Publié le 28 Décembre 2023

Cobb (Leonardo DiCaprio) est spécialiste de l'extraction d'information depuis les rêves. Un puissant chef d'entreprise lui propose de faire l'inverse : implanter une idée dans le cerveau d'un industriel concurrent, en échange de la promesse de pouvoir rentrer aux États-Unis retrouver ses enfants. Cobb doit maintenant assembler une équipe de choc pour ce boulot pas ordinaire.

De manière étonnante, je n'ai jamais rien écrit à propos de ce film sur ce blog, alors que c'est (au moins) la troisième fois que je le vois. Sans surprise, c'est un super film, intelligemment écrit, complexe mais jamais confus, savamment mis en scène, avec plein d'idées ébouriffantes. Alors oui, il y a quelques petites incohérences et un ou deux flous, mais quand on compare ce film à la bouse qu'est Tenet, il n'y a pas photo.
Christopher, que s'est-il passé pendant ces dix ans ?

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Publié le 25 Décembre 2023

Bridget Jones (Zenée Zellweger) est célibataire, alcoolique, dépressive et fume sans doute trop. À Noël, sa mère essaye de la caser avec Mark Darcy (Colin Firth), le fils d'un voisin, mais c'est sur son patron Daniel Cleaver (Hugh Grant) que Bridget fantasme.

C'est une bonne comédie qui a plutôt bien vieilli. La musique est très bien, les personnages attachants, le ton est très britannique ; Colin Firth et Hugh Grant incarnent deux archétypes de l'Anglais, compassé avec un ballet dans le cul d'un côté, très pince sans rire avec un humour absurde dans l'autre cas.
On peut juste regretter la grossophobie derrière le film – d'autant plus gênante que Zenée Zellweger est à peine « enrobée ».

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Publié le 23 Décembre 2023

Tout le monde connait l'histoire : un produit chimique qui crée des mutants, quatre petites tortues élevées par des rats etc. Ce sont quatre ados qui ne tiennent pas en place, que Splinter a élevés avec l'idée qu'il faut rester loin des humains, ces créatures dangereuses qui n'accepteront jamais les mutants parmi eux. Sauf que les tortues tombent sur April O'Neil, qui a l'air super sympa pour une humaine, et qu'à ses côtés Raphaël, Donatello, Leonardo et Michelangelo vont se lancer aux trousses du mystérieux Superfly.

C'est une petite madeleine de Proust, je l'avoue. Le film est probablement meilleur que la série aminée dont j'étais pourtant fan à l'époque. Le scénario est bien ficelé sans casser des briques, les personnages sont sympathiques.
Le principal intérêt tient à l'univers visuel, singulier et très riche. Si c'est de la pure 3D, il y a un mélange d'animation en pâte à modeler et de gribouillis qui donne une patte très graphique, avec un super travail sur le chara design – même si y'a souvent un peu de trop de couleurs et d'effets pour que je sois complètement conquis. On pense évidemment aux récents Spider-Man (New generation et Across the Spider-Verse), qui a autant de personnalité graphique – avec certes un meilleure traitement des couleurs, mais moins de « patte » dans le chara design, on ne peut pas tout avoir.

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Publié le 22 Décembre 2023

John Wick (Keanu Reeves) vient de recevoir un cadeau post-mortem de sa femme : une petite chienne trop mignonne, qui doit l'accompagner dans son deuil. Sauf que des méchants Russes, pour voler sa jolie voiture, débarquent chez lui, lui pètent la gueule, et tuent la chienne.
Sauf que John Wick c'est pas n'importe qui : c'est un tueur à gage redoutable, certes retiré des affaires depuis quelques années, mais qui trouve dans cette histoire le prétexte à un retour fracassant.

Ça faisait bien longtemps que j'avais regardé un film d'action américain. Le moins qu'on puisse dire c'est que John Wick ne fait pas dans la dentelle, ni dans la profondeur psychologique. La mort de cette pauvre chienne donne lieu à plusieurs dizaines de meurtres de sang froid ; plusieurs personnages ne se gênent d'ailleurs pas pour dire à John que c'est peut-être un petit peu exagéré comme réaction (je crois que c'est aussi ça la masculinité toxique).
Pour autant le spectacle, bien que pas très original, est réussi. Le réalisateur Chad Stahelski est un cascadeur, et ça se voit ! Les scènes d'actions sont claires et bien filmées, bien plus bourrines que dans les films de kung fu que j'ai beaucoup regardé ces dernières années, mais en terme de mise en scène, c'est très au-dessus du standard américain.

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Publié le 15 Décembre 2023

Pour se mettre à l'abri, le jeune Mahito, qui a perdu sa mère dans un incendie il y a peu de temps, emménage à la campagne avec son père, auprès de la sœur de sa mère. La maison cache quelques secrets, qui mèneront Mahito vers un autre monde féérique.

