Publié le 27 Juillet 2017

Ellie Arroway (Jodie Foster) est une scientifique travaillant pour le SETI, cherchant à capter des signaux provenant d'une intelligence extraterrestre. Alors que les fonds menacent d'être coupés, c'est le jackpot : une série de signaux correspondant aux 101 premiers nombres premiers provenant de Vega. Dans des fréquences cryptées de ces signaux, on découvre des images télévisées, ainsi qu'une série de plans permettant de construire une machine mystérieuse.

J'aurais plein de choses à dire sur ce film, mais je manque de temps. En quelques mots : c'est vraiment un très très bon film.
C'est intelligent, beau, émouvant, bluffant. Le film a 20 ans, et les effets spéciaux tiennent particulièrement bien la route ; la plupart des blockbusters qui sortent aujourd'hui semblent étonnamment plus datés (parce que bouillie numérique, parce que nullité ou absence de vision artistique1). La réalisation est classique mais pleine de finesses, il y a plein de petites idées visuelles (jeux formels, reprises de formes...) qui ne sont pas à tomber par terre, mais qui démontrent une vraie intelligence et un grand soin apportés à la réalisation. Les acteurs sont parfaits, et en particulier ♥ Judie Foster ♥. Il y a de nombreuses discussions sur les implications religieuses de la découverte d'une vie extraterrestre, qui sont peut-être un peu longues, mais qui en même temps sont le signe d'un film qui réfléchit et se pose des questions, et je ne peux pas lui en vouloir pour ça. Les personnages sont intéressants, attachants, bien écrits.
Et en plus, sans vraiment en faire des tonnes, c'est un film féministe (et dans ce genre de cinéma, c'est suffisamment rare pour être signalé) : le personnage principal est une femme forte qu'une amourette ne va pas dévier de ses objectifs. Il y a quelques scènes avec des officiels où elle se fait couper la parole (manterrupting), où on lui explique ce qu'elle sait déjà (mansplaining) et où on s'approprie les lauriers de son travail. Et ce que je trouve beau, c'est que ce n'est pas théorisé dans le film (le mot « féministe » n'est jamais prononcé), mais comme on est toujours du côté de Judie Foster, on ressent très fortement la violence que ces actes supposent. De la même façon, des personnages (plutôt secondaires, certes) sont à la fois racisés et dans des situations de pouvoir (vice-président des USA...) et c'est complètement banal.

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1. Parmi les films dont j'ai parlé sur ce blog, je peux citer en exemple Docteur Strange ou le nullissime Transformers, mais on peut mettre quasiment tous les films de super-héros dans cette catégorie.

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Rédigé par Vincent Sorel

Publié dans #cinéma, #science-fiction, #chef d'œuvre

Publié le 17 Juillet 2017

On retrouve des avions disparus pendant la seconde guerre mondiale au Mexique intacts et en parfait état de marche ; un cargo disparu dans les années 1920 réapparaît en plein désert de Gobi ; des jouets électroniques se mettent à fonctionner tout seuls au milieu de la nuit ; il y a des coupures de courant à grande échelle ; un chant « venu du ciel » de cinq notes est scandé par une foule en Inde... Roy, un électricien, fait une rencontre spectaculaire alors qu'il est en voiture : tout s'éteint, les panneaux se mettent à vibrer, une lumière intense l'enveloppe et fait flotter les objets dans son habitacle. Le tout jeune Barry et sa mère Jillian sont également confrontés à ce phénomène. Roy et Gillian sont hantés par la vision d'une sorte de montagne, alors que Barry joue les cinq notes chantées par les Indiens. Jillian et Barry sont témoins d'un autre évènement similaire, au cours duquel Barry est enlevé.
Pour le français Claude Lacombe, il s'agit d'un contact extraterrestre. Les alentours de Devils Tower dans le Wyoming sont évacués suite à la réception de coordonnées indiquant ce lieu. Jillian et Roy, apprenant la nouvelle de l'évacuation (dont la vraie raison est évidemment gardée secrète) à la télévision découvrent que la forme de cette montagne correspond parfaitement à leur vision, et décident de s'y rendre coûte que coûte.
Les préparatifs faits à Devils Tower, les scientifiques et militaires américains attendent les visiteurs qui ne se font pas tarder : les trois premiers vaisseaux, aperçus au début du film apparaissent et réagissent à la séquence de cinq notes. S'ensuit une sorte de ballet avec différents vaisseaux, laissant la place au gigantesque « vaisseau-mère », jouant une superbe séquence de dialogue musical avec le clavier des américains, rapportant des individus enlevés, laissant descendre des « petits hommes gris » et emportant avec eux Roy.

