Publié le 14 Mars 2026
Une nuit, un mec déguisé en lapin flippant dit à Donnie Darko (Jake Gyllenhaal) de se lever et de le suivre dans la nuit. Et c'est une bonne chose, parce que pendant son absence, un réacteur d'avion est tombé pile sur la chambre de Donnie – et donc le lapin lui a sauvé la vie. Ce lapin lui dit aussi que la fin du monde est dans 28 jours, ce qui est une moins bonne nouvelle.
C'est un film comme il en existe tant sur le lent basculement d'un personnage dans la folie : Donnie Darko entend des voix et a des hallucinations, il est somnambule, il est obsédé par les histoires de trous de ver et de voyage dans le temps, et il obéi à ce drôle de lapin qui le pousse à faire des trucs pas toujours très bien. J'ai évidemment pensé à Enemy de Denis Villeneuve, où Jake Gyllenhaal joue à peu près le même rôle (avec quelques années en plus quand même). Mais il y a ici suffisamment d'originalité pour que je ne m'ennuie pas.
Finalement, Donnie Darko aborde pas mal de sujets : outre la santé mentale du personnage principal, il y est question d'amours lycéennes, de harcèlement, d'une drôle de secte invitée dans le lycée pour qui toute la vie s'explique par la relation peur/amour… et pourtant à aucun moment j'ai eu l'impression que c'était trop, ou que c'était simplement survolé.
C'est filmé avec une certaine élégance, avec quand même quelques effets de ralenti/accéléré carrément kitchs. Le film se passe en 1988, et j'étais persuadé qu'il avait été tourné à cette époque alors que pas du tout, ce qui est assez surprenant – ça veut manifestement dire que c'est bien fait.
/image%2F0702220%2F20141020%2Fob_043efc_capture-d-e-cran-2014-10-20-a-16.png)
/image%2F0702220%2F20260304%2Fob_cd93f9_vampire-humaniste-1i.jpg)