Publié le 23 Août 2025

Après Rashômon et Le livre de sable, encore un recueil de nouvelles, encore une fois un inégales. C'est parfois amusant, souvent cynique, parfois un peu long. Ici ou là je crois que je n’ai pas compris les sous-entendus (Neige), parfois je crois que je n’ai pas vraiment les réfs pour saisir les finesses (L’Esprit d’économie) – à moins qu’il n’y ait rien à saisir, auquel cas ça serait pas très passionnant.
Bref rien d’inoubliable, peut-être que ses romans me parleraient plus.

* * *

Le Caïd
Un campagnard est devenu un caïd local

Neige
Des guides de montagne en Suisse, un disparu en haute montagne.

Frankie et Johnny
Une histoire d'amour, qui m'évoque un peu Sailor et Lula.

Le Prêtre
Les interrogations existentielles d'un homme durant son séminaire.

L’Esprit d’économie
Un Écossais pendant la WWII, radin, qui compte chaque cent et essaye de trouver la meilleure situation pour lui.

Mr. Acarius
Un homme qui se sent insignifiant veut vivre l'expérience d’une clinique d’alcooliques.

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Publié le 23 Août 2025

J'ai abandonné ce livre de Léonora Miano (dont j'avais pourtant bien aimé Contours du jour qui vientavant d'atteindre les 100 pages – je crois n'avoir pas démérité.
C’est un livre de science-fiction afrofuturiste, qui imagine un continent africain unifié et utopique. Au cœur de celui-ci, le président, lors d'une balade anonyme, tombe sous le charme d'une femme rouge.

Le problème du livre, au cours des pages que j'ai lues, c'est que les personnages n'existent pas : la majeure partie du livre est un long exposé sur le monde imaginé par l'autrice. C'est long, souvent laborieux voire un peu confus, et pas intéressant si ce n'est pas incarné, comme c'est le cas ici.
C'est une question que pose la science-fiction : comment faire entrer lae lecteurice dans l'univers que l'on crée ? Léonora Miano n'a pas choisi la bonne méthode pour moi.

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Publié le 15 Août 2025

Un chanteur de rock américain est invité à Berlin-Est ; il se retrouve très vite au milieu d'histoires d'espions.

Et honnêtement, pour une comédie des ZAZ, c'est un peu décevant. C'est un peu long, et ça se prend étonnamment au sérieux : le scénario est assez développé, bien qu'un peu stupide : j'aurais préféré qu'il ne soit qu'un prétexte à blagues, or il y a plusieurs scènes qui se contentent de faire avancer l'intrigue – alors qu'encore une fois, on s'en fout, c'est pas ça qui nous intéresse… On est encore loin de l'inventivité d'un Hot Shots! 2. Il y a quand même quelques bons moments.

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Publié le 13 Août 2025

La postface de Borges est parfaite, qui regroupe les thématiques de ses textes, elle me décourage d'écrire un résumé qui sera forcément moins bien.
Les nouvelles du recueil sont peu inégales ; mais on y trouve quand même de nombreuses pépites : L'autre, où le vieux Borges rencontre sur un banc son double plus jeune ; There are more things, un hommage/pastiche de Lovecraft ; Undr et Le miroir et le masque, qui imaginent un art poétique arrivé à une telle maturité qu'il ne continent plus qu'un seul mot ; Le disque qui imagine un objet à une face ; et enfin Le livre de sable, ce livre qui contient une infinité de pages.
On y retrouve son amour de la littérature et de l'érudition ; un certain nombre des textes ne sont qu'une mise en récit d'une seule idée, souvent vertigineuse.

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Publié le 3 Août 2025

Quatre acteurices (Louis Garrell, Vincent Lindon, Raphaël Quenard, Léa Seydoux) jouent dans un film écrit et réalisé par une IA. Sauf que ces acteurices passent leur temps à sortir du texte, à faire des commentaires, à s'engueuler en permanence – mais est-ce que finalement ce n'est pas ça le film écrit par l'IA ?

Et c'est pas terrible. Les scènes de dialogues, sur lesquelles reposent l'intégralité du film, sont longuettes, pas très drôles, pas très intéressantes – parfois même un peu gênantes, grâce en particulier à Raphaël Quenard et à sa transphobie, et aux remarques homophobes entendues ici ou là (haha qu'est-ce qu'on rigole). On pense un peu à Les Acteurs de Blier ; mais ça ne décolle jamais et on finit par s'ennuyer – ennui qui est très bien illustré par le trèèèèès long travelling final, montrant… des rails de travelling.

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Publié le 2 Août 2025

Dans le futur, les océans se sont vidés de tous les poissons. Daniel (Gustave Kervern) est un océanographe qui, avec son équipe, cherche sans grand succès à faire se reproduire deux des derniers poissons. Daniel est aussi un homme seul et perdu qui a très envie d’avoir un enfant. Il y a aussi Lucia (India Hair) la jeune serveuse de la station service.

Malgré des ingrédients intéressants, ce film est globalement raté, trop long (alors qu'il fait moins d'1h30) et ennuyeux. Ce n'est pas touchant, ce n'est pas drôle, ce n'est pas très intéressant… L'histoire d'amour entre Gustave Kervern et India Hair est un peu sale (25 ans de différence !) et complètement tirée par les cheveux.

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Publié le 1 Août 2025

Quelle drôle d'idée ! Judy la lapine rêve d'être policière dans la grande ville de Zootopie, où toutes les espèces cohabitent pacifiquement et où « chacun peut devenir ce qu'il veut ». Ses parents préfèreraient largement qu'elle reste tranquillement à travailler à la ferme familiale de carottes.
Mais Judy est têtue, et elle va réaliser son rêve. Les choses ne seront pas si roses… elle va croiser la route de Nick, un renard (!) rusé et magouilleur, et se retrouver sur la piste d'étranges disparitions d'animaux carnivores…

Et c'est très bien. L'animation est super, il y a quelques gags qui marchent excellemment bien (comme les paresseux fonctionnaires, meilleure scène du film), l'aventure n'est pas too much comme c'est parfois le cas dans ces gros films d'animation.
Au-delà de la morale selon laquelle « chacun peut devenir ce qu'il veut », qui est tellement un cliché de film d'animation américain, on est probablement au cœur de la (courte) période « woke » de Disney : il est question de tolérance entre races (littéralement), de ne pas réduire l'autre aux stéréotypes, de faire attention aux mots qu'on utilise… (un lapin peut dire qu'il est « mignon », mais si un autre animal le dit c'est très gênant), etc.

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Rédigé par Vincent Sorel

Publié dans #cinéma, #animation