Dans le futur de 1992, tout est automatisé et payant. Ouvrir la porte de son appartement, prendre une douche, ouvrir le frigo… Et si vous n'avez pas de thune, les machines ne se privent pas de vous envoyer bouler. On peut aussi communiquer avec les morts pendant des années, s'ils sont bien cryogénisés.
Dans ce futur, il y a surtout des télépathes et des précogs qui peuvent entrer dans votre cerveau ou saboter votre entreprise, en particulier ceux embauchés par Hollis. Glen Runciter est à la tête d'une agence de neutraliseurs, dont le pouvoir est d'empêcher le travail des médiums.
Un certain nombre de télépathes sont portés disparus ces derniers temps, ce qui inquiète Runciter : quelque chose de louche semble se tramer. Il reçoit un appel provenant d'un mystérieux commanditaire lui demandant de faire le ménage dans une entreprise lunaire : peut-être tout ceci est lié ?
L'opération lunaire va mal évidemment mal tourner : c'était un piège, et Runciter meurt (et pas de bol, la cryogénisation échoue). Son assistant, le formidable testeur Joe Chip prend le relai. Mais de retour à New York, rien ne va : le café moisit, la crème est tournée, d'anciennes pièces de monnaie apparaissent… Le monde a l'air de régresser vers 1939 : peut-être est-ce dû à Pat, dont le pouvoir de recréation du passé permet de neutraliser les précogs. Mais connaît-on vraiment ses intentions ? Dans le même temps Runciter semble parler depuis l'au-delà, par des moyens étranges. Mais est-il bien mort ? Ou est-ce que tout cela est encore plus compliqué ?
Il est difficile de résumer ce livre sans trop en dire, puisqu'il prend des directions très inattendues. On pensait avoir affaire à un livre sur une guerre de télépathes, finalement il est question de la mort et de mondes parallèles. Le scénario est diabolique, un peu compliqué par moments à la réflexion, puisque K. Dick aime multiplier les fausses pistes. Mais on n'y prend pas garde, tant on est pris par l'intrigue. Y'a pas à dire, il est fort ce Philip K. Dick.
Monty (Edward Norton) est un dealer qui s'est fait choper - mais qui a bien pu le dénoncer ? Alors qu'il est condamné à 7 ans de prison, il passe sa dernière soirée avec ses deux amis d'enfance, un prof de lycée (Philip Seymour Hoffmann) et un trader (Barry Pepper), et sa compagne (Rosario Dawson).
C'est un film un peu bancal, dont je ne suis pas sûr d'avoir saisi le propos. Il parle en partie de la masculinité toxique : les trois personnages principaux entretiennent des relations viriles que je peine à qualifier d'amitié. Le trader est un sale type, amer, cynique, arrogant, méchant avec tout le monde dont on peine à déceler les qualités. Le prof est plus touchant, empêtré dans une lamentable passion pour une de ses élèves. Monty est plus fade, plus opaque, il ne se livre qu'une seule fois sur ce qu'il ressent dans tout le film. Sa compagne paraît surtout subir le comportement de ces mecs.
Le film peine à être touchant, même s'il est par moments mélancolique (la vie imaginaire de la fin). Spike Lee reste pour moi trop à distance de ses personnages pour que ça me touche.
De tout ça, que me restera-t-il dans quelques semaines ? Pas grand chose je crois.
(Je ne vais pas faire de résumé des films, je les connais encore à peu près par cœur)
Les Aventuriers de l'arche perdue (1981)
Le premier volet est certainement un des meilleurs. Le ton oscille habilement entre aventure et humour, il y a de l'enquête, le personnage féminin est plutôt bien et Harrison Ford ne l'embrasse pas de force (enfin on apprend qu'il a couché avec elle alors qu'elle était ado) (parce que oui, si vous n'étiez pas au courant, Harrison Ford joue régulièrement des agresseurs sexuels). La mise en scène est élégante et précise, comme toujours avec Steven. Il y a des incohérences et des facilités scénaristiques, mais je pardonne tout.
Indiana Jones et le temple maudit (1984)
Ce n'était vraiment pas mon préféré quand j'étais enfant, et je comprends pourquoi. Pas grand-chose ne tourne rond dans ce film. L'ambiance est glauque et étouffante, le motif de toute l'aventure repose trop sur des coïncidences pour qu'on y croie vraiment, c'est mal rythmé, le film enchaîne scène d'action sur scène d'action sans qu'on aie le temps de souffler… On a perdu tout l'humour et le côté « explorateur » qui était présent dans le premier volet.
