Publié le 18 Janvier 2021

Bob Razowski réalise son rêve : il entre à l'université des monstres pour devenir une terreur d'élite. Mais il a beau avoir lu tous les livres possibles et imaginables, il n'est pas très effrayant. Dans sa classe se trouve Jack Sullivan, héritier d'une longue lignée de terreurs qui se repose sur ce seul héritage.
Une maladresse les renvoie tous les deux de la classe, il ne leur reste plus qu'un seul moyen de réintégrer le cursus : remporter le concours de l'université désignant l'équipe la plus terrifiante.

Ce film est un prequel du formidable Monstres et Cie. Il est au moins aussi réussi : c'est drôle, inattendu, intelligent, merveilleusement rythmé et animé. Les questions d'héritage et de dons sont abordés d'une façon plutôt subtile.
Ils sont quand même forts chez Pixar (et c'est incomparable avec la purge qu'était Hôtel Transylvanie 2).

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Publié le 11 Janvier 2021

Dans le futur, Theodore est un écrivain public de lettres récemment séparé, et pas au top de sa forme. Sa vie change quand il installe un nouvel assistant personnel, muni d'une intelligence artificielle révolutionnaire, avec qui il va passer beaucoup de temps.

J'avais vu ce film à sa sortie, au cinéma. C'est toujours aussi beau, aussi bien écrit, aussi subtil, la vision du futur est toujours aussi réussie et élégante. Et Joaquin Phoenix est toujours aussi parfait.

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Publié le 7 Janvier 2021

Eddy Bellegueule grandit dans un village du nord de la France, dans une famille pauvre issue d'un milieu très défavorisé : nourriture qui vient souvent à manquer et qui se résume bien souvent à des frites, télévision dans toutes les chambres, maison minuscule et insalubre, violence, masculinisme, alcoolisme… Eddy est un garçon plutôt efféminé, et que tout le monde le traite de « pédale, tarlouze, lopette » et autres nom d'oiseaux : être homosexuel, ou même avoir l'air homosexuel, c'est la pire des choses possible dans ce milieu régi par le cadre de la virilité (masculinité toxique).

Le livre est le récit des violences et humiliations subies par Eddy Bellegueule/Édouard Louis, sa façon de se battre comme il peut avec les injonctions, et son désir final de s'extraire de ce milieu qu'il finit par haïr de tout son cœur. Il y parle, avec une langue fluide, de violences scolaires, du désir de rentrer dans un moule qui ne lui convient pas. C'est le récit d'un transfuge de classe, qui explique d'où il vient (probablement à des lecteurs qui majoritairement sont issus d'un autre milieu, mais c'est un autre sujet). C'est un livre fort, passionnant, qui se dévore, et qui fait ici ou là écho à des choses que j'ai pu connaître.

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Publié le 4 Janvier 2021

Livrons-à un rituel de saison : le petit bilan de l'année précédente.
D'abord les chiffres : en 2020, j'ai vu 77 films et lu 23 livres.
J'ai vu 96 films en 2019 (!), 32 films en 2018, 35 en 2017, 43 en 2016, 36 en 2015 et 17 en 2014 (mais je ne les notais pas tous, et je regardais plus de séries à l'époque) ; j'ai lu 30 livres en 2019, 18 livres en 2018, 19 en 2017, 10 en 2016, 13 livres en 2015 et 6 (!) en 2014.
J'ai vu 18% de films de réalisatrices ; 40% de livres d'autrices. En 2019 j'étais sur 4% de films de réalisatrices, 50% de livres d'autrices ; 2018 19% de réalisatrices et 39 % d'autrices ; 2017 0% de réalisatrices et 10 % d'autrices.

