Publié le 31 Juillet 2025
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Sur la French Riviera, Michael Brandon (Gary Cooper) croise Nicole de Loiselle (Claudette Colbert). Comme il est particulièrement désagréable, iels se séparent assez rapidement. Dans son hôtel, Michael Brandon tombe sur un vieil aristocrate fauché, qui avait proposé une affaire à un riche Américain. Coïncidence : c'est à Michael qu'il avait écrit. Autre coïncidence : le vieux est le père de Nicole, qui finalement plaît plutôt bien à Michael. Hop, on organise leur mariage, au cours duquel Nicole découvre que Michael a déjà été marié sept fois ! Elle négocie alors un contrat de mariage qui lui assure une très confortable rente en cas de divorce. Leur lune de miel est un supplice, et Nicole fait alors tout pour aboutir à ce divorce. Une fois celui-ci acté, Nicole part retrouver Michael et lui propose de l'épouser : maintenant qu'elle est riche et libre, elle est sur un pied d'égalité avec lui, et leur histoire peut donc vraiment commencer.
Je suis un peu partagé sur ce film : il est plein de choses discutables et d'autres formidables.
D'un côté il est plutôt féministe pour l'époque, Nicole s'affirmant comme sujet et ne se laissant pas faire ; de l'autre Michael est effarant de sexisme ; les quelques « blagues » sur un éventuel féminicide ne sont plus drôles du tout… J'aime beaucoup le cynisme rigolard du film, pour qui l'amour est avant tout une histoire d'argent et un business à gérer comme un autre – et ça rend d'autant plus factices et nulles les retrouvailles finales des deux personnages : ça aurait été tellement mieux que Nicole se casse avec le pognon du gros con !
Lubitsch (To Be or Not to Be) et ses acteurices semblent en tout cas beaucoup s'amuser. J'ai eu le plaisir de retrouver Claudette Colbert, vue récemment dans New York-Miami, film avec lequel on peut tisser des liens. La mise en scène est malicieuse ; les dialogues finement ciselés font toujours mouche ; la musique vient appuyer certaines scènes comme dans un cartoon ; il y a ici ou là des choses qui évoquent même le clown…
Bref, je pense que c'est un excellent film, qui est malheureusement un peu gâché par son sexisme – mais qu'attendre d'autre d'un film hollywoodien de 1938 ?
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