Publié le 26 Mars 2017

Une femme s'installe dans une montagne isolée, loin du monde, loin de ses semblables. Elle prend le large, s'ermite. Elle a conçu un abri moderne, avec panneaux solaires et isolation ad hoc. Elle passe ses journées entre l'installation et l'entretien de son jardin, l'installation de son refuge, et l'exploration de la parcelle de montagne qu'elle a acquis. Elle marche beaucoup, elle escalade, elle court, elle découvre, écoute, regarde, elle se baigne dans le lac avoisinant et boit de l'eau au ruisseaux clairs, profitant de sa solitude.

Le Grand jeu alterne des descriptions des journées, des activités et parcours de la narratrice avec des questions plus théoriques (j'allais dire plus profondes, mais passer 2 jours en montagne est une activité profonde) qu'elle se pose, sur la solitude, sur le jeu, sur la question du secours... On y trouve quelques moments d'une forme de folie que je rapprocherai de celles que l'on trouve dans Le Dernier Monde.
Céline Minard nous dit très peu de chose sur l'identité de cette femme, sur son passé, sur les raisons qui l'ont poussé à son isolement ; on n'en apprendra presque rien. N'existe que le présent et un futur, très proche. C'est un roman qui est écrit au corps à corps, dans l'instant. Comme dans Faillir être flingué, le paysage est très présent, majestueux, tumultueux, capricieux, immense, c'est presque le personnage principal du roman. Pour autant, j'ai eu l'impression qu'il manquait quelque chose : soit une (des) péripétie qui emmène le roman dans les cordes, qui le sorte de sa routine, soit un style plus fort et plus impérieux, qui suffise à faire tenir ces pérégrinations. Je ne me suis pas ennuyé, loin de là, mais je n'ai pas été formidablement accroché non plus.

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Rédigé par Vincent Sorel

Publié dans #littérature, #Céline Minard

Publié le 19 Mars 2017

Dites-nous comment survivre à notre folie est un recueil de nouvelles de l'écrivain japonais Kenzaburô Ôe, prix Nobel en 1994, dont j'avais lu beaucoup de bien.
Gibier d'élevage : en pleine seconde guerre mondiale, un avion américain s'écrase dans la montagne, à proximité d'un petit village reculé. Il n'y a qu'un seul survivant, un grand Noir qui effraye et fascine tout le monde, à commencer par les enfants. Ceux-ci, et surtout le narrateur, vont petit à petit s'attacher à lui, même si ça ne pourra pas durer.
La seconde nouvelle, qui donne son titre au recueil, a pour personnages principaux un obèse et son fils handicapé mental (et obèse également). Le père a construit une relation très fusionnelle avec son fils, ne faisant rien sans ce dernier et pensant que son fils ne peut rien faire sans lui. L'obèse cherche en parallèle à comprendre les dernières années de son père, durant lesquelles il s'est reclus dans une remise, pour comprendre sa folie et peut-être éviter la sienne.
Agwîî le monstre des nuages : un compositeur dépressif, coupé du monde, voit régulièrement apparaître à ses côtés « un énorme poupon enveloppé de cotonnade blanche, gros comme un kangourou », qui n'est autre que le fantôme de son bébé mort. Le narrateur est chargé d'accompagner cet homme qui frôle la folie.

Kenzaburô Ôe a une écriture étonnamment précise et minutieuse. Je l'ai d'abord trouvée sensible, sensorielle, puisqu'on y trouve les odeurs, les sensations, la sueur, le froid des pierres, le poids de la lumière de l'été ; j'ai au cours de ma lecture été petit à petit étouffé par la précision et la méticulosité de cette écriture (ou de sa traduction, venant du japonais il est dur de vraiment pouvoir trancher).
La quatrième de couverture parle de « création poétique alliant avec aisance réminiscence au fantasme, le vécu au mythique, la brutalité au lyrisme » : mais je n'ai, je l'avoue, trouvé nulle trace de poésie dans ces descriptions exhaustives m'ayant parfois donné l'impression de lire un rapport plutôt que de la littérature ; mais je n'ai trouvé nul lyrisme dans ces texte remplis à raz bord et souvent terre-à-terre – ce qui n'est pas un défaut, évidemment, mais qui n'est pas évident de combiner avec le lyrisme. Les textes que j'ai lus (j'avoue n'avoir pas lu la dernière nouvelle) ne laissent aucun vide. Quelle place reste-t-il pour la poésie ou pour l'émotion, qui aiment à se nicher dans les interstices, les creux laissés dans les textes ? J'ai eu l'impression d'être devant un mur de béton, solide, costaud, bien construit, mais qui ne me permet pas de voir au-delà.