Ah, en voilà un grand classique de la SF ! Visuellement ça reste bluffant et spectaculaire. Toute la première partie, alors que les phénomènes étranges se multiplient, est assez remarquable par la beauté de ses visions : une tempête de sable au Mexique, un Cargo dans un désert, des nuages effrayants, des lumières aveuglantes... Le film est une réussite, le crescendo bien construit jusqu'à un final impressionnant, que j'imagine avoir été très scotchant pour les spectateurs de 1977 dans une salle de cinéma – déjà que moi en 2017 avec mon petit ordinateur portable...
Malgré tout, le film n'est pas exempt de défauts. Il prend le parti pris d'être au plus près des personnages ordinaires, Roy et Jillian, mais n'est pas toujours très fin dans leur évolution. Je pense notamment aux rapport de Roy à sa famille, très affectée par son basculement dans la folie induit par ses visions obsédantes de la montagne, qui auraient mérités d'être affinés. D'ailleurs, on n'entend plus jamais parler de cette famille après le moment où la mère emmène ses enfants loin du père devenu effrayant : à la fin du film, alors que Jillian ne pense qu'à retrouver son fils, Roy n'en a rien à foutre de ses enfants et part joyeusement dans le vaisseau extraterrestre (la femme est maternelle, l'homme est un aventurier freiné par sa famille qui ne le comprend pas).
Mais ce qui parait le plus étrange rétrospectivement (parce que pendant le film, on est pris par la magie du truc), c'est l'absence totale de réflexion sur les extraterrestres : qui sont-ils ? Que veulent-ils ? Que viennent-ils faire ici ? À aucun moment le film ne se pose ces questions... On reste avec énormément d'interrogations en suspens : pourquoi avoir choisi ce site ? Que veut dire cette séquence de cinq sons ? le double concerto pour vaisseau et clavier porte-il un message pour l'humanité ?... Lors de la rencontre finale avec les vaisseaux puis les E.T., les militaires et scientifiques n'ont pas l'air d'être plus surpris que ça, il sont un peu épatés mais sans plus. ALORS QUE QUAND MÊME. Je comprends le choix de Spielberg de ne pas faire de la philosophie et de préférer s'intéresser aux personnages, mais ça a ses limites.
Sinon, même si je l'aime bien, il faut dire que Truffaut n'est pas un bon acteur.. Je trouve touchant que Spielberg lui ait proposé de jouer dans son film et qu'il ait accepté, mais je trouve ça un peu étrange, dans la mesure où rien n'est plus opposé au cinéma de Spielberg que celui de Truffaut ou de la Nouvelle Vague – d'autant plus que Rencontre du troisième type est une énorme superproduction... Pourtant les deux hommes avaient manifestement beaucoup de respect l'un pour l'autre, en témoigne ce que raconte Truffaut en 1984 à propos du tournage ; ou cet échange épistolaire avec un pauvre type1 qui lui reproche d'avoir tourné dans un nanard – ce dont Truffaut se défend.

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1. Je ne sais pas qui est l'interlocuteur de Truffaut mais c'est manifestement un gros con : « mon image de l'enfance est celle d'enfants relativement obéissants, bien élevés et soumis aux adultes, et non celle de l'enfant-roi querelleur et mal embouché que promeut Spielberg. Je rêve d'un film de Spielberg où un enfant subirait une magistrale fessée déculottée après s'être montré désobéissant. »

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Publié le 12 Juillet 2017

J'ai retrouvé un petit recueil de nouvelles de l'écrivain japonais Ryūnosuke Akutagawa que je n'avais pas lues depuis longtemps, je m'y suis replongé avec bonheur.

