Publié le 8 Juillet 2024

Riley a maintenant 13 ans, elle est toujours à fond sur le hockey. La sélectionneuse de son futur lycée l'invite à un stage d'été avec ses deux meilleures copines, mais catastrophe : elles lui annoncent qu'elles iront dans un autre lycée qu'elle. Riley va essayer de devenir meilleure amie avec Valentina, la capitaine de l'équipe du lycée, dont Riley est fan.
SAUF QUE : alors que dans son cerveau les émotions (Joie, Colère, Tristesse, Peur et Dégoût) se préparent au week-end, un nouveau bouton « puberté » apparait sur la console… Et avec lui, de nouvelles émotions surgissent, qui vont tout faire pour prendre les commandes : Anxiété, Embarras, Ennui et Envie.

Après un premier volet fort réussi, on attendait ce second opus au tournant. Et c'est plutôt réussi, même si évidemment il n'arrive pas à recréer la surprise et la force de la découverte du premier. Les nouvelles émotions sont intéressantes (même si ça commence à faire beaucoup, et qu'une partie fait de la figuration), les nouveaux concepts malins (les croyances fondamentales, la personnalité, l'estime de soi, la faille du sarcasme) (j'apprécie le fait qu'on ne va pas chercher ces concepts chez Freud)… Le personnage de Riley est réussi et vraiment touchant. Il y a une ou deux longueurs, je ne sais pas si c'est inoubliable, mais c'est réussi.

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Publié le 29 Juin 2024

Comme tous les ans, Jacques passe les vacances d'été sur l'île d'Oléron, avec sa femme et ses quatre fils. Cette année, il décide de céder à un caprice et de s'acheter un bateau – bien qu'il n'y connaisse absolument rien en voile.

Le film commence comme d'autres films de Bruno Podalydès (Le Mystère de la chambre jaune, Comme un avion, Les Deux Alfred) : un type un peu décalé, une passion improbable, Bruno Podalydès incarne un vendeur de bateau drôle et truculent, Denis Podalydès joue un peu comme Rowan Atkinson… on s'attend à une comédie sympathique et un peu loufoque, tendrement moqueuse, comme Podalydès sait le faire. Sauf que le récit prend un autre chemin : confronté à sa propre incompétence, Jacques se révèle autoritaire, méprisant, égoïste, méchant, bref carrément détestable. À la fin du film se trouve une longue scène de balade en bateau en famille, où, alors que les choses tourne mal, Jacques s'énerve, traite tout le monde de con ou de conne, donne des coups. Et c'est à peu près tout, alors que toute cette scène est d'une grande violence, le film ne revient pas dessus, et se termine comme si de rien n'était. On ne s'amuse plus, on ne passe plus un bon moment.
Le plus gênant dans tout ça, c'est que je ne comprends pas ce que veut raconter Podalydès. Veut-il dénoncer cette masculinité ? Croit-il que c'est encore drôle ? Je ne comprends pas.
Si on ajoute le fait que les personnages des enfants ne sont pas très bien définis, et que l'aîné passe son temps à stalker une voisine et à mater les filles en maillot avec ses jumelles, le malaisomètre ne risque pas de descendre.

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Publié le 19 Juin 2024

Un tueur d'enfant sévit dans une ville allemande. Les gens ont peur, la police ne sait pas comment faire, le gouvernement met la pression. Même les bandits se plaignent : comme la police est sur les dents, les cabarets sont régulièrement fouillés, et le business en pâtit. Mais qui peut bien être cet assassin ?

Devant ce film, on comprend facilement pourquoi c'est un classique du cinéma. C'est réalisé avec brio, le récit est bien mené (même s'il y a quelques longueurs sur la fin), les acteurs sont très bien, l'histoire est dramatique à souhait… J'ai été assez impressionné par le fait qu'à peu près tous les éléments techniques du cinéma moderne sont présents : travellings et plans à la grue (un peu tremblants par moments, certes), effets de montage, voix d'un personnage qui se poursuit sur une autre séquence d'image, pluralité des points de vue, jeu sur le champ/hors-champ, mise en parallèle de deux scènes en jouant sur la continuité de mouvement… Les effets sont sans doute un peu visibles, mais c'est magistral. Sachant que c'est le premier film parlant de Frtiz Lang, et vu la richesse du travail sur le son, c'est encore plus impressionnant.
Le procès intenté par les voyous à l'assassin est intéressant : ce n'est pas un parodie de procès, c'est un vrai jugement avec juges, avocat, jurés, public – et c'est d'autant plus évident qu'on n'assiste pas au procès judiciaire de l'assassin (il n'y a qu'un plan, suivi d'une femme pleurant que ça ne lui rendra pas ses enfants, et hop c'est la fin, aussi abruptement que ça). On sent au visionnage qu'il y a plusieurs niveaux de métaphore dans le film, que l'assassin peut être vu comme un symbole, que le rapport entre policiers et bandits est à décrypter… Mais honnêtement je n'ai pas le bagage nécessaire pour dénouer tout ça.

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Publié le 17 Juin 2024

Le but de Bahia Benmahmoud (Sara Forestier) est la diffusion des idées de gauche par le sexe : elle couche avec des gens plus ou moins de droite dans l'espoir de les convertir. Elle est plutôt efficace. Arthur Martin (Jacques Gamblin) est un biologiste spécialiste des problèmes de grippe aviaire, un des derniers jospinistes du monde, issu d'une famille radicalement incapable de parler de quoi que ce soit de sérieux ou de personnel.