C'est raciste (le repas chez le maharadjah, entre autres) et horriblement sexiste. Le personnage féminin passe échoue lamentablement au test de la lampe sexy : elle ne fait que surjouer « la blonde », n'est qu'un personnage comique et le love interest de Ford (qui la force à quelques reprises, oui). C'est lamentable et insupportable.
Indiana Jones et la dernière croisade (1989)
Quand j'étais enfant, je préférais de loin L'Arche perdue, qui était pour moi la quintessence du film d'aventure. Pourtant, celui-ci est sans doute meilleur. L'histoire est vraiment bien, le mélange entre aventure/action et humour est très bon, le personnage de Sean Connery est parfait, la réalisation est élégante… On peine à croire que c'est la même équipe qui a fait Le Temple maudit.
(Ford force le personnage féminin à l'embrasser, sans grande surprise).
Interior design (Michel Gondry)
Un jeune couple cherche à s'installer à Tokyo, il est réalisateur débutant, elle ne sait pas trop quoi faire de sa vie. Ils sont logés chez une amie, qui a un tout petit appartement et aimerait bien les voir partir.
C'est un beau film, sensible et élégant. Il débute comme une chronique sociale tendre et pleine d'humour, et bascule dans un fantastique très Gondry.
Merde (Leos Carax)
Une créature des égouts (Denis Lavant, of course) surgit et effraye la population. Quand elle balance des grenades un peu partout, la police l'arrête.
Carax s'est fait un délire, qui évoque un peu Godzilla. Mais c'est beaucoup trop long, ça s'enlise dans un jeu sur des langues inventées pendant lesquels les acteurs cabotinent le plus possible. Contrairement aux autres films, ça ne dit rien d'intéressant sur le Japon, ni sur la vie, ni sur rien. J'avoue que je trouve ce segment complètement raté et sans intérêt.
Shaking Tokyo (Bong Joon-ho)
Cela fait plus de dix ans que le personnage principal est hikikomori : il vit reclus chez lui, n'ouvrant la porte que pour se faire livrer de la bouffe. Un jour, une livreuse de pizza fait un malaise chez lui.
Comme toujours avec Bong Joon-ho, c'est finement filmé, monté avec soin et élégance. La fin du film est sans doute un peu trop appuyée, et c'est dommage parce que tout le reste est une merveille.
Durant la Seconde Guerre Mondiale, le jeune soldat Hirō Onoda est formé dans une unité spéciale formée à la guerilla. Onoda est envoyé sur une île des Philippines diriger la brigade présente sur place. Alors que les Américains attaquent, Onoda se retrouve seul avec trois hommes, à résister isolé du reste du monde.
Refusant de croire à la reddition du Japon, Hirō Onoda, resté se battre jusqu'en 1974, est le dernier soldat de cette guerre.
C'est une histoire connue et extraordinaire. Arthur Harari en fait un film assez long (2h45), mais cette durée ne transparaît pas, tant le rythme du film est maîtrisé. Il est de toutes façons impossible de faire ce film en 1h30 : on a besoin de sentir le passage du temps, les différents stades d'Onada, comment la folie débarque. C'est très bien filmé, les décors sont magnifiques, les acteurs excellents, l'histoire formidable : ça ne peut être qu'un bon film – et ça l'est. Onada est un film d'hommes (un seul personnage féminin qui parle une langue inconnue de tout le monde). Mais ces hommes sont beaux, sensibles, ils pleurent plusieurs fois, s'excusent (j'ai pensé à la dernière vidéo du Pop culture detective). Cette façon d'exprimer des sentiments est peut-être plus occidentale que japonaise, et c'est l'interrogation que j'ai sur ce film : c'est un film français, avec un réalisateur et un producteur français, tourné au Cambodge avec des acteurs japonais. Que pense la presse japonaise de ce genre d'aventure rocambolesque ? (Le film sort le 8 octobre au Japon, si j'y pense, je ferai une mise à jour à ce moment-là)
Ce vaste roman débute lors de la Révolution culturelle en Chine, alors que les scientifiques sont accusés de propager des idées réactionnaires. Ye Wenjie, fille d'un grand physicien, est envoyée à la montagne pour déforester. Elle est embauchée à Côte Rouge, une base militaire secrète.
À l'époque contemporaine, Wang Miao, un spécialiste des nanomatériaux, est plongé au cœur d'une guerre mystérieuse, dont il ignore tout. Il est confronté à des évènement mystérieux ayant tous un lien avec la science. En particulier, des scientifiques se suicident en découvrant que dans les accélérateurs de particules, les mêmes expériences produisent des résultats différents. Les lois de la physique varient, la physique n'existe pas.