Rashômon (1915)

À une période de famine du japon médiéval, un homme de basse condition s'abrite de la pluie sous la porte de Rashô. Affamé, sans travail, il en vient même à hésiter à devenir voleur. Il entend du bruit, monte à l'étage supérieur de la porte, et voit une vieille femme occupée à arracher les cheveux des cadavres, laissés ici faute de place, faute de savoir quoi en faire.

Les figures infernales (1918)

Un Seigneur, plein de vertu, commande à Yoshihidé, un peintre vil mais extrêmement doué, un paravent représentant des figures infernales. Le peintre, absorbé par on œuvre, est poussé dans les retranchements de sa folie mauvaise, qui déteindra également sur le Seigneur (il y a aussi une histoire de jeune fille, de viol présumé, de singe, mais si je commence à entrer dans les détails on va pas s'en sortir).

Dans le fourré (1921)

Cette nouvelle est peut-être la plus singulière du recueil : un cavalier a été tué, sa femme est portée disparue, un voleur a été retrouvé avec le cheval du cavalier. Et la nouvelle est constituée des sept dépositions de différents témoins et participants à ce fait divers, témoignages qui se recoupent parfois et souvent se contredisent, sans que l'on sache vraiment à la fin laquelle est la bonne.

Gruau d'ignames (1916)

Goi est un officier médiocre, laid, pauvre et ridicule, qui se fait moquer par tout le monde, y compris par les enfants. Une fois l'an, il est invité, comme tout les officiers, à profiter des restes du banquet du seigneur, qui comprend, entre autres, du gruau d'ignames, dont Goi rêve de se rassasier. Un officier supérieur, l'ayant entendu, lui promet de réaliser sa promesse et l'emmène sur ses terres, où il ordonne de préparer le plus gros gruau d'ignames du monde. Goi, devant tout ce gruau, en perd l'appétit.

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Ce recueil est plutôt inégal. Certaines nouvelles sont épatantes (Dans le fourré), d'autres réussies (Les figures infernales) d'autres franchement pas très intéressantes (Gruau d'ignames) – même si je garde bien en tête que c'est compliqué d'avoir un avis éclairé sur des textes écrits au Japon entre 1915 et 1921 alors que je suis à l'autre bout du monde un siècle plus tard. Dans tous les cas j'ai bien du mal à voir la cohérence entre ces textes. Rashômon et Gruau d'ignames (ce sont les textes les plus anciens du recueil) peuvent s'apparenter à des récits de moralistes, s'interrogeant sur la notion de bien et de mal, sur les désirs humains, sur ce qui pousse à agir de telle ou telle façon. Les figures infernales est une nouvelle fantastique dans la lignée des textes de Maupassant ou de Baudelaire (que Akutagawa a lu), qui est maîtrisée sans être réellement originale. Dans le fourré est un objet littéraire assez étrange, comme un texte d'inspiration « borgesienne » ou un exercice oulipien ou avant l'heure (un plagiat par anticipation, pour reprendre les mots de l'Oulipo).
Moralisme, fantastique, exercice oulipien : comme je le disais, la cohérence m'échappe un peu, et je dois avouer que je ne retiens pas grand-chose de tout ça. C'est (parfois) bien, mais pas prenant, pas touchant. Akutagawa maintient une trop grande distance entre lui et qu'il écrit : tout ça donne l'impression d'être lointain et de ne pas concerner grand-monde, pas vraiment le lecteur et pas toujours l'auteur.

Notons quand même que le grand Kurosawa a réalisé un film, Rashômon, moins inspiré par la nouvelle éponyme que par Dans le fourré.

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Publié le 11 Juillet 2017

François (Jérémie Elkaïm) est un malchanceux maladroit qui s'incruste à une fête pour y retrouver sa mère biologique, qu'il n'a jamais connue. Sa maladresse et sa candeur vont créer des situations abracadabrantes et catastrophiques.