Allez, c'est le moment du best of/worst of (basé en partie sur mes souvenirs, donc potentiellement pas très représentatif) :

Livres vraiment très bons :
American Psycho (Bret Easton Ellis, 1991)
My Absolute Darling (Gabriel Tallent, 2017)
Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur (Harper Lee, 1960)
Nouvelles (Philip K. Dick, 1952-1953)
Le Versant animal (Jean-Christophe Bailly, 2007)
Éloge de l'ombre (Tanizaki Junichorô, 1933)

Films vraiment super :
Million Dollar Baby (Clint Eastwood, 2004)
Prisoners (Denis Villeneuve, 2013)
Le Magicien d'Oz (Victor Fleming, 1939)
The Host (Bong Joon-ho, 2006)
Snowpiercer, le Transperceneige (Bong Joon-ho, 2013)
Wendy et Lucy (Kelly Reichardt, 2008)
Barking Dogs Never Bite (Bong Joon-ho, 2000)
E.T., l'extra-terrestre (Steven Spielberg, 1982)
Habemus Papam (Nanni Moretti, 2011)
OSS 117 : Rio ne répond plus (Michel Hazanavicius, 2009)
The Lobster (Yórgos Lánthimos, 2015)
Contagion (Steven Soderbergh, 2011)
Do the Right Thing (Spike Lee, 1989)
La Fameuse Invasion des ours en Sicile (Lorenzo Mattotti, 2019)
Danse avec les loups (Kevin Costner, 1990)
Madeline's Madeline (Josephine Decker, 2018)
L'une chante, l'autre pas (Agnès Varda, 1977)

Kagemusha, l'Ombre du guerrier (Akira Kurosawa, 1980)
Le Nouveau Monde (Terrence Malick, 2005)
Akira (Katsuhiro Ōtomo, 1988)
American Psycho (Mary Harron, 2000)
La Favorite (Yórgos Lánthimos, 2018)
Mother (Bong Joon-ho, 2009)
Joker (Todd Phillips, 2019)
Josep (Aurel, 2020)
Memories of Murder (Bong Joon-ho, 2003)
You were never really here (Lynne Ramsay, 2017)
Les chatouilles (Andréa Bescond et Éric Métayer, 2018)

Pour la joie de casser des idoles : ce que je n'ai pas aimé cette année (avec encore une fois du beau monde dans cette liste !)

Livres :
L'Empire comanche (Pekka Hämäläinen, 2008)
Être écoféministe : Théories et pratiques (Jeanne Burgart Goutal, 2020)

Films
The Dark Knight Rises (Christopher Nolan, 2012)
Paris, Texas (Wim Wenders, 1984)
Mad Dog and Glory (John McNaughton, 1993)
Star Wars, épisode IX : L'Ascension de Skywalker (J. J. Abrams, 2019)
Night Moves (Kelly Reichardt, 2013)
Les Tuche (Olivier Baroux, 2011)
Appaloosa (Ed Harris, 2008)
La Leçon de piano (Jane Campion, 1993)
Hold-up (Pierre Barnérias, 2020)
Minuit dans l'univers (George Clooney, 2020)

Les autres livres :
Beauté Fatale, les nouveaux visages d'une aliénation féminine (Mona Chollet, 2012)
Le Temps où nous chantions (Richard Powers, 2003)
Les Hauts du Bas (Pascal Garnier, 2003)
Ravage (René Barjavel, 1943)
Liliane est au lycée (Normand Baillargeon, 2011)
Rosa Candida (Auður Ava Ólafsdóttir, 2007)
Les Grand-mères (Doris Lessing, 2003)
Dix Petits Nègres (Agatha Christie, 1939)
Vie de Gérard Fulmard (Jean Echenoz, 2020)
Le Chant des Revenants (Jesmyn Ward, 2017)
Contes et fabliaux du moyen âge
Cahier d'un retour au pays natal (Aimé Césaire, 1939)
Jeux de glace (Agatha Christie, 1952)
Le Discours (Fabrice Caro, 2018)
Peuplié (Lucie Taïeb, 2019)