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Rédigé par Vincent Sorel

Publié dans #littérature

Publié le 14 Mars 2017

Andrew Neiman est un jeune batteur de batteur de jazz au sein du prestigieux Shaffer Conservatory de New York. Membre d'une petite formation, il est repéré par l'exigeant Terence Fletcher pour faire partie de son prestigieux big band.
Le film raconte la façon dont Fletcher maltraite ses étudiants sous prétexte les pousser dans leurs retranchements, et comment Andrew va essayer de lui résister, de trouver sa place, voire de prendre sa revanche.

Et je crois que je n'ai pas trop aimé ce film, pour plein de raisons que je vais essayer de développer. Fletcher est un tyran manipulateur, insultant, lunatique et arrogant, qui n'hésite pas à humilier, parfois gratuitement, ses élèves, qui se sert de leurs défauts et de leurs failles pour les blesser à dessein (Andrew n'a pas connu sa mère et Fletcher s'en sert pour se foutre de sa gueule). Il peut être agréable ou sympathique par moments, mais il peut vriller à chaque instants. J'en ai eu une boule au ventre pendant tout le film, tellement j'étais tendu et stressé.
Bref, Fletcher est un sale connard, même pas vraiment charismatique. Et pourtant, tout le monde cherche à lui plaire, même Andrew, et ce jusqu'à la fin du film, où (attention spoiler) il prend sa revanche, d'abord contre Fletcher, puis avec lui : ils jouent ensemble, dialoguent, tous les deux sont contents. C'est donc un film où le méchant gagne. Je ne sais pas si c'est pensé comme ça par Chazelle, mais je trouve ça profondément déprimant.
J'ai du mal à comprendre comment Fletcher peut attirer autant de monde – enfin si, j'ai été étudiant, je vois la fascination que peut exercer ce genre de personnage, le syndrome de Stokholm, tout ça. Mais quand même.
C'est un film qui a certes comme surface la musique, mais qui parle de maltraitance, d'humiliation, de l'emprise qu'un tyran peut exercer sur quelqu'un. De jazz, finalement, il n'est pas question dans Whiplash : c'est un vernis, mais ce qui est montré à l'écran, c'est un entraînement sportif ou militaire, mais il n'y a pas de place pour l'« artistique. » Fletcher n'est pas un musicien, les anecdotes sur Charlie Parker sont déformées, les musiciens ne sont jamais poussés à jouer ensemble mais plutôt les uns contre les autres, les batteurs cités en exemple ne font pas partie du panthéon du jazz...
Pour moi, le jazz c'est la liberté, le risque, l'expression, et rien de tout ça n'est présent dans le film : on n'y voit que contrôle, maîtrise, technique, technique, technique (à l'image du mauvais solo de batterie final), ce qui est à l'opposé de l'idée que je me fais du jazz. Fletcher ne recherche pas des musiciens, mais simplement des interprètes parfaits d'une musique mathématique, sans âme.

