Publié le 1 Février 2026

Lillian (Maya Rudolf) va bientôt se marier, et elle demande à son amie d'enfance Annie (Kristen Wiig, coautrice du scénario) d'être sa demoiselle d'honneur. Sauf que la vie d'Annie est une vraie catastrophe, et qu'elle est rapidement jalouse d'Helen (Rose Byrne), la nouvelle amie de Lillian.

Plein de choses sont réussies dans ce film : c'est souvent marrant, c'est chouette de voir un film portée par des femmes et dans lequel les hommes sont au second plan – même si, dommage, c'est réalisé par un homme. Par contre, c'est vraiment dommage que tout le récit soit aussi prévisible et cliché. Je pense qu'il aurait possible de faire mieux !

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Publié le 30 Janvier 2026

Dans le futur, la fonte des pôles a recouvert la Terre d'un immense océan. Et au milieu cet océan, on trouve Kevin Costner sur son beau bateau, et Kevin il faut pas le faire chier.
Même quand il se retrouve avec une femme et une jeune fille sur son bateau, ça reste un gros connard. Peut-être que tous ces méchants qui en ont après la petite fille arriveront-ils à attendrir son petit cœur de marin ?

Je n'avais jamais vu Waterworld, et mon impression peut se résumer en deux phrases : 1. l'univers développé par le film est vraiment cool 2. punaise qu'est-ce que c'est mal écrit.
Il y a vraiment un gros travail sur les décors et sur l'univers , et c'est cool – même si globalement tout est marronnasse et bleu (l'océan), et que je ne suis pas sûr que ce soit vraiment très bien réalisé (mais honnêtement ça marche bien dans l'ensemble).
Mais c'est vraiment dommage que tout dans ce film soit cliché. On connait déjà tous les développements du film, toutes les évolutions des relations entre les personnages. Et il y a aussi un certain nombre d'invraisemblances, le fameux cliché du héro qui ne rate jamais un tir quand les méchants visent comme des cons… c'est dur d'être à fond dans le film. 
Et je ne sais pas si à une époque le personnage de « gros connard au grand cœur » a vraiment été charmant, mais ici Kevin Costner joue vraiment un gros sac à merde, et à aucun moment il ne fait quoi que ce soit pour devenir sympathique. Dur d'être en empathie.

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Publié le 15 Janvier 2026

La Galaxie vue du sol (Becky Chambers, 2021)

C'est une planète vide qui a comme seul intérêt de se trouver au croisement de plusieurs routes. On y trouve quelques auberges sous dômes, notamment celle que tient Oolou avec l'aide son enfant Tupo (des quadrupèdes à la fourrure rousse et au long cou), lieu qui se veut le plus accueillant possible pour toutes les espèces intell qui peuplent la galaxie. Et ça tombe bien, puisqu'à la suite d'un accident, les occupants de passage sont coincés dans l'auberge pendant un temps indéfini : Roveg, une sorte de gros scarabée ; Pei, une Aéluonne, la petite amie d'Ashby, le capitaine du vaisseau du premier livre de la série ; Haut-Parleuse, une experte en diplomatie séparée de force de sa sœur jumelle restée en orbite, une Akarak obligée de rester dans un scaphandre parce qu'elle ne respire pas le même air que les autres Intells, et grande oubliée de la société galactique.

Et sans surprise, c'est une merveille de roman. Il ne s'y passe finalement pas grand-chose : on lit surtout les personnages qui apprennent à se connaître et à composer avec leurs différences respectives. Bien évidemment, ces personnages sont toustes attachant·es et émouvant·es. Tous les personnages sont des déracinés : Roveg a été chassé de sa planète parce qu'il ne respectait pas le tradition et avait envie de voir le monde ; Pei « trahit sa race » en aimant un humain ; Oolou et Tupo sont installé·es sur une planète loin de tout ; Haut-Parleuse est issue d'une race ignorée de tout le monde, obligée de vivre dans les marges. Sans doute plus que dans les précédents opus, Becky Chambers y aborde la question de la différence, du racisme, et même du colonialisme.
C'est avec ce livre que la série des Voyageurs s'arrête, et ça me rend un peu triste de savoir que je ne pourrai plus découvrir d'autres aspects de cet univers. Heureusement, Becky Chambers a écrit bien d'autres livres, que j'ai hâte de découvrir.

Le reste de la série (1, 2, 3, 4) est tout aussi excellent.

