Un tueur mystérieux s'en prend aux puissants de Gotham City, cherchant à exposer la corruption (réelle !) de ses élites. Batman se lance à sa poursuite, croisant au fil de sa route un Jim Gordon toujours aussi vertueux, une Catwoman toujours ambigüe, un Pingouin peu recommandable, un Alfred Barbu (!), des maffieux forcément dangereux, et découvrant au passage quelques secrets sur la famille Wayne.
Batman est un personnage intéressant, qui donne souvent lieu à de bons films. Celui-ci est franchement réussi, parvenant à offrir une nouvelle variation intéressante, tout en restant dans le ton. Les acteur·ices sont très bien, la photo très belle, la mise en scène précise, élégante et soignée – quelques bonnes scènes de bagarre à signaler1. Je ne sais pas si c'est une révolution, mais c'est un bon film qui donne envie d'aller voir les suites, et ça suffit à mon bonheur.
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1. Peut-être que mon obsession pour les scènes de bagarre en agace certain·es. Je comprends très bien, mais il se trouve que moi j'aime ça, une belle scène de bagarre. Et surtout, c'est un point de détail qui m'intéresse aussi dans ce que ça dit de la façon de travailler du réalisateur. Faire une belle scène de bagarre, ça demande du temps, de la préparation, un travail de chorégraphie, des répétitions, un certain temps de tournage (dans Drunken Master II, la scène de bagarre dans l'auberge a demandé trois mois de travail !). Ça demande d'avoir l'implication des acteur·ices, de la production pour y consacrer le temps (et donc l'argent) nécessaire.
Donc quand comme ici, on a des bagarres bien filmées, avec des angles de vues qui permettent de comprendre l'action et des plans qui durent un minimum, outre mon plaisir de spectateur, je sais qu'il y a du travail derrière (surtout dans ce type de film, où les bagarres sont évidemment importantes) – contrairement à d'autres films qui se contentent de spammer des plans random en mode shaky-cam, comme dans une bonne partie des Marvel, dans Jason Bourne ou dans Harry Potter et l'Ordre du Phénix.