Dans le futur, Theodore est un écrivain public de lettres récemment séparé, et pas au top de sa forme. Sa vie change quand il installe un nouvel assistant personnel, muni d'une intelligence artificielle révolutionnaire, avec qui il va passer beaucoup de temps.
J'avais vu ce film à sa sortie, au cinéma. C'est toujours aussi beau, aussi bien écrit, aussi subtil, la vision du futur est toujours aussi réussie et élégante. Et Joaquin Phoenix est toujours aussi parfait.
Eddy Bellegueule grandit dans un village du nord de la France, dans une famille pauvre issue d'un milieu très défavorisé : nourriture qui vient souvent à manquer et qui se résume bien souvent à des frites, télévision dans toutes les chambres, maison minuscule et insalubre, violence, masculinisme, alcoolisme… Eddy est un garçon plutôt efféminé, et que tout le monde le traite de « pédale, tarlouze, lopette » et autres nom d'oiseaux : être homosexuel, ou même avoir l'air homosexuel, c'est la pire des choses possible dans ce milieu régi par le cadre de la virilité (masculinité toxique).
Le livre est le récit des violences et humiliations subies par Eddy Bellegueule/Édouard Louis, sa façon de se battre comme il peut avec les injonctions, et son désir final de s'extraire de ce milieu qu'il finit par haïr de tout son cœur. Il y parle, avec une langue fluide, de violences scolaires, du désir de rentrer dans un moule qui ne lui convient pas. C'est le récit d'un transfuge de classe, qui explique d'où il vient (probablement à des lecteurs qui majoritairement sont issus d'un autre milieu, mais c'est un autre sujet). C'est un livre fort, passionnant, qui se dévore, et qui fait ici ou là écho à des choses que j'ai pu connaître.
Livrons-à un rituel de saison : le petit bilan de l'année précédente.
D'abord les chiffres : en 2020, j'ai vu 77 films et lu 23 livres.
J'ai vu 96 films en 2019 (!), 32 films en 2018, 35 en 2017, 43 en 2016, 36 en 2015 et 17 en 2014 (mais je ne les notais pas tous, et je regardais plus de séries à l'époque) ; j'ai lu 30 livres en 2019, 18 livres en 2018, 19 en 2017, 10 en 2016, 13 livres en 2015 et 6 (!) en 2014.
J'ai vu 18% de films de réalisatrices ; 40% de livres d'autrices. En 2019 j'étais sur 4% de films de réalisatrices, 50% de livres d'autrices ; 2018 19% de réalisatrices et 39 % d'autrices ; 2017 0% de réalisatrices et 10 % d'autrices.
Allez, c'est le moment du best of/worst of (basé en partie sur mes souvenirs, donc potentiellement pas très représentatif) :
La fille du grand Dracula se marie avec un humain. Leur enfant, Dennys, paraît terriblement normal. Dracula va tout faire pour qu'il devienne un vampire.
J'avais vu le premier opus de la série, qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable – ce qui ne veut pas dire grand-chose, sinon je n'aurais pas ce blog. En tout cas, ce film est raté. C'est long, l'histoire n'est pas intéressante, tout est prévisible, les personnages sont unidimensionnels, ce n'est pas drôle, on s'emmerde (et l'enfant est d'accord avec moi). Pourtant beaucoup des ingrédients de films meilleurs sont là, mais la sauce ne prend pas, le plat est fade et on peine à aller au bout.
Ce livre raconte l'histoire de l'empire comanche, puissant, fort, riche, violent, qui pendant quelques siècles a joué à armes égales avec Espagnols, Anglais ou Français.
Autant Pekka Hämäläinen a écrit un livre qui enchaîne les moments sans donner de cohérence au fil de l'histoire (pour moi en tout cas), autant S.C. Gwynne a écrit un livre passionnant, qui se lit comme un roman – et que j'ai la flemme de résumer, désolé.
Il n'y a qu'un défaut : une façon de dire que les Comanches ne sont pas « civilisés », considérant manifestement que la civilisation ne peut être qu'occidentale – c'est peut-être un problème de traduction.
Victor, un imbécile pas très ouvert, est traîné par sa femme sur une ZAD luttant contre un aquapark. La confrontation avec ces gens va prendre une autre tournure quand ils découvrent que l'humanité a été décimée suite à une pandémie.
Éric Judor joue le rôle de l'imbécile imbu de lui-même qu'il tenait déjà dans Platane, et j'aime bien ce rôle, j'aime bien cet humour. Platane jouait plus sur la gêne, un peu à la façon de Ricky Gervais ; là c'est sans doute plus gentil mais on rit des ZADistes autant que de Victor (le scénario est écrit par Noé Debré et Blanche Gardin).
Comme souvent avec les comédies, ça finit par s'essouffler un peu quand on se souvient que dans un film il faut un scénario, il y a quelques pistes qui ne débouchent sur rien... Mais c'était quand même un bon film de 1er janvier.
L'air terrestre est devenu irrespirable, tout le monde meurt ou semble s'être réfugié on sait pas trop où. George Clooney, gravement malade, est resté seul sur une base au pôle nord que tout le monde a fuie. Il se rend compte qu'il n'est pas seul : une petite fille muette est restée, qui l'encombre autant qu'elle l'accompagne.
Dans le même temps, le vaisseau Æther est de retour de K23, une lune de Jupiter jusqu'alors inconnue et qui, coup de bol, est parfaitement adaptée à la vie humaine (respirable etc). Leurs communications étant coupées, ils ne savent pas ce qu'ils se passent sur terre.
Il se passe des choses, et finalement Æther arrive à proximité de la Terre, face aux ravages en cours. Ils arrivent à entrer en contact avec George Clooney, qui leur dit que c'est la merde. Deux des membres d'équipage d'Æther décident de descendre mourir sur Terre (c'est manifestement le destin qui les attend), alors que les deux membres restant (un couple qui attend une petite fille) décident de partir mourir sur K23 (ce qui les attend manifestement aussi, avec leurs enfants qui finiront probablement consanguins). Ah, et puis on comprend qu'en fait la petite fille qui accompagne George Clooney est imaginaire, c'est sa vraie fille qu'il a abandonnée, celle qui, quel hasard, est justement enceinte sur Æther.
Bon, ce film (téléfilm) est complètement raté. C'est long, c'est confus, les enjeux sont complètement inexpliqués, il y a des problèmes de rythme. La direction artistique est nulle, à base de trucs en plastique moche pour faire « du futur » (fusil, cartes de jeu transparentes) ; on voit que tout est tourné dans un petit studio1. C'est filmé sans talent, monté de façon paresseuse.
C'est le scénario d'Interstellar en moins bien, avec des scènes de Gravity en moins bien aussi.
C'était vraiment 2 heures mal utilisées.
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1. Il semblerait qu'en fait non, ce qui est vraiment triste.