Petite flemme de résumer ce film que j'ai vu plusieurs fois, et que je pense tout le monde connaît : c'est très inspiré de la vie de Frank Abagnale (Leonardo DiCaprio), un brillant imposteur des années 1960, poursuivi par l'agent du FBI Carl Hanratty (Tom Hanks).
Et évidemment, c'est brillant. Spielberg maîtrise à la perfection ce genre de thriller classique, filmé avec la précision et l'élégance d'un film noir, avec une lumière très étudiée, et comme toujours un sens du rythme et du cadrage qui fait mouche. Les acteurs sont très bien, DiCaprio est excellent en caméléon capable de prendre tous les visages.
Le Grinch n'aime pas Noël, il est pas content que les gens soient heureux que Noël approche. Alors, pour que tout le monde déteste Noël comme lui, il décide de « voler Noël ».
Et c'est super : le studio Illumination sait très bien faire ce genre de film, c'est rythmé, les gags marchent bien, c'est mignon… On pense bien sûr à Moi, moche et méchant ou à L'Étrange Noël de monsieur Jack – qui est un hommage au Grinch de Dr. Seuss.
Le principal reproche que j'aurais à faire à ce film, c'est qu'il ressemble à tous les films sortis à cette époque : c'est dommage que la patte graphique de Dr. Seuss ne se retrouve quasiment pas dans le film ! La 3D a beaucoup eu ce défaut d'aplanir le style des films d'animation, et c'est bien dommage. Il me semble que c'est un peu en train de changer dernièrement (Flow, Spider-Man, Tortue Ninja…), et c'est tant mieux !
(Même si honnêtement, les meilleurs films d'animation que j'ai vus ces dernières années en termes graphiques, comme Arco, Amélie et la métaphysique des tubes, Calamity, Une vie de chat, Mars Express, etc, ce sont des films 2D !)
Livrons-à un rituel de saison : le petit bilan de l'année précédente. D'abord les chiffres : en 2025, j'ai vu 80 films et lu 26 livres. J'ai vu 12,5% de films de réalisatrices ; 58% de livres d'autrices.
C'est d'abord l'histoire d'amour de Henry (Adam Driver), un humoriste cynique et provocateur, et de Ann (Marion Cotillard), une soprano adulée par le public. Au début tout va bien, iels ont même une petite fille qu'ils appellent Annette. Mais les choses vont dégénérer, principalement parce qu'Henry boit trop et n'aime pas sa nouvelle vie (?)
Pour parler du film, il faut spoiler, alors voilà : Henry est pas heureux, un soir, bourré, il laisse Ann tomber de leur yacht et se noyer. Il se retrouve seul avec sa fille, et quand il découvre qu'elle a hérité de la voix de sa mère, il engage un musicien, ancien amant d'Ann, pour que sa fille chante sur scène. Est-ce de l'exploitation d'un bébé ? Un peu. Mais Henry est toujours pas content, alors il tue le musicien aussi. Sa fille a tout vu, et dénonce son père sur scène. En prison, Henry reçoit la visite de sa fille qui lui dit qu'il n'a plus personne à aimer.
Les chansons, écrites par The Sparks, sont vraiment réussies, la réalisation est plutôt belle, les acteurices sont très bien. C'est parfois un peu longuet, mais rien de bien grave.
L'enfant est pendant presque tout le film une marionnette, et je ne suis pas sûr de bien comprendre l'intérêt de cet artifice – à part dans la dernière scène où la marionnette disparait pour laisser place à une petite fille, mais je ne trouve pas ça très subtil.
Je n'arrive pas vraiment à savoir ce que le film cherche à raconter. Doit-on trouver qu'Henry est une affreuse personne ? Pourtant la dernière scène donne un peu l'impression que le film cherche à avoir de la compassion pour ce personnage tragique qui a détruit tout ce qu'il aimait – mais j'ai du mal à avoir de la compassion pour les sacs à merde qui commettent des féminicides. Peut-être que l'ambiguïté est justement ce que cherche le film, mais quand on regarde les faits, on n'y a aucune ambiguïté possible. C'est un peu le problème de Annette : pendant que les personnages font de jolies chansons, iels ne disent finalement pas grand-chose, et on finit par rester en surface de toute cette histoire. C'est bien dommage.