Pour son deuxième long-métrage, Damien Chazelle (également scénariste du film) fait un travail de réalisation pas mauvais mais pas très habile non plus : recours systématique à un champ-contre-champ très scolaire pour les scènes de dialogues, effets de montages un peu kitchs sur le rythme de la musique dans les intermèdes – Whiplash a pourtant reçu plusieurs prix pour son montage, bon... C'est propre mais ce n'est ni inventif ni surprenant – ni musical, ou pas plus que ce qu'on peut voir à la télévision dans les émissions de variété. Je n'ai pas vu Lalaland, mais j'espère qu'il a progressé cinématographiquement parlant...
Une fois tous ces éléments combinés, je crois que j'ai du mal à comprendre l'engouement énoooorme pour ce film... Qui n'est ni mauvais ni raté, mais qui est loin d'être le chef d'œuvre que tout le monde semblait annoncer.
(Et je ne parle pas de l'absence de femmes dans ce film, ni des très nombreuses insultes homophobes que profère Fletcher à longueur de temps, ni de l'absence de personnages principaux Noirs – dans un film qui est sensé parler de jazz, c'est un peu problématique je trouve...)

* * *

Je me plonge dans la presse jazz, et ce que j'y lis confirme ce que je pense : il n'y a pas de jazz dans ce film.

Whiplash sur All About Jazz (en)
Getting Jazz Right in the Movies dans le New Yorker (en) (qui n'est pas tendre, mais c'est une lecture passionnante pour ceux que cette question intéresse et qui voudraient aller plus loin que la fausse image que donne Whiplash)

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Rédigé par Vincent Sorel

Publié dans #cinéma

Publié le 8 Mars 2017

Buster Moon, un koala propriétaire de théâtre au bord de la faillite, a une idée lumineuse : organiser un grand concours de chant où tous les animaux de la ville pourront venir montrer leur talent et remporter le grand prix. Sont retenus un ado gorille, une ado porc-épic, deux cochons, une souris.

Et c'est un film franchement raté. Déjà, musicalement, ça me donne un peu l'impression d'aller au supermarché, ce qui n'est pas bon signe.
Ensuite, c'est teeeellement mal écrit... Il y a quelque chose de choral avec ces différents personnages retenus, mais rien n'est développé, ils ne sont qu'effleurés ; leurs conflits sont résolus dès qu'ils montent sur scène et qu'ils se révèlent à eux-mêmes, magique, alors que des enjeux plutôt forts avaient été dessinés... Certains personnages ne sont là que pour de la figuration ou des gags pas très drôles et prévisibles : le trio de grenouilles qui disparaît du film ; le chameau qui est blessé et qu'on ne revoit plus ; le quintet de ratons laveurs coréennes qui comprend tout de travers (ha ha ces Coréens, ils sont tellement ridicules !) Le personnage de la souris est vraiment problématique, puisqu'elle est méchante, imbue d'elle-même, manipulatrice, méprisante, voleuse... mais c'est pas grave, à la fin elle chantera comme tout le monde et aura droit elle aussi à son ovation #WTF
On sent qu'ils ont essayé de faire un bon film à un moment (les 5 premières minutes sont plutôt bien), mais qu'ils ont complètement lâché l'affaire en cours de route. Probablement que les droits de diffusion des chansons ne leur ont pas permis de payer un scénariste.
Enfin, politiquement, ça pue un peu, puisque c'est raciste (enfin spéciste) et sexiste. J'ai déjà mentionné les blagues sur les Coréens, il y a aussi le cas de la girafe qui est éliminée du concours parce que trop grande et que les grands c'est relou – c'est exactement la définition de la discrimination. Le sexisme est vraiment atterrant. Je vais y aller progressivement :

  • Il y a le manoir entièrement rose de l'ancienne star de la chanson ;
  • Il y a l'ado rebelle porc-épic qui est plutôt « rock », à qui le koala propose de porter une petite robe rose parce que c'est une fille (et c'est normal dans le film !) Elle rechigne un peu, puis finit par être trop contente de la porter ;
  • Il y a la maman cochon qui est la domestique de la maison, et que son mari ne regarde que quand elle est sur scène en tenue sexy : « ah ouais, c'est pas seulement une bonniche, c'est aussi une bonasse ! » ;
  • Il y a enfin le cas de cette détestable souris (mâle). Voyant une jolie souris (femelle), il se colle à elle pour lui jouer un air de saxophone. C'est du harcèlement de rue, mais allez, soyons indulgent, c'est du saxophone, c'est romantique. N'empêche qu'elle n'en a rien à faire. Devenu riche après des magouilles, le saxophoniste revient à la charge avec une grosse voiture qui brille et un joli costume : la souricette lui tombe dans les bras, parce que c'est bien connu, quand on a de l'argent et une grosse voiture, on a toutes les femmes qu'on veut.