Les autres films :
Enemy (Denis Villeneuve, 2013)
Inside Llewyn Davis ( Joel et Ethan Coen, 2013)
Récit d'un propriétaire (Yasujirō Ozu, 1947)
Upgrade (Leigh Whannell, 2018)
Abyss (James Cameron, 1989)
Blade Runner 2049 (Denis Villeneuve, 2017)
Les noces rebelles (Sam Mendes, 2008)
Skyfall (Sam Mendes, 2012)
Fish Tank (Andrea Arnold, 2009)
Les Fils de l'homme (Alfonso Cuarón, 2006)
Ran (Akira Kurosawa, 1985)
Sans un bruit (John Krasinski, 2018)
La Chambre bleue (Mathieu Amalric, 2014)
Les Sentiers de la gloire (Stanley Kubrick, 1957)
Lady Bird (Greta Gerwig, 2017)
Millennium Actress (Satoshi Kon, 2001)
Bienvenue à Gattaca (Andrew Niccol, 1997)
Fantasia (Disney, 1940)
Django Unchained (Quentin Tarantino, 2012)
Soleil vert (Richard Fleischer, 1973)
Bone Tomahawk (S. Craig Zahler, 2015)
La Dernière Piste (Kelly Reichardt, 2011)
Shaun le mouton 2 : Fermaggedon (Aardman, 2019)
Le Labyrinthe de Pan (Guillermo del Toro, 2006)
Hostiles (Scott Cooper, 2017)
L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford (Andrew Dominik, 2007)
Sur la route de Madison (Clint Eastwood, 1995)
La Prisonnière du désert (John Ford, 1956)
True Grit (Joel et Ethan Coen, 2010)
La Maison du diable (Robert Wise, 1963)
Le Mystère de la chambre jaune (Bruno Podalydès, 2003)
Jour de fête (Jacques Tati, 1949)
Shirley (Josephine Decker, 2020)
Perfect Blue (Satoshi Kon, 1997)
Bright Star (Jane Campion, 2009)
Je ne regrette rien de ma jeunesse (Akira Kurosawa, 1946)
After the Wedding (Susanne Bier, 2006)
Il était une fois en Chine 2 : La Secte du lotus blanc (Tsui Hark, 1992)
Je suis un cyborg (Park Chan-wook, 2006)

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Rédigé par Vincent Sorel

Publié dans #bilan

Publié le 4 Janvier 2021

La fille du grand Dracula se marie avec un humain. Leur enfant, Dennys, paraît terriblement normal. Dracula va tout faire pour qu'il devienne un vampire.

J'avais vu le premier opus de la série, qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable – ce qui ne veut pas dire grand-chose, sinon je n'aurais pas ce blog. En tout cas, ce film est raté. C'est long, l'histoire n'est pas intéressante, tout est prévisible, les personnages sont unidimensionnels, ce n'est pas drôle, on s'emmerde (et l'enfant est d'accord avec moi). Pourtant beaucoup des ingrédients de films meilleurs sont là, mais la sauce ne prend pas, le plat est fade et on peine à aller au bout.

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Publié le 4 Janvier 2021

Ce livre raconte l'histoire de l'empire comanche, puissant, fort, riche, violent, qui pendant quelques siècles a joué à armes égales avec Espagnols, Anglais ou Français.
Autant Pekka Hämäläinen a écrit un livre qui enchaîne les moments sans donner de cohérence au fil de l'histoire (pour moi en tout cas), autant S.C. Gwynne a écrit un livre passionnant, qui se lit comme un roman – et que j'ai la flemme de résumer, désolé.
Il n'y a qu'un défaut : une façon de dire que les Comanches ne sont pas « civilisés », considérant manifestement que la civilisation ne peut être qu'occidentale – c'est peut-être un problème de traduction.

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Publié le 4 Janvier 2021

Victor, un imbécile pas très ouvert, est traîné par sa femme sur une ZAD luttant contre un aquapark. La confrontation avec ces gens va prendre une autre tournure quand ils découvrent que l'humanité a été décimée suite à une pandémie.

Éric Judor joue le rôle de l'imbécile imbu de lui-même qu'il tenait déjà dans Platane, et j'aime bien ce rôle, j'aime bien cet humour. Platane jouait plus sur la gêne, un peu à la façon de Ricky Gervais ; là c'est sans doute plus gentil mais on rit des ZADistes autant que de Victor (le scénario est écrit par Noé Debré et Blanche Gardin).
Comme souvent avec les comédies, ça finit par s'essouffler un peu quand on se souvient que dans un film il faut un scénario, il y a quelques pistes qui ne débouchent sur rien... Mais c'était quand même un bon film de 1er janvier.

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