En parallèle, Wang Miao essaye un nouveau jeu, Les Trois corps, qui plonge dans une Chine à peu près historique, dans laquelle le soleil ne suit aucun cycle régulier : des années régulières peuvent être interrompues par une quasi-nuit glaciale de plusieurs siècles, suivie d'une fournaise mortelle.
Ce résumé n'est que le début du roman, qui se développe dans des directions très inattendues (je mets un résumé complet en fin d'article). Toute cette première partie est fascinante, qui met en scène des évènements inexplicables : le compte à rebours, le fond diffus cosmologique qui clignote… On est dans de la hard science-fiction, c'est souvent pointu mais même si parfois quelques détails nous échappent, on peut apprécier le roman.
Je n'ai pas encore dévoilé le cœur du livre, à savoir l'existence des Trisolariens, la civilisation à peu près décrite dans le jeu Les Trois corps, habitant une planète inhospitalière orbitant dans un système chaotique à trois soleils. Des messages ont été échangés, les Trisolariens arriveront sur la Terre dans 450 ans, guidés par une secte qui leur voue un culte, tout en souhaitant la mort des humains (en gros).
C'est un développement qui arrive à plus de la moitié du roman, et qu'honnêtement je n'attendais pas, mais qui est intéressant. Je regrette juste que dans cette partie Liu Cixin se montre beaucoup moins rigoureux sur le fond scientifique, en particulier sur le problème de la langue : humains et Trisolariens ont l'air de discuter sans aucune difficulté, ils ont l'air de tout savoir les uns sur les autres… Ce n'est franchement pas très crédible, et c'est dommage (et après un film comme Premier contact, ça a du mal à passer). Idem pour l'idée des Trisolariens de venir habiter sur Terre, une planète qui leur est très probablement inhospitalière (irrespirable, pas la bonne température etc). Ça donne l'impression que la physique passionne Liu Cixin, mais qu'il se fout un peu des autres domaines de la science.
Et d'autant plus regrettable que la défense de la science est au cœur du livre : outre le côté hard-science de l'écriture, Cixin décrit la volonté de Trisolaris d'empêcher les progrès de la science pour que les Terriens restent à leur stade d'évolution, qui fait écho aux ravages scientifiques de la Révolution culturelle…
Malgré tout, et bien que ce soit un roman très masculin, c'est un vrai page-turner dense et riche. C'est le premier tome d'une trilogie dont j'ai envie de lire la suite, tout en espérant qu'il se calme sur les trucs d'extraterrestres pas très crédibles.
À ce stade, la secte qui demande à accueillir les Trisolariens sous prétexte de détestation de l'humanité ne fait pas beaucoup de sens (trop de « pourquoi ? »), mais peut-être des pistes se dessineront par la suite.
* * *
1. Un printemps silencieux
1. Chine, 1967. Un professeur de physique est lynché, accusé de propager des idées réactionnaires en enseignant la physique moderne.
2. Sa fille, Ye Wenjie, déforeste les forêts mongoles, un travail inutile et mortifère. Elle est emprisonnée pour une histoire de lettre qu'elle n'a pas écrit.
3. Lei Zhicheng, un commissaire politique, et Yang Weining, un ancien élève de Ye Wenjie, lui proposent de travailler à Côte Rouge, un programme d'armement secret dont elle ne pourra jamais sortir. Une grosse antenne est posée sur un pic rocheux, qui donne l'impression d'être dangereuse, mais son vrai but reste inconnu.
4. 38 ans plus tard
Wang Miao, spécialiste des nanomatériaux, est amené par le peu agréable commissaire Shi Qiang dans un centre militaire. Le général Chang Weisi lui explique que c'est la guerre. Des scientifiques de renom se sont suicidé·e·s, dont la fameuse et mystérieuse Yang Dong. Il semble que tou·te·s ces scientifiques aient un lien avec une association, Les Frontières de la science, qui se demande si la science n'a pas atteint une ligne de fond.
5. Wang Miao rend visite à Ding Yi, petit ami de feu Yang Dong. Ce dernier lui explique que les collisionneurs de particules ont en fait révélé que les lois de la physique variaient : les mêmes expériences produisent des résultats différents. La physique n'existe pas : cela a probablement conduit aux suicides.
6. Sur toutes les photos que prend Wang Miao apparaît un compte à rebours, partant de 1120 heures. Les chiffres n'apparaissent que quand c'est lui qui prend des photos, quel que soit l'appareil. Shen Yufei, chercheuse créatrice de la Société des frontières de la science (Wei Cheng, son mari aux activités mystérieuses) lui demande d'arrêter ses expériences sur les nanomatériaux.
