Publié le 24 Avril 2025

Un daron achète à un vieux chinois (particulièrement cliché) un « mogwaï », une petite créature toute mignonne, avec trois règles impératives : ne pas l'exposer à une lumière trop forte ; ne pas le mouiller ; ne jamais le nourrir après minuit. Le daron offre le mogwaï à son grand fils pour Noël. Évidemment chacune des règles va être transgressée l'une après l'autre, et la fête de Noël sera un tantinet gâchée.

Je pense que j'avais vu ce film quand j'avais une douzaine d'années, je ne l'avais jamais revu depuis. Et franchement, j'ai passé un très bon moment !
Alors il y a évidemment des défauts, c'est parfois un peu long, les personnages ne sont pas très intéressants (à part le daron, un inventeur farfelu, manifestement un cliché des années 1980), tout est plutôt prévisible… Mais ça n'a pas suffi à gâcher le plaisir. Ça ne fait pas peur à l'adulte que je suis, et je me suis bien amusé avec les bêtises que font les gremlins. Le travail de marionnettes est plutôt habile et réussi – même si évidemment on voit que ce sont des marionnettes.

Pour aller plus loin sur l'analyse du film, je laisse la parole à l'inestimable Karim Debbache.

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Publié le 19 Avril 2025

Ai-je vraiment besoin de résumer ce film ?

Je pense que je n'avais pas vu ce film plus d'une fois ou deux, je me souvenais un peu du début (« Juste Leblanc », les maquettes en allumettes, l'accent belge…), j'avais complètement oublié la fin. C'est très drôle bien écrit et bien dialogué ; on sent bien l'adaptation d'une pièce de théâtre sans que ce soit gênant.

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Publié le 13 Avril 2025

Incroyable : je n'avais jamais fait de note sur Les Indestructibles. Pas besoin de résumer, je le connais par cœur, et c'est probablement encore aujourd'hui mon film de super-héros préférés. La suite est très bien aussi.

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Publié le 12 Avril 2025

Nous sommes dans un monde duquel les humains ont disparu. Un petit chat noir se ballade, quand il est surpris par un raz-de-marée : il se met à fuir, et rencontrera de nombreuses créatures sur la route.

J'avais très envie de voir ce film à sa sortie, et je suis content d'avoir finalement réussi à le voir au cinéma !
Il a quelques défauts : je ne suis pas fan du style graphique du rendu des personnages, un peu « low cost » sans être vraiment « graphique »1 ; ici ou là quelques animations ne rendent pas bien de poids du corps et des mouvements.
Tout le reste est formidable. C'est un film muet, porté par des animaux expressifs sans être anthropomorphisés (bon, ils tiennent la barre d'un bateau, mais c'est à peu près tout ce qui sort du cadre). Outre le petit chat noir, on croise des chiens, un messager sagittaire, un lémurien, un capybara… Et ça marche très bien : ce sont comme de vrais animaux à l'écran, et ce sont aussi de super personnages. On ne saura jamais ce qui a provoqué ce raz-de-marée (ni pourquoi les humains ont disparu), tout comme les animaux l'ignorent eux-mêmes. Le travail sur les décors et sur la lumière est magnifique, la réalisation au poil, l'animation formidable (mis à part ces quelques problèmes de poids, qui sont quand même rares). C'était beau, touchant, un vrai plaisir de cinéma.

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1. punaise je me plains du fait que les critiques BD ne savent pas parler d'image, et je me rends compte que je n'ai pas les mots pour parler du rendu de ce film d'animation… j'ai un peu honte.
Je vais essayer de développer un peu : sur l'affiche du film, le petit chat est une silhouette noire, avec ses grands yeux orange. Je pensais voir un film qui allait jouer sur ce genre de silhouettes, dans une approche presque dessinée, mais c'est pas du tout le parti pris de Gints Zilbalodis.

