Dans ce récit, Alexandre Seurat parle du suicide de son frère : pourquoi, comment, qu'a-t-il bien pu se passer, aurait-il pu faire quelque chose ? Le livre oscille entre souvenirs, remords, description d'une famille dysfonctionnelle à force d'être dans le silence et de ne pas dire les choses.
On s'en doute, c'est un livre pas évident, terrible et tragique, un peu déprimant. Pour être très sincère, je comprends pourquoi Seurat l'a écrit, le côté thérapeutique de l'écriture et tout, mais je ne suis pas sûr de savoir ce que ça m'a apporté de le lire… Après c'est élégamment écrit et ça ne m^'empêchera peut-être pas d'aller voir ce qu'il a écrit par ailleurs – du moment que c'est un peu moins déprimant.
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(Je fais un long résumé du livre, mais c'est pour le travail)
(je vais évidemment complètement spoiler le livre)
Livre premier
1
La mort du frère. Il va visiter son ancien appart avec son amie, les affaires comme si c'était hier. Problème d'alcool, mais toujours « ça va ». Ses carnets, une lettre qu'il a écrite 2 ans et demi avant sa mort (p. 26)
2. p. 33
L'adolescence de ce de frère. Les vacances, sa copine, l'amour fou, lui toujours parti avec des copains, les parents qui ne savent pas où il est ; il n'écoute pas, à l'air d'un étranger à la famille, il nargue et provoque. Une famille pleine de silences, pas de dialogue. La rupture avec la petite amie, les apparences, « ça va », mais les pensées suicidaires, le vin bon marché.
L'abandon des études, une vie nocturne, parents et frère désemparés, le silence. Le frère part vivre dans le studio des parents, couper les ponts.
3. p. 49
Les déjeuners chez le frère, absent, tout les sépare de milliers de kilomètres. La mère, les rendez-vous chez un psy, pas de progrès, l'impuissance. Besoin d'argent pour sa consommation, il va chez le psy en échange d'argent de poche. Échecs thérapeutiques.
Envie d'être comique. La mère « il veut être comique, alors qu'il est en plein tragique » (p. 57).
Les menaces, la violence pour avoir de l'argent.
Un rendez-vous à l'hôpital, le père qui signe l'internement, sans rien dire, sans en parler, toujours dans ce silence. La peur, l'angoisse, la colère, la résignation aussi, violente (p 59).
L'école de théâtre, les projets, l'alcool, la drogue. Le silence, toujours. L'overdose.
Une nouvelle bagarre, violente, avec les parents pour de l'argent. Une nouvelle hospitalisation. La peur, encore et toujours le silence.
4. p. 75
« Il y a un moment où j'ai perdu mon frère. Il était là, un peu, et tout à coup, il a cessé d'y être, il avait disparu. Je ne sais pas ce que j'en ai fait, je ne m'en suis rendu compte qu'après coup. » (p. 75) (on dirait un peu du WIlliam Sheller)
Le frère qui sait déjà qu'il va se suicider. Son « sourire vague et noyé, qui était désormais le seul que je lui connaîtrait » (p. 77).
Il peint, de plus en plus. Il a une nouvelle amie, il boit, se drogue, rien ne change. Le mariage d'une tante, l'agressivité, la fréquentation des clochards.
Livre deuxième
1. p. 101
Le vernissage d'une expo de toiles du frère, presque 2 mois après sa mort. La foule. Les gens, on atout essayé. Le narrateur qui ne parle plus à ses parents, il récupère les carnets de son frère. Ils sont pleins de désespoir, de tristesse. La mort y est très présente.
Un frère ainé trisomique, mort de laryngite quelques mois après la naissance du narrateur. Le petit frère s'identifie, il remplace le mort.
2. p. 123
Le père, immuable et sans regret.
3. p. 129
Le frère enfant, joueur, rieur, espiègle, énergique, adorable. Violent, hyperactif, troubles de l'attention, boulimie.
4. p. 151
Mort, overdose de méthadone.
Épilogue p. 165