Publié le 24 Novembre 2025
Ellie est une jeune femme qui débarque de sa campagne à Londres, où elle réalise son rêve : étudier la mode. Ellie est aussi passionnée par les années 1960, et elle a une petite tendance à voir des fantômes – à commencer par celui de sa mère. Quand elle s'installe dans une chambre d'étudiante, elle est « hantée » par l'histoire de Sandie, une jeune femme débarquée à Londres dans les années 1960 pour devenir une star.
J'aime beaucoup Edgar Wright, dont j'ai déjà pas mal parlé ici ; j'ai pourtant été un peu déçu. Plusieurs raisons : si la mise en scène est très bien, elle manque un peu du brio qui caractérisait son cinéma. C'est bien fait, mais rien de vraiment au-dessus de la moyenne, et quelques effets (le jeu sur les miroirs) sont parfois un peu appuyés.
Ensuite, je ne suis pas vraiment client de ce genre de récit « à la Black Swan », dans lequel un jeu sur le double mène un personnage à la dérive (voir aussi Enemy de Denis Villeneuve). Je trouve ces récits un clichés et prévisibles – c'était déjà le cas avec le film d'Aronofsky, qui par ailleurs n'y allait pas de main morte non plus avec les effets de miroirs. Pourtant, dans Black Swan, on trouvait un discours sur la création artistique, qui manque un peu dans Last Night in Soho : le fait qu'Ellie soit designeuse textile est vraiment laissé à l'abandon, et c'est bien dommage.
Last Night in Soho est un film d'horreur, et ici aussi je ne le trouve pas très original voire un peu cliché, mais c'est sans doute lié au fait que je ne suis pas vraiment fan du genre. Ça ne fait pas vraiment peur, et ça ne raconte pas vraiment grand-chose non plus.
Mais malgré tous ces défauts, Last Night in Soho n'est pas un gros nanar ni un échec complet. Mais il me rend en tout cas bien sceptique sur The Running Man du même Edgar Wright, en ce moment au cinéma. J'espère qu'il retrouvera le mordant qui m'a fait tant aimé son cinéma !
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