Publié le 1 Septembre 2026

Debbie Ocean (Sandra Bullock) sort de prison (une histoire de vol, sans surprise), et évidemment elle a déjà planifié un nouveau cambriolage : dérober un collier de diamants rare et d'une immense valeur, lors du gala du Met. Elle se charge de constituer une équipe de choc.

Après Ocean's 11, on a eu envie de regarder la version féminine du film. Bien mal nous en a pris. Le plan échafaudé par les voleuses est très (trop) simple (« en fait on va voler le collier et le remplacer par un autre » – et c'est tout), ce qui ne l'empêche pas d'être bancal. Le premier volet reposait beaucoup sur l'ingéniosité du plan, là on reste vraiment sur sa faim.
Même si le casting est stylé, les personnages manquent de contours voire de charisme. Les rares scènes où elles font autre chose que d'expliquer le plan sont mal foutues, j'ai l'impression que le réalisateur essaye de nous faire penser qu'elles font des blagues, mais ça ne marche jamais.
Donc si l'histoire est décevante et que les personnages sont ratés, je ne sais pas ce qu'il reste – la réalisation est honnête sans être dingue, la musique est bien.
À éviter donc.

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Rédigé par Vincent Sorel

Publié dans #cinéma, #États-Unis

Publié le 28 Août 2026

Dek est un Yautja né plus fragile que la moyenne, ce qui dans cette société centrée sur la force, la chasse et la victoire, est problématique. Afin de devenir un membre à part entière du clan, il doit ramener un trophée de chasse. Malgré les avertissements de son frère, Dek choisit de partir chasser le Kalisk, une terrifiante créature vivant sur Genna, la « planète de la mort ». Leur terrible père arrive, demande à son frère de tuer Dek (il faut éliminer les plus faibles), mais en défendant Dek, son frère se fait tuer par leur père, pendant que le vaisseau de Dek décolle.
Dek arrive donc sur Genna, où à peu près tout essayer de le tuer1. Il tombe sur Thia (Elle Fanning), une androïde terrienne venue pour récupérer le Kalisk pour en faire une arme biologique – lors de leur première rencontre, Thia a perdu ses jambes, son alter-égo Tessa, et un bon paquet d'autres androïdes. Comme elle a une grande connaissance de l'écosystème de Genna, Dek accepte qu'elle l'accompagne. Il se font aussi accompagner par une petite créature mignonne mais redoutable que Thia surnomme Bud, et qui se prend d'affection pour Dek au point de le marquer avec sa salive.
Plus tard, Thia retrouve ses jambes et les restes de leur expédition, et appelle le reste de son équipe. Le Kalisk arrive alors, il défonce tout mais il épargne la vie à Dek quand il sent la salive de Bud sur lui.
Mais l'équipe de Thia débarque, capture le Kalisk et Dek. Alors que Tessa tente des expériences sur Dek et qu'elle explique qu'elle doit désactiver Thia parce qu'elle est défectueuse, cette dernière réalise que Tessa n'est pas la sœur sympa qu'elle imaginait. Elle libère alors le Yautja et cherche à faire capoter la mission des androïdes.
Pendant la dernière partie du film, Dek, qui a compris qu'il forme un clan de cœur avec Thia et Bud (le petit du Kalisk), et il va libérer le Kalisk et péter la gueule aux androïdes terriens.

Et franchement, c'était fun. Dans les images que j'avais vues, je pensais que la DA allait être spectaculaire, et je suis un peu déçu : il y a de beaux moments, mais on est visuellement très loin du travail de Denis Villeneuve sur Dune (par exemple).
Il n'empêche qu'il y a de très belles scènes, et que le parcours de notre anti-héro total est vraiment intéressant : comment humaniser une créature qui n'est définie que par la violence, comment en faire le personnage d'un récit auquel on s'attache ? La réponse tient dans les rencontres qu'il fait, qui affinent le personnage et lui font découvrir d'autres facettes de l'existence.
Il y a même, vers la fin du film, une scène de bagarre dans laquelle Tessa est dans un gros engin de chantier à bras, qui est un clin d'œil clair à Aliens ; sauf qu'ici il y a un retournement intéressant, puisque l'humanoïde dans l'engin est « la méchante », et que nous sommes du côté des créatures étranges et effrayantes, à savoir Dek et le Kalisk.
La réalisation est plutôt bien, laissant ici ou là le temps aux personnages de développer leur personnalité et leurs émotions. Je crois que je n'avais pas regardé un film plein d'effets spéciaux numériques depuis longtemps, au début ça fait un peu bizarre, mais on finit par s'y habituer.

* * *

1. Même l'atmosphère y est vraiment différente, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à La Vallée des bannis, un de mes Spirou préférés.

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Publié le 25 Août 2026

Tatischeff est un bon magicien, mais à la fin de ces années 1950, ses tours de lapin dans un chapeau n'intéresse plus grand-monde. Il décide d'aller tenter sa chance à Londres, où le rock naissant le ringardise encore plus. Il continue sa route jusqu'en Écosse, où il rencontre une adolescente pauvre, qui le prend pour un vrai magicien, et à laquelle il va s'attacher.

