Publié le 15 Juillet 2026

C'est un très court texte qui décrit le mouvement masculine, analyse quelques raisons de son succès et propose quelques pistes pour dépasser cette idéologie mortifère. Il est publié dans la collection « Alt » de La Martinière, de courts livres se penchant sur une thématique ; mais le tout petit format et la courte pagination font que le livre ne fait que survoler la question – contrairement aux « Tracts » de Gallimard, comme celui sur la prison, qui avec une soixantaine de pages et un plus grand format, permet d'approfondir un peu plus.

Je ne fais évidemment aucun reproche à l'autrice Nesrine Slaoui, qui a fait un très bon travail de synthèse. Comme dit plus haut, le problème vient de la collection en elle-même.

Finalement, je recommande plutôt d'écouter l'épisode des Couilles sur la table avec Francis Dupuis-Déri, bien plus complet.

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Publié le 15 Juillet 2026

Victor (Vincent Lindon) se réveille ce matin, et découvre une lettre de sa femme lui annonçant qu'elle le quitte. Quand il arrive au boulot, il apprend qu'il est licencié. Il se sent hyper mal, mais personne ne l'écoute parce que tout le monde autour de lui est en crise également. Il tombe sur Michou (Patrick Timsit), un type gentil mais paumé qui se met à l'accompagner partout.

Tous ces gens tellement dans des crises existentielles qu'ils sont incapables de s'écouter les un·es les autres, c'est plutôt marrant – même s'il ne fait pas non plus s'attendre à de gros rires devant ce film. Il y a quelques beaux moments, en particulier quand la mère de Victor (Maria Pacôme, excellente bien que dans le film elle est sensée avoir 50 ans, alors qu'elle en a 69 et que ça se voit, WTF ?) fait un plaidoyer pour sa liberté de femme ; quand la belle-sœur de Michou explique à Victor qu'il est un peu con. Les dialogues sont très finement écrits, les acteur·ices (la crème de cette époque) les délivrent au cordeau, et ça fait toujours plaisir de voir un beau texte délivré avec une grande justesse.
Malgré toutes ses qualités, ça reste un film un peu foutraque, dans lequel Coline Serreau essaye apparemment de mettre plein de choses (les classes sociales, le racisme, l'homéopathie, l'alcoolisme, la liberté féminine, l'aliénation par le travail, la charge mentale, la médecine chinoise, le mépris des politiciens, etc) sans vraiment tout maitriser (le racisme, le classisme). Victor est un trou de balle, c'est à peu près évident, qui va petit à petit s'ouvrir aux autres – mais c'est dommage que même vers la fin du film il reste vraiment méchant avec Michou : ça casse un peu la progression du personnage.

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Publié le 15 Juillet 2026

La narratrice qui se fait appeler Leo est du genre introvertie ; la solaire Aïssa est presque son opposée, ce qui ne les empêche pas d’être meilleures amies. Un jour, par hasard, Leo assiste à une agression sexuelle dans les couloirs de l'école. Terrifiée, elle ne fait rien - ce qu'elle se reprochera pendant longtemps. Elle finit par contacter Maryam, la victime, et ensemble, les jeunes filles vont essayer de trouver des solutions pour exprimer leur colère.

Que peuvent faire des jeunes filles de seconde face au système patriarcal qui protège les agresseurs et accuse les victimes ? Comment libérer la parole quand personne ne veut écouter ? Est-ce que le silence n'est finalement pas la meilleure réponse à la surdité de l'institution ?
Ce sont ces questions qu'aborde ce magnifique roman, une ode féministe à la sororité, portée par des personnages profondément attachant·es. J'ai été bouleversé par la détresse de Maryam, profondément ému par la beauté des mouvements collectifs que portent ces jeunes filles (et leur allié Jonas), par l'humanité des personnages et la finesse de leurs émotions. C’est un roman en vers libres, d'une grande fluidité de lecture ; c'est un livre profondément politique, tragique mais plein d'espoir et de force. 

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Publié le 9 Juillet 2026

Nous sommes à Chicago en 1929, en pleine prohibition. Deux musiciens fauchés (Tony Curtis et Jack Lemmon) se retrouvent au mauvais moment au mauvais endroit, et sont recherchés par la pègre. Leur solution : s'habiller en femmes pour rejoindre un orchestre féminin en tournée en Floride, à qui il manquait justement deux musiciennes…

Disons-le directement : c'est très fun à regarder. Les situations sont drôles, on est un peu dans le théâtre de boulevard, les deux acteurs principaux ont l'air de beaucoup s'amuser, c'est habilement mis en scène.
Et le film est beaucoup moins problématique que l'on pourrait craindre. Certes, un certain nombre de gags tournent autour du cul, parce que les deux musiciens sont entourés de jeunes et jolies musiciennes ; certes, Marilyn Monroe qui joue le love-interest d'un des musiciens (mais elle pense qu'il est une femme !) joue son personnage de blonde un peu cruche, et c'est dommage parce qu'il y aurait eu mieux à lui proposer ; certes tout le film baigne dans un léger bain de sexisme – mais franchement même pour des standards d'aujourd'hui ça va, et c'est un film qui a presque 70 ans ! Il n'y a au final pas de blague sur le thème de « oh la honte t'es une gonzesse », ce qui est quand même notable. Et le gag final (« je suis un homme – personne n'est parfait ») est tout bonnement excellent.

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Publié le 7 Juillet 2026

Une réponse (sans trop de moquerie) au très médiatique Journal d'un prisonnier, qui explore factuellement les nombreux angles morts du livre de l'ancien président, thème après thème : le choc carcéral, l'isolement, les relations avec les proches, la discipline et le mitard, la santé, l'oisiveté, la violence, pauvreté et précarité, les femmes et les enfants, les longues peines, la surpopulation.
C'est un Tract Gallimard qui décrit l'état lamentable des prisons, son délabrement et la violence inhérente à ce système. C'est passionnant, édifiant, un peu effrayant et désespérant. Même si ce n'est pas formulé ainsi, ce livre me conforte dans l’idée que la prison est plus un problème qu'une solution.

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Publié le 5 Juillet 2026

C'est l'histoire d'Ortie, une jeune sorcière qui signe un pacte avec Corentin, un Commun, son meilleur ami de l'école (et probablement un peu plus). Sauf que ce que ne sait pas la petite sorcière, c'est qu'elle vient de donner son Nord, une boussole interne qui dirige les sorcières, vers leur destin, et sans lequel elles sont incomplètes, perdues, inutiles.

Il se passe encore beaucoup d'autres choses dans ce formidable roman ado, qui est un réel plaisir de lecture même pour un vieux comme moi. Les personnages (Ortie, ses deux sœurs et toute sa famille) sont super attachant·es, leurs aventures sont palpitantes et haletantes : le livre est un vrai page-turner ! C'est une série en trois tomes, il est évident que je lirai les deux autres dès que possible (par exemple quand le 2e sortira en poche). 

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Publié le 3 Juillet 2026

Dale (John C. Reilly) vit encore chez son père docteur Robert Doback (Richard Jenkins). Quand celui-ci épouse Nancy Huff (Mary Steenburgen), elle s'installe avec son fils Brennan (Will Ferrell). Les deux grands enfants commencent par se détester, avant de devenir les meilleurs amis du monde.

C'est complètement stupide, mais plutôt marrant. Je ne suis pas sûr que ce soit vraiment bien réalisé, il y a trop de jump-cuts chelous pour ça. Mais le timing comique comique est plutôt bien respecté, donc ça vaaaa.

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