Publié le 19 Novembre 2019
Blake erre en foret, il marmonne des choses incompréhensibles, il traîne dans son grand manoir décrépit, il s'endort n'importe où, il fait un peu de guitare, il fuit des gens. Il n'est manifestement pas en forme, et ça va pas aller en s'arrangeant.
Last Days est une évocation des derniers jours de Kurt Cobain/Blake, ce fantôme informe perdu dans ce manoir trop grand, dans la même décrépitude que lui.
Gus Van Sant utilise les mêmes tics de réalisations que dans Elephant : plans séquence, longs travellings, scènes vues depuis plusieurs points de vue… Pourtant, ici, la mécanique semble tourner à vide. Elle ne produit aucun effet sur moi, à part de l'ennui. Probablement parce les personnages sont des fantômes, même ceux qui entourent Cobain, qu'ils n'ont pas de substance, pas de personnalité. Dans Elephant, les personnages avaient directement une épaisseur, 2-3 choses suffisaient à les dessiner, ici ça ne marche pas, il n'y a que des silhouettes. Alors c'est peut-être voulu, ça a peut-être du sens, mais chez moi ça ne produit que de l'ennui.
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