Publié le 11 Mai 2022
Ce film est un plan-séquence d'1h30, se baladant dans Paris, depuis le quartier du Louvre jusqu'aux Buttes Chaumont, en passant par plusieurs modes de transport : à pied, en courant, en vélo, en scooter, en métro… On passe d'un duo ou d'un trio de personnages à un autre, on les attrape au milieu de leurs conversations. En vrac, il y a le type qui fait du porno amateur, le mytho qui invente l'histoire de Belleville, la jeune artiste qui rêve de réinventer le noir, les ados qui volent à la tire, la mariée échappée de son mariage, le cycliste poète, l'humoriste qui se rêve danseur…
Il faut parler de la performance : 1h30 de film dans plein d'endroits, avec plein d'acteur·ices, c'est très impressionnant, et c'est réalisé sans accroc. Un truc de ouf.
Mais j'ai tellement été pris par le film que j'ai oublié la performance. J'ai été touché par tous ces personnages, intéressé par quasiment toutes leurs histoires (certaines un peu moins, forcément, c'est le jeu). Les acteur·ices sont formidables, quasiment que des inconnu·es (sauf François Rollin et Alice de Lencquesaing, que j'avais vue il y a fort longtemps dans le très beau Le Père de mes enfants) ; la photo est très belle.
C'est un film fantastique, qui m'a totalement enthousiasmé, plein d'énergie et de vie !
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