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Publié le 9 Avril 2025

Mickey (Robert Pattinson) et son ami Timo (Steven Yeun) se sont endettés auprès de gens peu recommandables. Une seule échappatoire : s'engager sur le vaisseau partant coloniser la lointaine planète Nilfheim, une mission dirigée par Kenneth Marshall (Mark Ruffalo), un politicien raté à qui des gens vouent un drôle de culte. Mickey s'engage comme « remplaçable » : un ouvrier que l'on peut cloner à loisir après sa mort – et à qui l'on réserve les tâches les plus ingrates.
Alors que Mickey 17 participe à une mission d'exploration sur la planète glacée, il tombe sur des « rampants » (de sortes de grosses larves extraterrestres). Tout le monde le croit mort, mais les rampants semblent laisser Mickey tranquille. Alors qu'il rentre à la base, il découvre qu'il a déjà été réimprimé, et c'est la catastrophe : il ne devrait pas y avoir deux exemplaires du même homme !

Je pense que les (rares) personnes qui suivent ce blog savent que j'adore Bong Joon-ho ; j'aurais eu des scrupules à rater son dernier film. Soyons honnêtes : ce n'est pas son meilleur, même si ça reste un très bon film – mais il est vrai les critères pour juger les films de Bong Joon-ho sont particulièrement sévères… Dans les thématiques, on pense à Okja (la question animale, la bêtise agressive des humains), même si j'avais préféré ce premier film : la satire est comparable, mais Okja est incomparablement plus émouvant. On pense un peu aussi au Transperceneige (la neige, un certain rapport à la lutte des classe du futur).
Il faut quand même mentionner que Robert Pattinson est très bien dans ses multiples rôles ; et que Mark Ruffalo a du beaucoup s'amuser pour jouer son personnage furieusement inspiré d'un certain président des États-Unis orange. La satire est souvent drôle, c'est évidemment très bien filmé, l'histoire est belle, les thématiques soulevées sont intelligemment traitées : si ce n'est pas le meilleur film de Bong Joon-ho, c'est quand même un très bon moment.

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Publié le 6 Avril 2025

Souvenons-nous : en 2008 c'est la Crise, celle qui a suivi la crise des subprimes, et en France le taux de chômage explose. La journaliste Florence Aubenas décide de partir dans une ville qu'elle ne connait pas, Caen en l’occurrence, et de chercher du travail comme si elle venait de se séparer sans avoir jamais travaillé. Elle se confronte à la dure réalité du monde du travail (ou plutôt de l'absence de travail), et aux conditions impossibles faites aux femmes de ménage. Malgré la fatigue, les douleurs, la précarité, il y a aussi de la joie et de l'entraide.

Je n'avais pas lu le livre à sa sortie*, et c'est étonnant comme il semble à la fois venir d'un autre monde, et toujours être extrêmement actuel – je doute que les conditions offertes aux demandeur·euses d'emploi se soient vraiment amélioré. C'est une livre passionnant, écrit avec simplicité et beaucoup de finesse.

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* j'avais quand même écouté la formidable adaptation radiophonique sur France Culture. Mais en même temps ma mère faisait encore du ménage à l'époque, et ça se passe pas loin de là où j'ai grandi, je ne pouvais pas passer à côté !

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Publié le 5 Avril 2025

Borat (Sacha Baron Cohen) est un journaliste Kazakh qui part pour découvrir les États-Unis d'Amérique.

J'étais allé voir ce film jadis à sa sortie au cinéma, je ne l'avais jamais revu depuis. Il y a quelques passages qui étaient déjà problématiques à l'époque (en particulier la représentation du Kazakhstan comme un pays arriéré et barbare, écueil que Sacha Baron Cohen aurait pu facilement éviter en inventant un pays). Je me suis quand même bien marré ; SBC a l'intelligence d'alterner les séquences où l'on rit de Borat et celles où on rit des énergumènes qu'il rencontre sur sa route – parce que l'Amérique qu'il traverse est gratinée, engluée dans les guerres en Irak et en Afghanistan, et qu'on voit déjà le trumpisme poindre son nez.

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