Chomet adapte un scénario inédit de Jacques Tati : le ton est plutôt juste, on retrouve bien le personnage principal, quelques scènes (dans le garage) illustrent parfaitement le rapport de Tati aux objets. Le ton du film, qui semble s'attacher au passé en regrettant l'arrivée d'une certaine modernité, se retrouve dans plusieurs Tati, et semble également refléter les goûts de Chomet. L'animation est sans surprise très soignée.
Par contre, il faut dire ce qui est : on s'emmerde un peu. Le film est presque muet, il ne s'y passe pas grand-chose, pas suffisamment pour qu'on s'accroche réellement. Et peut-être que c'est moi, mais je trouve qu'il règne un climat vaguement incestueux dans ce film qui m'a vraiment mis mal à l'aise.

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Publié le 21 Août 2026

Dans les années 1970, Ron Burgundy (Will Ferrell) est le présentateur vedette du JT d'une chaine locale de San Diego. Entouré de son équipe de fidèles (Paul Rudd, Steve Carell, David Koechner), il voit d'un mauvais œil l'arrivée de Veronica Corningstone (Christina Applegate), qui se verrait bien présenter le JT elle aussi : une femme présentatrice de JT ???

Je continue l'exploration des films d'Adam McKay (Frangins malgré euxVery Bad Cops, Don't Look Up) parce que pourquoi pas. Ron Burgundy est son premier film, et soyons honnêtes : même si on rigole pas mal, ce n'est vraiment pas un chef d'œuvre. Tout le film est vraiment « débile », les personnages sont tous cons comme des balais, la plupart des situations sont complètement improbables – mais le film a au moins le mérite de rire du sexisme et pas avec le sexisme (même si je ne pense pas qu'il était nécessaire que Ron et Veronica finissent ensemble).
Le principal intérêt du film est regarder les acteurs (une sacrée brochette) cabotiner pendant 1h30. Comme c'est une bande que j'aime plutôt bien, ça a marché pour moi, mais j'imagine que ça peut ne pas suffire pour tout le monde.

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Publié le 21 Août 2026

Dans le passé, Heidi Bergman (Julia Roberts) est la responsable et psychologue de Homecoming, un centre qui permet à des soldats de revenir en douceur à la vie civile.
Dans le présent, Heidi est serveuse dans un petit diner. Quand un agent du ministère de la Défense la questionne sur Homecoming, elle lui dit qu'elle n'a absolument aucun souvenir de cette période de sa vie.

C'est une super série en 10 épisodes, un thriller psychologique très habilement écrit. La mécanique narrative prend le temps de se déplier, les personnages ont le temps de gagner en profondeur (les acteur·ices sont bien sûr formidables), l'intrigue est à la fois simple et plein de détails d'une grande finesse dans l'écriture.
La réalisation, supervisée par Sam Esmail, est d'une grande finesse elle aussi, jouant sur les plans-séquences, laissant le temps aux acteur·ices de poser leurs personnages, permettant aux ambiances de se déployer (le générique final déroule sur un plan large de figurants en train de faire des trucs). Le jeu entre les différents formats d'image (16/9 pour le passé, carré pour le présent) prend du sens plus tard dans la série, quand le cadre carré s'élargit : c'est un effet simple mais très puissant, et qui est révélateur du soin du détail apporté à cette série.

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Publié le 15 Août 2026

Danny Ocean (George Clooney) vient de sortir de prison, et il a déjà un nouveau braquage en tête : s'attaquer à un des plus gros casinos de Las Vegas. Il va donc lui falloir réunir une équipe de choc pour réussir ce coup. Mais peut-être qu'il n'y a pas que l'argent qui l'intéresse…

Un casting de rêve : outre Clooney, on voit Brad Pitt, Matt Damon, Casey Affleck, Julia Roberts (la seule femme du film) ou encore Don Cheadle ; une réalisation soignée et élégante ; un scénario au poil. Mis à part le syndrome de la Schtroumpfette et la femme-trophée, le film est super.

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Publié le 15 Août 2026

Notre Assassynth préféré cherche à trouver des éléments incriminant la société qui lui a causé des problèmes par le passé. Il se rend sur une planète (ou une station orbitale ? je n'ai pas bien compris j'avoue) où, sous couvert de terraformation, il soupçonne la société d'avoir fait du trafic. Il rencontre une équipe sur place, et les choses vont évidemment prendre une tournure qu'il n'attendait pas.

J'avais beaucoup aimé les deux premiers tomes de cette série (ici et ), en particulier pour leur ton décalé et pour certains personnages et leurs relations, qui apportaient beaucoup d'humour. Quasiment rien de cela ici : le roman se concentre sur l'action, et c'est vraiment dommage parce qu'il manque un élément essentiel à mon plaisir de lecture.
Et je trouve que ça marche d'autant moins bien que Martha Wells n'est pas toujours claire dans ce qu'elle raconte et dans la mise en place des éléments du récit : on est où, qu'est-ce qu'on cherche, qui sont les personnages qu'on rencontre ? Dans les autres volumes, l'humour me permettait de passer au-dessus de ces défauts, mais avec le registre de ce livre il ne reste plus grand-chose d’autre. C'est vraiment dommage !

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