Publié le 6 Avril 2020

Que dire de ce film qui n'a pas déjà été dit ? Filmé à hauteur d'enfant (bien souvent on ne voit pas les visages des adultes, qui sont trop grands pour le cadre) c'est un film magnifique, merveilleux, émouvant, touchant.
La partie avec les hommes du gouvernement est moins longue et flippante que dans mes souvenirs, on ne sait pas trop qui ils sont. Leur rôle est aussi plus ambigu : ils ne sont pas vraiment méchants, ils ne sont pas franchement gentils, même si pour un enfant, ils représentent sans doute l'obstacle qui sépare Eliott d'E.T.
La version que j'ai regardée est celle rebricolée pour les 20 ans du film, avec des effets numériques dégueulasses, qui gâche un peu le film, et trahit les souvenirs d'enfance que j'en ai.

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Publié le 3 Avril 2020

Julien est interrogé dans le cadre d'un enquête dont l'objet est au début passez obscur. On apprend petit à petit qu'il a une femme, une maîtresse qu'il a vue quelques fois, on suppose que quelqu'un est mort, mais on n'est pas encore sûr de qui il s'agit…

Et c'est le principal intérêt de film, adapté d'un roman de Simenon : le montage mêle des séquences d'interrogatoire avec des scènes de flash-back, et les différents éléments de l'intrigue nous sont révélés petit à petit. Ce n'est pas d'une originalité folle, mais ça marche vraiment bien ici : le spectateur se retrouve dans la position d'un enquêteur, à essayer de comprendre ce qui s'est passé, de déceler les éventuels mensonges ou contradictions. C'est assez habile. Les cadres et les lumières sont soignées, élégantes, très photographiques – le cadre bouge peu, le format est presque carré. Pas inoubliable, mais très réussi.

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Rédigé par Vincent Sorel

Publié dans #cinéma, #France

Publié le 2 Avril 2020

C'est à peu près impossible de résumer ce film, surtout si on espère ne pas en dévoiler l'intrigue… Donc tant pis, on y va, on va essayer de faire quelque chose de cohérent.
Yun-ju est un ancien étudiant sans travail, qui est sous la coupe de sa femme enceinte qui le malmène pas mal. Les aboiements d'un petit chien dans sa barre d'immeuble le rendent fou, il veut s'en débarrasser. Dans sa quête, il va rencontrer un homme d'entretien qui se fait de drôle de plats, un SDF peu sympathique, une jeune fille maladroite qui se sent investie d'une mission de justicière…

Le scénario est parfaitement improbable, il se passe plein d'autres choses que je n'ai mentionnées ici. Ce film est plein de l'humour grotesque que Bong Joon-ho développera dans ses films suivants ; les questions de rapports de classe y sont moins présentes. C'est drôle, plein de péripéties rocambolesques mais jamais on ne perd le fil, jamais ça ne devient vraiment n'importe quoi. La mise en scène est assez belle, même si elle n'a pas encore la finesse et la perfection qu'il développera ensuite. C'est un premier étonnant, que j'ai sans doute d'autant plus apprécié que j'ai vu à peu près tous ses autres films suivants.

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Rédigé par Vincent Sorel

Publié dans #cinéma, #Corée

Publié le 27 Mars 2020

Wendy est en route vers l'Alaska, où elle espère trouver du travail. Fauchée, elle se fait prendre par un vigile alors qu'elle vole de quoi nourrir sa chienne Lucy, qui l'accompagne partout. À son retour du poste de police, Lucy a disparu.

Le scénario se résume un peu trop rapidement, et ne rend pas vraiment justice à ce beau film. Ici, tout se joue sur la finesse des sentiments, sur la description de la galère qui suit ces années de crise et l'obligation de se démener pour juste trouver un job qui permette de vivre. Le film repose en grande partie sur Michelle Williams, qui incarne Wendy, toute en subtilité et en finesse. C'est au final un film simple et émouvant.

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Rédigé par Vincent Sorel

Publié dans #cinéma, #États-Unis

Publié le 25 Mars 2020

J'avais déjà fait une note sur ce film, mais elle est trop incomplète pour être vraiment intéressante.
(pour autant je ne vais pas m'ennuyer à résumer encore ce film).

Depuis la première fois, j'ai appris qui était Bong Joon-ho : Parasite, Okja, The Host, je commence à voir ce qu'il aime, son style, ses thématiques. Comme par exemple la question de la lutte des classes, des distinctions et hiérarchies qui est au cœur du Transperceneige. Pas étonnant qu'il ait voulu l'adapter.
On peut aussi parler de son sens de l'humour un peu grotesque et absurde (la salle de classe, le personnage de Tilda Swinton...) qu'on retrouve ici ou là dans d'autres films- je pense en particulier à Okja et son côté farce satirique féroce.
Tout de même, les premières bagarres sont particulièrement mal filmées, en mode shaky-cam mal (foutue en plus) ; ça s'améliore par la suite. Mais est-ce que c'est le côté américain du film qui l'a poussé à ce mauvais choix ? En tout cas, à part ça, c'est très habile et efficace. Et c'est un film parfait à regarder en période de confinement.

Il faudra maintenant que je lise la BD, pour savoir quelles libertés Bong Joon-ho a prises.

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Publié le 23 Mars 2020

Dans un futur très proche mais qui a pas super bien tourné, de mystérieuses créatures déciment tout ce qui fait du bruit. Tu parles, tu éternues, couic, tu es lacéré vite fait bien fait.
Le film se concentré sur une famille américaine, papa, maman, deux enfants. Accessoirement la mère est enceinte, ce qui semble être la pire idée du monde dans ces circonstances (mais on est aux États-Unis et il n'est toujours pas question d'avorter).

C'est un film d'horreur qui paraît un peu indé, qui pourrait être un Sundance movie à l'envers (on est pas dans le feel-good movie, plutôt dans le feel-angoissé movie. Cette idée d'être dans le silence total marche plutôt bien en période de confinement.
C'est bien écrit, bien mené, bien réalisé, il y a 1 ou 2 jump scares pas indispensable et un insistance un peu lourde sur une histoire de clou, mais à part ça rien à redire.

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Publié le 22 Mars 2020

Édouard Lavenant est un vieil homme acariâtre et grincheux. Depuis son accident cérébral et le léger handicap qui immobilisé sa main gauche, il est assisté par Thérèse, une infirmière à domicile, optimiste, heureuse, satisfaite d'un rien.

Pascal Garnier, auteur du déjà très bien Comment va la douleur ?, emmène ses deux personnages dans des aventures improbables, drôles et surprenantes. C'est assez compliqué à résumer, puisqu'il y a l'apparition d'un fils imprévu, un road trip en Suisse, quelques morts, des engueulades et de la tendresse. On est sur une logique de péripéties, on pourrait presque imaginer ça publié en feuilleton (rien de méprisant là dedans). Même si on peut se dire au début que les deux personnages incarnent deux archétypes pas follement originaux, c'est souvent drôle, toujours inventif, magnifiquement bien écrit, avec une élégance du verbe et des images qui est un ravissement.

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