié le 3 Septembre 2026

Emily (Julianne Moore) dit à Cal (Steve Carell) qu'elle veut divorcer. C'est un cataclysme pour Cal, qui se retrouve à boire sa tristesse dans un bar branché. Jacob (Ryan Gosling), un séducteur en série, le prend en pitié et lui propose de retrouver sa masculinité perdue.

Avec la monté en puissance du masculinisme, il est évident qu'on ne ferait plus ce film de cette façon aujourd'hui. Le principe de base est déjà gênant : faire retrouver sa masculinité à Cal qui n'a rien demandé, le faire devenir quelqu'un d'autre, pour lui permettre de séduire des gonzesses, c'est problématique. Le fils de Cal, qui est amoureux de sa baby-sitter et qui la harcèle, c'est problématique. Les conseils de Jacob qui reposent sur l'apparence, l'affichage de son argent et la manipulation, c'est problématique (etc).
Il reste quelques moments un peu rigolos (la bagarre finale entre Cal, le voisin, l'ancien amant d'Emily et Jacob ; la rencontre entre Jacob et Hannah/Emma Stone), mais ça ne suffit franchement pas à sauver le film.

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Publié le 1 Septembre 2026

Debbie Ocean (Sandra Bullock) sort de prison (une histoire de vol, sans surprise), et évidemment elle a déjà planifié un nouveau cambriolage : dérober un collier de diamants rare et d'une immense valeur, lors du gala du Met. Elle se charge de constituer une équipe de choc.

Après Ocean's 11, on a eu envie de regarder la version féminine du film. Bien mal nous en a pris. Le plan échafaudé par les voleuses est très (trop) simple (« en fait on va voler le collier et le remplacer par un autre » – et c'est tout), ce qui ne l'empêche pas d'être bancal. Le premier volet reposait beaucoup sur l'ingéniosité du plan, là on reste vraiment sur sa faim.
Même si le casting est stylé, les personnages manquent de contours voire de charisme. Les rares scènes où elles font autre chose que d'expliquer le plan sont mal foutues, j'ai l'impression que le réalisateur essaye de nous faire penser qu'elles font des blagues, mais ça ne marche jamais.
Donc si l'histoire est décevante et que les personnages sont ratés, je ne sais pas ce qu'il reste – la réalisation est honnête sans être dingue, la musique est bien.
À éviter donc.

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Rédigé par Vincent Sorel

Publié dans #cinéma, #États-Unis

Publié le 28 Août 2026

Dek est un Yautja né plus fragile que la moyenne, ce qui dans cette société centrée sur la force, la chasse et la victoire, est problématique. Afin de devenir un membre à part entière du clan, il doit ramener un trophée de chasse. Malgré les avertissements de son frère, Dek choisit de partir chasser le Kalisk, une terrifiante créature vivant sur Genna, la « planète de la mort ». Leur terrible père arrive, demande à son frère de tuer Dek (il faut éliminer les plus faibles), mais en défendant Dek, son frère se fait tuer par leur père, pendant que le vaisseau de Dek décolle.
Dek arrive donc sur Genna, où à peu près tout essayer de le tuer1. Il tombe sur Thia (Elle Fanning), une androïde terrienne venue pour récupérer le Kalisk pour en faire une arme biologique – lors de leur première rencontre, Thia a perdu ses jambes, son alter-égo Tessa, et un bon paquet d'autres androïdes. Comme elle a une grande connaissance de l'écosystème de Genna, Dek accepte qu'elle l'accompagne. Il se font aussi accompagner par une petite créature mignonne mais redoutable que Thia surnomme Bud, et qui se prend d'affection pour Dek au point de le marquer avec sa salive.
Plus tard, Thia retrouve ses jambes et les restes de leur expédition, et appelle le reste de son équipe. Le Kalisk arrive alors, il défonce tout mais il épargne la vie à Dek quand il sent la salive de Bud sur lui.
Mais l'équipe de Thia débarque, capture le Kalisk et Dek. Alors que Tessa tente des expériences sur Dek et qu'elle explique qu'elle doit désactiver Thia parce qu'elle est défectueuse, cette dernière réalise que Tessa n'est pas la sœur sympa qu'elle imaginait. Elle libère alors le Yautja et cherche à faire capoter la mission des androïdes.
Pendant la dernière partie du film, Dek, qui a compris qu'il forme un clan de cœur avec Thia et Bud (le petit du Kalisk), et il va libérer le Kalisk et péter la gueule aux androïdes terriens.