Pan Han, biologiste membre de la Société, partisan d'une décroissance radicale, s'engueule avec Shen Yufei.
Quand le compte à rebours s'imprime sur sa rétine, Wang Miao arrête ses recherches. Shen Yufei menace d'afficher un message en morse sur tout l'univers (fond diffus cosmologique) s'il n'arrête pas de manière définitive.
7. Wang Miao essaye le jeu vidéo de Shen Yufei, Les Trois corps. Dans une Chine historique, le roi Wen cherche un moyen de prédire les cycles du soleil, complètement irréguliers. Un cycle régulier débute, on réhydrate les humains. Mais trois étoiles surgissent, signe d'une nuit glaciale durant des siècles.
8. Wang Miao rend visite à Ye Wenjie, la mère de Yang Dong.
9. Wang Miao, terrifié, observe le fond diffus cosmologique clignoter en morse le compte à rebours. Shen Yufei ne sait pas ce qu'il y a à la fin.
10. Pour le commissaire Shi Qiang, les différents évènements récents (meurtres et suicides de scientifiques, films romançant un monde avant les technologies…) sont coordonnés par quelqu'un cherchant à détruire la recherche scientifique. C'est le cœur de la guerre secrète en cours, dont Les Trois corps est peut-être une clé.
11. Les Trois corps
Plusieurs millénaires plus tard, dans ce monde toujours chaotique, la civilisation n° 141 peine à survivre. Le savant (historique) Mozi croit percer les mystères, mais un soleil immense brûle toute la civilisation.
12. Ye Wenjie raconte à Wang Miao ses années à la base de Côte rouge. Alors qu'elle ne fait que de la maintenance, on finit par lui révéler le vrai but du centre.
13. Le Projet Côte rouge recherche le contact avec une civilisation extraterrestre.
14. Les recherches ont été infructueuses, la base a évolué pour devenir une sorte de télescope astronomique, puis a fermé.
15. Les Trois corps
Wang Miao, rebaptisé Copernic, comprend que ce monde orbite autour de trois soleils : l'orbite est chaotique et propice à des événements catastrophiques.
16. Wei Cheng, le mari de Shen Yufei, raconte sa vie : prodige en mathématiques mais fainéant, il ne met pas son talent à profit, jusqu'au moment où il commence à travailler au problème à trois corps, proche de l'insoluble. Aidé par Shen Yufei, il progresse, sans avoir de solution. Quelqu'un a menacé de le tuer s'il n'arrête pas ses recherches.
Shen Yufei est assassinée, quelques jours après une dispute avec Pan Han au sujet de dieux.
17. Les Trois corps
On se sert d'un ordinateur humain (30 millions de personnes) pour calculer le cycle des soleils. C'est encore un échec : les trois soleils sont tous alignés, leur force gravitationnelle s'additionne, et toute la planète (surface, océans, humains, atmosphère) est aspirée vers les soleils.
18. Une réunion de joueurs des Les Trois corps, tous issus de professions intellectuelles, est organisée par Pan Han. Wang Miao est parmi eux, infiltré pour l'armée. Pan Han explique que le jeu est basé sur un monde réel, Trisolaris. Les joueurs sont impatients à l'idée d'une rencontre avec des extraterrestres, l'humanité étant pour eux perdue.
19. Les Trois corps
Les trois soleils ont frôlé la planète il y a des millions d'années, déchirant la planète et créant une lune. À l'ère moderne, l'instabilité fondamentale du système est actée. La seule solution est de quitter la planète pour habiter dans un monde plus accueillant.
20. Les Trois corps
Un grand vaisseau emmène des trisolariens vers une étoile proche, à 4 années-lumière.
Wang Miao a fini le jeu, il est convié à l'assemblé de l'Organisation Terre-Trisolaris (OTT).
* * *
2. Le crépuscule des hommes
21. À la réunion, Pan Han, reconnaît le meurtre de Shen Yufei, une traîtresse. À la tête de la section environnementale, Pan Han a pour devoir de provoquer des catastrophes écologiques, afin que l'humanité se mette à détester science et technique.
Deux courants s'affrontent : adventistes et rédemptoristes. Les premiers ont communiqué avec les Trisolriens en cachette. L'adventiste Pan Han est tué.
22. Quand Ye Wenjie était à Côte rouge, elle s'est rendue compte que le soleil est un amplificateur d'ondes radio qui peut servir de transmetteur pour un signal.
23. Huit ans plus tard (deux fois quatre ans : c'est donc Proxima du Centaure), Ye Wenjie reçoit une réponse à son message : « ne venez pas, vous serez envahis », suivi d'informations sur Trisolaris. [Ye Wenjie, dégoûtée de l'humanité, leur dit de venir].