J'avais vu cette comédie à sa sortie et j'en gardais un bon souvenir. Il n'était pas infondé : c'est bien écrit, souvent drôle ; l'ouverture du film avec la présentation des personnages face caméra marche très bien.
Aujourd'hui, je suis gêné par deux choses. Tout d'abord les deux acteurices ont une énorme différence d'âge : Sara Forestier a 24 ans au moment du tournage, Jacques Gamblin 53 ans… plus du double ! Certes, c'est dit (rapidement) dans le film, mais ça ne suffit pas à désamorcer la gênance. Ensuite, Bahia Benmahmoud est l'incarnation parfaite de la Manic Pixie Dream Girl, c'est-à-dire une jeune femme délurée, joyeuse, sexuellement libérée, qui va permettre à un personnage masculin un peu fadasse de se révéler… Mais autant je vois bien ce qui peut attirer Arthur Martin vers Bahia, autant je peine à comprendre la raison qui pousse Bahia dans les bras de ce vieil homme blanc, pas fun pour un sou et qui par moment exprime envers Bahia ce qui ressemble à une forme de condescendance un peu méprisante.
Bref, Le Nom des gens c'est super, mais c'est vraiment dommage que les deux personnages principaux aient une histoire d'amour.

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Publié le 14 Juin 2024

Tous les fils narratifs posés dans le précédent opus se dénouent. Lisbeth se remet de ses blessures en attendant son procès pour tentative de meurtre contre son père Zalachenko ; celui-ci essaye de placer ses pions pour se couvrir tout en enfonçant les autres ; les agents de la police secrète essayent de garder un coup d'avance ; Mikael Blomkvist enquête et essaye d'aider son amie.

C'est un peu moins le bordel que dans le deuxième film, probablement parce que les intrigues trouvent une résolution. Pour autant ça reste compliqué à suivre : plein de personnages, des enquêtes dans tous les sens, plusieurs couches d'intrigues… Tout ça est un peu confus ; il aurait sans doute été possible de raconter la même histoire plus simplement, de façon plus resserrée, comme le premier film avait réussi à le faire. Mais comme je n'ai pas lu les romans, je n'arrive pas à savoir : est-ce un défaut de l'histoire telle qu'elle est racontée dans le film, ou ces défauts sont-ils présents dans les livres aussi ?
En tout cas, je trouve la réalisation un peu moins nanardesque que pour le deuxième film (notamment parce que je n'ai pas vu d'erreur de montage)… Ce qui ne veut pas dire que c'est du bon travail pour autant : on trouve les mêmes tics de couleur nocturnes orange/bleu, le même jeu approximatif des acteur·ices ici ou là, les mêmes scènes d'action pas très maitrisées…
Je suis content d'être allé au bout de cette trilogie, mais je ne la recommanderais pas.

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Rédigé par Vincent Sorel

Publié dans #cinéma, #Suède, #Polar

Publié le 3 Juin 2024

Un nouveau collaborateur entre à Millénium, avec sous le bras une grosse enquête sur des réseaux de prostitution et leurs clients, impliquant des politiques, des flics, des juges… Mais ce journaliste, ainsi que sa compagne qui enquête également, sont retrouvés tués chez eux. On a retrouvé l'arme du crime, avec les empreintes de Lisbeth Salander… D'ailleurs, où est-elle passée ? Mikael Blomkvist, qui ne croit pas à la culpabilité de la jeune femme, mène l'enquête.

Le réalisateur change après le premier opus, plutôt honnête. Le changement se voit, et c'est globalement moins bien. Daniel Alfredson aime bien, dans les scènes nocturnes, opposer un extérieur bleuté avec des intérieurs aux lumières artificielles orangées ; c'est un contraste qui marche bien et qui a fait ses preuves, qui mais qui est ici sur-utilisé au point que ça devient un peu ridicule. Il y a ici ou là des maladresses de montage (des personnages qui entrent ou sortent dans le champ sans qu'il y ait de continuité, des continuités étranges entre deux scènes…) ; quelques acteur·ices ont un jeu un peu nanardesque. Même l'histoire est moins bien, et nous laisse avec une fin ouverte un peu frustrante.

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Rédigé par Vincent Sorel

Publié dans #cinéma, #Suède, #Polar

Publié le 3 Juin 2024

Mikael Blomkvist (Michael Nyqvist) est un célèbre journaliste dans le journal d'investigation Millénium, qui vient de perdre son procès en diffamation contre un industriel. Il est contacté par Henrik Vanger, un vieil industriel qui aimerait son aide pour retrouver sa nièce disparue dans les années 1960. Blomkvist va recevoir l'aide d'une jeune hackeuse, Lisbeth Salander (Noomi Rapace), qui a préalablement enquêté sur le journaliste, à la demande d'un membre de la famille Vanger. Pour le moment, elle est en train d'essayer de se débrouiller avec sa nouvelle tutelle – et c'est peu dire que ça commence mal.

Fun fact : la critique du Millénium de David Fincher est une des raisons qui m'a poussé à faire ce blog (j'avais même fait des illus, c'était le bon vieux temps).
Je n'avais jamais vu la version suédoise, donc on m'avait dit le plus grand bien (en mode « c'est ça la vraie version, c'est carrément mieux que celle de Fincher »). Bon. Honnêtement le travail de Niels Arden Oplev n'est pas mauvais, mais on ne peut pas dire qu'il soit bon. C'est plutôt efficacement raconté, malgré il y a quelques kitcheries ici ou là (des images d'écran qui s'incrustent et se superposent pendant des phases de recherche). C'est de bonne qualité téléfilm, mais c'est pas du grand cinéma.
Mais l'histoire est toujours aussi bien, évoquant Agatha Christie avec plus de violence, les acteurices sont très bien aussi.

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Rédigé par Vincent Sorel

Publié dans #cinéma, #Suède, #Polar