Ça commence par Superman qui se fait péter la gueule et qui rentre chez lui pour se soigner. L'intrigue principale tourne autour de plusieurs axes : Superman a aidé le Jarhanpur à se défendre contre l'invasion de la Boravie, et un certain nombre de gens se demandent s'il faut vraiment confier la géopolitique à cet alien ; Lex Luthor complote tout un tas de trucs de méchants pour tuer Superman ; on se rend compte que le message plein d'amour et d'espoir laissé par les parents de Superman lui demande en fait de devenir le dictateur de la Terre.
Il y a aussi des dimensions alternatives, l'histoire avec Lois, la question de l'identité de Superman et la place de ses parents adoptifs, la meuf de Lex Luthor, une milice que Luthor essaie de vendre au gouvernement US…
C'était intéressant d'enchainer un film Superman après John Wick 2 – deux hommes indestructibles, j'ai quand même l'impression que Superman est plus humain…
Franchement c'était pas mal, ce film. Pourtant, Superman n'est vraiment pas le super-héros qui m'intéresse le plus, mais James Gunn a eu la bonne idée de ne pas en faire un héros totalement invincible, comme on le voit dès la première scène, où Superman a perdu le combat. Bon, on sait bien que Superman gagne à la fin, évidemment.
La réalisation est plutôt de bon niveau pour un film de super-héros ; c'est plutôt marrant sans qu'on aie toutes les 5 minutes des « catch phrases » de personnages qui essayent de faire les malins. L'intrigue est sans doute, comme souvent je trouve, inutilement compliquée – je pense qu'on aurait pu enlever un couche ou deux dans le scénar. On y trouve le questionnement maintenant devenu classique dans les films de super-héros sur le rôle des super dans l'organisation d'une société, questionnement posé par Watchmen, prolongé par Les Indestructibles et qui est aujourd'hui un peu devenu cliché – même si c'est une question qui a sacrément du sens.
C'est finalement un film de super-héros assez classique, mais qui évite une partie des défauts des films Marvel, ce qui n'est pas si mal.
Ce court roman est raconté à la première personne par un androïde chargé de la sécurité d'une mission d'exploration planétaire. Sauf qu'il a hacké son propre système afin de gagner son indépendance, et qu'il préfèrerait regarder des séries plutôt que d'être là. Sauf que les choses ne se passent pas comme prévu, et qu'il va devoir parler aux humains pour aider l'équipe à survivre à quelque chose qui semble vouloir les tuer.
Et c'est super. Ça se lit d'une traite, c'est court, nerveux, souvent amusant grâce au cynisme et la misanthropie de l'androïde sont souvent drôles.
Est-ce que c'est inoubliable ? Je ne suis pas sûr.
Est-ce que j'ai envie de lire la suite ? Grave !
Ce film débute juste après le premier opus. Un parrain de la Camorra vient voir John Wick en lui demandant de payer une dette : il demande à ce dernier de tuer sa sœur, grande cheffe de la Camorra. Mais s'il s'acquitte de cette mission, c'en sera définitivement fini de la retraite de John Wick.
Le premier film était un peu marrant, mais je trouve que l'intérêt s'est émoussé. Oui, les scènes de bagarre restent impressionnantes, mais ça sent un peu le déjà-vu, d'autant plus que le scénario est vraiment pas intéressant. Et surtout, je commence à trouver un peu ridicule le fait que John Wick vise toujours juste alors que tout le monde en face de lui semble tirer à côté, ou que les « méchants »* semblent attendre sagement qu'il ait finit de s'occuper des copains pour venir le voir. Dans certaines scènes, on a l'impression d'assister à un ball-trap, et ce n'est pas passionnant. Si on ajoute le problème de masculinité toxique déjà présent dans le premier film, on comprendra que je ne pense pas regarder la suite.
* la plupart des morts ne sont pas des méchants à proprement parler, juste des gardes du corps qui font leur boulot et qui ont le malheur d'être du mauvais côté du pistolet : il n'y a pas grand-chose qui sépare John Wick d'un serial killer.