Et franchement, c'était fun. Dans les images que j'avais vues, je pensais que la DA allait être spectaculaire, et je suis un peu déçu : il y a de beaux moments, mais on est visuellement très loin du travail de Denis Villeneuve sur Dune (par exemple).
Il n'empêche qu'il y a de très belles scènes, et que le parcours de notre anti-héro total est vraiment intéressant : comment humaniser une créature qui n'est définie que par la violence, comment en faire le personnage d'un récit auquel on s'attache ? La réponse tient dans les rencontres qu'il fait, qui affinent le personnage et lui font découvrir d'autres facettes de l'existence.
Il y a même, vers la fin du film, une scène de bagarre dans laquelle Tessa est dans un gros engin de chantier à bras, qui est un clin d'œil clair à Aliens ; sauf qu'ici il y a un retournement intéressant, puisque l'humanoïde dans l'engin est « la méchante », et que nous sommes du côté des créatures étranges et effrayantes, à savoir Dek et le Kalisk.
La réalisation est plutôt bien, laissant ici ou là le temps aux personnages de développer leur personnalité et leurs émotions. Je crois que je n'avais pas regardé un film plein d'effets spéciaux numériques depuis longtemps, au début ça fait un peu bizarre, mais on finit par s'y habituer.

* * *

1. Même l'atmosphère y est vraiment différente, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à La Vallée des bannis, un de mes Spirou préférés.

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Publié le 25 Août 2026

Tatischeff est un bon magicien, mais à la fin de ces années 1950, ses tours de lapin dans un chapeau n'intéresse plus grand-monde. Il décide d'aller tenter sa chance à Londres, où le rock naissant le ringardise encore plus. Il continue sa route jusqu'en Écosse, où il rencontre une adolescente pauvre, qui le prend pour un vrai magicien, et à laquelle il va s'attacher.

Chomet adapte un scénario inédit de Jacques Tati : le ton est plutôt juste, on retrouve bien le personnage principal, quelques scènes (dans le garage) illustrent parfaitement le rapport de Tati aux objets. Le ton du film, qui semble s'attacher au passé en regrettant l'arrivée d'une certaine modernité, se retrouve dans plusieurs Tati, et semble également refléter les goûts de Chomet. L'animation est sans surprise très soignée.
Par contre, il faut dire ce qui est : on s'emmerde un peu. Le film est presque muet, il ne s'y passe pas grand-chose, pas suffisamment pour qu'on s'accroche réellement. Et peut-être que c'est moi, mais je trouve qu'il règne un climat vaguement incestueux dans ce film qui m'a vraiment mis mal à l'aise.

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Publié le 21 Août 2026

Dans les années 1970, Ron Burgundy (Will Ferrell) est le présentateur vedette du JT d'une chaine locale de San Diego. Entouré de son équipe de fidèles (Paul Rudd, Steve Carell, David Koechner), il voit d'un mauvais œil l'arrivée de Veronica Corningstone (Christina Applegate), qui se verrait bien présenter le JT elle aussi : une femme présentatrice de JT ???

Je continue l'exploration des films d'Adam McKay (Frangins malgré euxVery Bad Cops, Don't Look Up) parce que pourquoi pas. Ron Burgundy est son premier film, et soyons honnêtes : même si on rigole pas mal, ce n'est vraiment pas un chef d'œuvre. Tout le film est vraiment « débile », les personnages sont tous cons comme des balais, la plupart des situations sont complètement improbables – mais le film a au moins le mérite de rire du sexisme et pas avec le sexisme (même si je ne pense pas qu'il était nécessaire que Ron et Veronica finissent ensemble).
Le principal intérêt du film est regarder les acteurs (une sacrée brochette) cabotiner pendant 1h30. Comme c'est une bande que j'aime plutôt bien, ça a marché pour moi, mais j'imagine que ça peut ne pas suffire pour tout le monde.

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