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Publié le 14 Janvier 2026

C’est un lundi comme un autre à l’agence de pub : tout le monde a encore passé le week à dormir au bureau, les clients sont exigeants, le temps manque. Sauf que petit à petit les personnages se rendent compte qu’iels sont dans une boucle temporelle, et qu’iels revivent en permanence la même semaine. Comment briser la malédiction ?
 
C’est un huis clos nerveux, drôle etbien fichu, avec un montage très rythmé qui apporte beaucoup à l’humour du film. On est donc sur un principe de mise en scène à l’opposé de En boucle, est bâti sur le même principe de boucle temporelle – évidemment la comparaison est inévitable. Mais je crois que j’ai préféré je film de Junta Yamaguchi, peut-être parce que je l’ai vu en premier et que Comme un lundi souffre inévitablement de l'effet de répétition. Mais ça reste un super film !

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Publié le 13 Janvier 2026

En boucle (Junta Yamaguchi, 2023)

Un petit hôtel se retrouve pris dans une boucle temporelle de 2 minutes, qui laisse les personnages à l’endroit exact où ils étaient mais avec le souvenir des moments passés. Il y a deux femmes de chambre, un auteur en mal d'inspiration suivi de près par son pénible éditeur, les patron·nes de l'hôtel, les cuisiniers, des amis en train de manger... et toustes vont passer par plein d’étapes, de la folie à la colère en passant par le désespoir.

Et c’est excellent ! Le concept est marrant et très bien traité, les personnages sont picaresques, le film explore plusieurs genres et est à tour de rôle touchant, drôle, rocambolesque voire cartoonesque... Chaque boucle de deux minutes est un plan-séquence. Vraiment une belle réussite.

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Publié le 7 Janvier 2026

Le narrateur reçoit la visite inattendue de son vieux voisin, Mr. Sécaillat : à la suite du gros orage de la veille sur le Lubéron, un pan du mur de pierre de son champ de cerisier s’est effondré, et révèle de drôles d’objets en terre cuite qui ont l’air anciens. Mr. Sécaillat refuse de prévenir les autorités : si ce sont bien des vestiges archéologiques qui pointent le bout de leur nez, on ne sait jamais quand ça finira, et Mr. Sécaillat ne pourra plus accéder à ses cerisiers. Alors voilà ce qu’il propose au narrateur : qu’ils fouillent tous les deux, délicatement, proprement, en notant tout ce qu’ils trouvent, et à la fin ils déposeront leurs trouvailles devant le musée, en cachette.

Il y a plusieurs parties dans ce beau roman. La première partie est vraiment super, ce chantier archéologique amateur est passionnant, et le trésor déniché (une source chaude sortant de la bouche d’une femme gravée dans le calcaire) vaut les efforts des personnages.
Il y a ensuite un petit ventre mou quand les fouilles sont terminées, avec notamment de longues pages sur le repas de Noël, assez oubliables. Le roman reprend du poil de la bête vers la fin, avec une touche de fantastique à laquelle on ne s’attend pas vraiment (ça m'a dérouté au début), quand le narrateur reçoit des sortes de messages de la « femme-calcaire » qui lui permettent de venger des animaux ou de savoir comment calmer le terrible Mistral, en particulier lorsque le feu menace.
L'écriture est simple et belle, élégante. Tout le récit est ponctué de mythes et légendes provençales, plus ou moins inventées, et ce n'est évidemment pas pour me déplaire.

C'est par ailleurs assez marrant de lire ce livre plein de soleil provençal alors que dehors à Nantes il neige.

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Rédigé par Vincent Sorel

Publié dans #littérature, #France

Publié le 4 Janvier 2026

Berlin-Est, 1984. Georg Dreyman (Sebastian Koch) est un célèbre dramaturge, « le seul à être fidèle au régime et à être lu à l'Ouest ». Mais la Stasi se dit que c'est trop beau pour être vrai, et confie à Gerd Wiesler (Ulrich Mühe) le soin de l'écouter histoire de voir s'il n'y pas quelque chose à trouver.

C'est plutôt intéressant de revoir ce film après avoir lu La petite communiste qui ne souriait jamaisLa Vie des autres est très réussi, on plonge avec angoisse dans ce monde où un mot de travers ou une blague peut vous envoyer en prison, et où il est impossible de refuser quoi que ce soit à un ministre, surtout si on est une femme. La mise en scène est efficace mais très sobre, sans aucun effet, le film est porté par l'histoire et les acteur·ices.

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Rédigé par Vincent Sorel

Publié dans #cinéma, #Allemagne