C'est un film assez drôle et sympathique, mettant en scène un personnage entre Pierre Richard et Jacques Tati, qui casse, rate, fait tomber, perd, brûle, noie tout ce qu'il touche ou ce qu'il fait. Les gags sont souvent drôles, les personnages touchants, il y a de belles idées de cinéma (comme l'irruption de cette bande de potes déguisés) mais c'est souvent prévisible : on se doute bien que si quelqu'un dit à François d'aller chercher le gâteau ou de préparer un cocktail, il va se produire une catastrophe. Et c'est un peu dommage, parce qu'évidemment ce type d'humour burlesque joue sur une dose de surprise. Il en va de même pour le parcours des personnages, un peu linéaire et attendu. Mais malgré tout, ça reste un chouette film porté par des acteurs au poil, notamment Jérémie Elkaïm, délicieusement lunaire.
Pour l'anecdote, j'avais dessiné l'affiche du premier court-métrage de Rose et Alice Philippon, dont Les Bêtises est le premier court-métrage.

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Rédigé par Vincent Sorel

Publié dans #cinéma, #comédie

Publié le 10 Juillet 2017

Pour lutter contre le réchauffement climatique, l'humanité joue à l'apprenti sorcier et se lance dans la géo-ingénierie : on balance un produit dans l'atmosphère sensé refroidir la planète, sauf qu'il marche un peu trop bien, et que la planète gèle.
Les derniers survivants sont réfugiés dans un train qui parcourt le monde. Il est organisé en classes, les plus luxueuses à l'avant, les « pauvres » étant parqués dans l'arrière du train. Menée par Curtis (Chris Evans, très bien), une révolte éclate au bout du train, cherchant à renverser la domination et à remonter le train jusqu'à la tête, où le trouve Wilson, le concepteur/conducteur de la Machine qui fait rouler le train.

J'ai vu ce film il y a quelques semaines, et c'est terrible, parce que je n'arrive plus vraiment à me souvenir de mon impression du film. Pourtant je sais que j'avais des choses à dire, peut-être même quelques remarques brillantes, mais avec la fatigue et tout ce que j'ai fait ces derniers temps ce film a été chassé de mon esprit. Je garde tout de même en tête quelques images fortes, belles et incongrues, qui me laissent penser que Bong Joon-ho est un réalisateur plutôt doué ; l'esprit de révolte du film qui est plutôt jouissif ; la présence d'acteurs de la trempe de Tilda Swinton, Ed Harris ou Song Kang-ho qui habitent le film...

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Publié le 10 Juillet 2017

Stephen Strange (Benedict Cumberbatch) est le meilleur neurochirurgien du monde et il le sait : arrogant, c'est un personnage plutôt détestable. Après un grave accident de voiture, ses mains sont irrémédiablement abimées, tremblantes et faibles : il ne peut plus exercer.
Au désespoir, il se rend au Népal à la recherche de Kamar-Taj, une mystérieuse secte qui semble pouvoir le guérir. Il découvre l'Ancien (Tilda Swinton) et ses camarades qui lui apprennent à maîtriser une magie très ancienne et à naviguer entre les univers parallèles et se retrouve embarqué dans une lutte entre le bien et le mal.

C'est donc un film Marvel qui reprend un bon nombre des recettes déjà utilisées dans les films précédents : l'incrédulité devant les nouveaux pouvoirs, le doute sur le rôle à jouer, l'amour contrarié par les responsabilités... On a déjà vu ça des dizaines de fois. Pourtant ce n'est pas franchement mauvais, ni bon, c'est pas désagréable à regarder, il y a quelques bonnes idées, mais ça ne laisse aucun souvenir. Malgré la présence de Tilda Swinton dans le rôle du vieux sage mystique, c'est un film qui ne passe pas le test de Bechdel : il y a bien 2 personnages féminins, mais pas plus, oulàlà, et le personnage de Christine ne sert qu'à jouer le rôle de love affair contrarié, histoire de rendre Strange plus humain. Bref.
Restent quand même quelques images plutôt spectaculaires jouant sur la transformation des décors et des perspectives. Mais je m'interroge tout de même sur la bouillie numérique qui noie la fin du film, comme c'est souvent le cas dans ce genre de film à grand spectacle : je pense que c'est typiquement le genre de choses qui vieillira très mal...