24. [présent] Les « Dieux » visent les recherches de Wang Miao : elles permettraient de construire un ascenseur spatial.
Shi Qiang débarque avec l'armée à la réunion de l'OTT. Bagarre, morts, arrestation de 200 membres de l'OTT, dont Ye Wenjie.
25. Ye Wenjie explique qu'elle a tué Lei Zhicheng, qui avait intercepté son message à Côte Rouge.
26. L'étau de la Révolution culturelle s'est desserré, les gardes rouges étaient seul·e·s, les anciens cadres revinrent petit à petit au pouvoir. Ye Wenjie eut une fille, Yang Dong, elle put retourner à l'université.
27. Ye Wenjie rencontra par hasard Mike Evans, fils d'un magnat du pétrole américain, installé en Chine pour planter des arbres pour sauver des oiseaux. « Communiste antispéciste », Evans était prêt à mettre sa fortune dans le projet de Trisolaris.
28. Evans bâtit un Côte Rouge 2 sur un bateau. Il reçu un message de Trisolaris : ils arriveront dans 450 ans. L'OTT est née ainsi avec Ye Wenjie comme guide.
29. L'OTT comprend principalement des membres de la classe supérieure. Les adventistes rêvent de la destruction de l'humanité. Communistes antispécistes, leur mantra est : « Nous ne connaissons pas la civilisation extraterrestre, mais nous connaissons la civilisation humaine ».
Les rédemptoristes ont développé une religion : il faut sauver les Dieux pour sauver l'humanité. Un troisième mouvement existe, les survivalistes, qui espèrent que leurs descendants survivront à l'arrivée des Trisolariens.
30. Les adventistes gardent secret leurs échanges avec les Trisolariens. On sait quand même que Trisolaris a envoyé deux protons sur Terre.
31. Dans la guerre contre les « traitres à l'humanité », il faut récupérer les messages secrets de Trisolaris. Wang Miao leur donne un coup de main, 28 Go de données sont récupérées.
32. Données de Trisolaris
Les Trisolariens décident de faire partir une flotte, même s'ils ignorent la provenance exacte du message de Ye Wenjie.
33. Données de Trisolaris
Suite au deuxième message de Ye Wenjie, le vaisseau se dirige vers la Terre.
Les Trisolariens craignent que pendant les 450 ans de voyage, la technologie terrienne se développe et détruise le vaisseau, voire Trisolaris elle-même. Il faut donc arrêter la science terrestre.
Une des solutions est de fabriquer un ordinateur au cœur d'un proton (un « intellectron »), que l'on pourra envoyer à la vitesse de la lumière (4 ans de voyage). Le programme est caché dans les dimensions cachées de l'univers (théorie des cordes), quasiment infinies. Plusieurs intellectrons sont fabriqués, contrôlés depuis Trisolaris grâce à l'intrication.
Les intellectrons perturbent les accélérateurs de particules, empêchant les humains d'accéder aux secrets de la matière, et sont responsable du compte à rebours observé par Wang Miao. Se déplaçant à la vitesse de la lumière, ils sont potentiellement partout et éternels. L'espionnage est peut-être constant mais impossible à détecter.
Les Terriens reçoivent un message : « Vous êtes de la vermine ! »
34. Shi Qiang emmène Yang Miao et Ding Yi, déprimés, voir des champs infestés de criquets locustes : de la vermine que l'humain (avec toute sa technologie) n'a jamais réussi à détruire.
35. Ye Wenjie retourne voir les ruines de Côte rouge, et meurt.
Un méchant, versé dans le trafic de drogue et la contrebande, vole dans le petit village de Nong Pradu la tête d'Ong-bak, une statue de bouddha. Le jeune Ting (Tony Jaa), pratiquant de muay-thaï, est chargé d'aller à Bangkok pour retrouver l'objet sacré. Bagarres, maffia, courses-poursuites, bagarres, gymnastique, bagarres.
Ce film est construit comme un film de Bruce Lee : on interdit de pratiquer son art à un jeune prodige, qui est forcé par les circonstances à péter des gueules (l'interdiction du maître n'est pas respectée longtemps, on n'est pas dans Big Boss). Comme Ting cherche juste à éviter les ennuis, il y a du Jackie Chan aussi, mais l'humour en moins.
Bref, ce n'est pas un chef d'œuvre, c'est bien mené mais convenu.
Mais ce n'est pas pour ça qu'on regarde ce film. Et les bagarres sont spectaculaires et plutôt bien filmées. Tony Jaa est impressionnant, et sa petite voix le rend touchant.