Ça y est, je suis enfin allé voir le dernier (?) film de Miyazaki. Ce n'est clairement pas son meilleur, mais il y a de belles choses à y puiser.
Le Garçon et le Héron est une variation sur Alice au pays des merveilles : un enfant pénètre dans un monde étrange, aux règles différentes de notre monde, il y rencontre tout un tas de créatures étranges et magiques (ici des pélicans, un héron un peu effrayant, une pêcheuse, des spectres, des perruches, des Warawara, petites créatures trop choupis…) Mahito y cherche la sœur de sa mère, en espérant trouver sa propre mère.
On pense souvent à d'autres films de Miyazaki, en particulier au Voyage de Chihiro, dont le film reprend plus ou moins la structure. Mais ce qui manque ici, c'est un travail sur les personnages : Mahito n'a d'autre caractéristique que son courage, ce qui n'est pas grand-chose pour s'attacher ; et les autres personnages sont à l'avenant. Aucune émotion ne se dégage de ce récit.
Reste un beau voyage, qui m'a quand même embarqué : quand Mahito pénètre dans l'autre monde, une inscription le prévient : « celui qui essaye de comprendre meurt », ce qui est clairement une déclaration programmatique. Je n'ai donc pas cherché à comprendre, et me suis laissé porter par l'imagination visuelle et poétique de Miyazaki. Et sur ce plan, Le Garçon et le Héron est réussi : l'animation est très belle, les images riches, généreuses. Ça ne suffit pas à faire un grand film, mais ça peut suffire pour un bon moment de cinéma.

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Publié le 11 Décembre 2023

Pile poil quand Tintin achète une très jolie maquette de bateau, des collectionneurs se ruent sur lui pour l'acheter à prix d'or. Mais Tintin ne cède pas, et cette maquette l'amènera vers tout un tas d'aventures à la poursuite de la Licorne, le fameux bateau du chevalier François de Hadoque.

Je suis allé voir ce film à sa sortie au cinéma, et je n'avais pas trop aimé, sans me souvenir aujourd’hui pourquoi. J'ai retrouvé ces raisons quasiment intactes, trop pratique !
Le récit est plutôt bien mené, peut-être un peu trop virevoltant pour du Tintin – certaines scènes rappellent d'ailleurs Indiana Jones 5, c'est amusant. Il y a de bonnes idées de mise en scène, des jeux de lumière intéressants, quelques clins d'œil bien trouvés.
Mais mon problème tient aux images, pour deux raisons. Tout d'abord, je n'aime pas la motion capture dans un film d'animation*. Je trouve que ça ralentit l'action, ça rend les personnages lourds et étrangement peu naturels à force de l'être trop. Ensuite, je ne suis pas convaincu par l'univers hyperréaliste du film, qui ressemble à peu à tout ce qui se faisait à l'époque : on perd la singularité du matériau initial. Surtout, ces personnages aux textures hyperréalistes mais aux proportions étranges, avec des grosses têtes et des gros nez, je trouve ça bizarre, ça me place directement dans la vallée de l'étrange.
J'ai l'impression de ne pas avoir été le seul à penser ça ; peut-être cela explique-t-il le fait que malgré les promesses, il n'y a jamais eu de suite.

* Dans un film live action, comme pour Gollum dans Le Seigneur des Anneaux, il me semble que ça marche bien, parce que le « réalisme » de l'animation colle bien avec le « réalisme » des acteurs : les lois de la physique sont les mêmes.

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Publié le 3 Décembre 2023

Un type (John David Washington) est chargé de régler une guerre venue du futur : des objets à l'entropie inversée se comportent comme s'ils remontaient le cours du temps, et menacent d'annihiler le monde.

Christopher Nolan a envie de jouer avec le voyage dans le temps, super. Plein de choses intéressantes dans ce film, un concept sympa, des scènes d'action plutôt bien fichues…
Mais plusieurs gros défauts empêchent de passer un bon moment. Le principal est que les enjeux du film sont largement incompréhensibles : qui sont ces personnages ? qu'est-ce qu'ils cherchent ? qu'est-ce qu'il veut le gros Russe, et pourquoi le personnage principal tient tant à aider sa femme ? et cette Indienne, pourquoi on la voit ? J'ai assisté à une suite de scène divertissantes, certes, mais comment dire… ce n'est pas suffisant. Soyons clairs : Inception est un film un peu complexe, il faut être attentif pour bien suivre. Là il ne s'agit pas de ça : les enjeux ne sont pas (ou très très mal) expliqués.
Ajoutez à cela que les personnages sont à peu près quasiment inexistants, qu'ils n'ont aucun background, pas de passé, rien qui puisse les définir en dehors de leurs scènes d'action. C'est d'une pauvreté assez dramatique…
Du coup, à partir de la moitié du film, quand on commence à voir les trucs cools (l'inversion du temps), j'étais déjà largement saoulé – et évidemment aucun des défauts n'est corrigé.
Je savais déjà que Tenet n'a pas bonne réputation, je comprends pourquoi.

Quitte à jouer avec la temporalité, je préfère de loin quand Nolan fait Memento.

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