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Rédigé par Vincent Sorel

Publié dans #cinéma

Publié le 21 Juin 2017

Nous sommes dans une banlieue ordinaire, auprès d'une famille ordinaire qui a une vie ordinaire. Une grand sœur, un petit frère, une petite sœur, une maman à la maison, un labrador. Sauf que petit à petit, des phénomènes étranges vont advenir : la petite sœur qui parle à la télévision, les chaises qui bougent toutes seules... Rien de très inquiétant pour l'instant, mais tout cela va rapidement virer au cauchemar.

Bon, ça faisait sacrément longtemps que j'avais regardé un film d'horreur, il me semble que Poltergesit est un classique du genre, je ne l'avais jamais vu, allez hop, pourquoi pas. Eh bien, force est de constater que ça a sacrément vieilli. Et que je n'ai pas trop aimé, ni eu vraiment peur.
Pour débuter, c'est un de ces films d'horreur qui tient parce que les personnages ont des réactions débiles. Les chaises bougent toutes seules, ils trouvent ça merveilleux ; la gamine parle à la télé, ils trouvent ça super ; les objets volent dans la chambre des enfants, ils sont blasés... Je sais pas vous, mais moi je serai parti depuis longtemps.
Puisque je suis sur les personnages, les parents sont complètement irresponsables, c'est effrayant. Il y a certes une critique (très légère) de l'utilisation de la TV dans le film1, mais c'est le seul moment de recul sur les personnages, tous les autres moments où ils font n'importe quoi sont complètement validés par le film. Un exemple parmi tant d'autres : quand la fille de 15 ans se fait harceler, d'une façon assez dégueulasse en plus, par les ouvriers qui creusent la piscine, la mère, qui observe cette scène, se marre en mode « ah là là les ouvriers ils sont tellement pittoresques. » Meuf, ton ado se fait draguer par des gros beaufs dans ton jardin, réagis !
Ce sont des détails, mais cette irresponsabilité additionnée aux réactions débiles font que les personnages ne sont pas du tout crédibles, et que c'est dur d'être à fond dans le film2.
Et en plus, je trouve ce film bourré de clichés. Je ne suis pas spécialiste du genre, donc je ne sais pas si ce sont vraiment des clichés, ou si ça l'est devenu parce que les films suivants lui ont tout piqué, mais quand même. Un cimetière indien, franchement...

Quand je disais au début que je trouve que le film a vieilli, je pensais vraiment à l'écriture : c'est pas très bon, il y a toutes les erreurs d'écriture des films de cette époque, et je me dis qu'on n'oserait plus écrire des choses comme ça aujourd'hui, et que ça ait un tel succès (quoique). Par contre, les effets spéciaux restent plutôt spectaculaires (avec quelques moments « whaa mais comment ils ont fait ça ? »). Toute la dernière partie est assez bluffante, pour les effets spéciaux et pour la tension qui s'en dégage3.
La réalisation est classique, sobre, mais plutôt efficace. Fun fact : dès les premiers plans du films, cette banlieue américaine, cette famille, j'ai pensé à Spielberg, sans savoir qu'il avait participé. Dans l'écriture (ses qualités et ses défauts), dans la réalisation, dans l'histoire, dans l'humour qui vient libérer une partie des tensions, ça rappelle beaucoup son cinéma de l'époque (je pense évidemment à E.T.) Il est producteur, à l'origine de l'histoire, co-scénariste, on raconte même que c'est lui qui disait à Tobe Hopper quoi faire, comment filmer et comment diriger.

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1. La gamine regarde la neige à la télé, ce qui lui permet de communiquer avec les esprits. Sa mère lui dit que c'est pas bon pour elle, met une chaine au pif, sans regarder ce qu'il y a : ce sont des images violentes de guerre... C'est plutôt drôle et grinçant.

2. Et je passe sur plein de trucs, dont le fait qu'on ne voit la grande la grande sœur que 3 minutes dans le film. Pourquoi créer un personnage pour ne pas s'en servir à ce point ? Même le mec qui va chercher des bières au début du film est un personnage plus creusé.

3. Même si à mon avis c'est plus un film pour ados que pour les adultes – encore que ce n'est pas un film que je conseillerai à mon ado.

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