Zootopia n'était pas un film parfait, mais il avait le mérite de soulever des questions liées au genre et à la race (à l'espèce) : une lapine peut-elle devenir policière, même si elle cumule deux handicaps : le « mauvais » genre et la « mauvaise » espèce ?
Rien de tout ça ici, au contraire. Ils foncent tête baissée dans tous les pièges, tous les écueils, toutes les erreurs. C'est dramatique, affligeant, et même pas vraiment drôle.

J'espère vraiment QU'AUCUN ENFANT n'a vu ni ne verra JAMAIS ce film.

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Publié le 7 Mars 2017

Max est un enfant en pleine crise de préadolescence. Il est en conflit avec sa grande sœur et sa mère, il est en colère, mais n'aime pas l'impression que son entourage le prenne pour quelqu'un de méchant. Il tape une crise un soir, et fugue. Au bout de sa course, il arrive auprès d'un rivage et monte dans un bateau qui semble l'attendre. Après une traversée mouvementée, il arrive sur une île peuplée de drôle de créatures : des « maximonstres », joueurs, facétieux, colériques, jaloux et imprévisibles.

Et effectivement, tout semble prêt à déraper avec ces personnages très étranges. Il rient, jouent, mais avec violence et cruauté parfois : ils n'hésitent pas à tabasser l'un des leurs, ils rameutent des amis oiseaux à coups de pierre dans la gueule.... Ils sont à la fois très sympathiques et un peu effrayants, ils inquiètent autant qu'ils font sourire. Max, qui est désigné Roi, essaye de trouver sa place parmi eux, mais c'est loin d'être simple, puisqu'il est coincé entre ses propres limites et les conflits entre les monstres, qui existaient en partie avant son arrivée. C'est donc un film assez étrange, au ton particulier, un peu dérangeant. Clairement, ce n'est pas un film pour les enfants, mais un film qui parle de l'enfance, de ses problèmes, de ses joies, où les monstres rejouent — en mieux, en pire — des scènes de la vie de Max. Il y a quelque chose d'assez transparent : les monstres sont des projections de l'imaginaire de Max, les jouets dans la chambre de Max que l'on voit au début du film annoncent d'ailleurs l'univers de l'île. Pour autant c'est fait avec beaucoup de finesse, sans lourdeur psychologisante.
Visuellement c'est très beau, les monstres, avec leur gros costumes (parfois relevés d'effets spéciaux numériques assez discrets) sont vraiment réussis et incarnés, tout en étant très étranges, comme issus d'un carnaval un peu cauchemardesque. Spike Jonze filme tout ça caméra au poing, ce qui a tendance à m'agacer un peu (j'en ai déjà parlé à plusieurs reprises ici), mais ça ne réussit pas à gâcher ce film.

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Rédigé par Vincent Sorel

Publié dans #cinéma

Publié le 27 Février 2017

En 1926, Newt Scamander, sorcier spécialiste des créatures magiques, débarque à New York, alors qu'un phénomène magique inconnu fait des ravages. Les magiciens cherchent coûte que coûte à cacher ces faits, ainsi que leur existence, aux « moldus ».
Certaines créatures s'échappent de la valise de Newt et vont semer une pagaille (relative, tout va bien). Son chemin pour les retrouver va l'amener à rencontrer Jacob Kowalski, un moldu sympathique et curieux et Tina Goldstein, ancienne auror qui va le guider à travers New York.
Et autour de tout ça, il y a le mystérieux phénomène magique, des enjeux de pouvoir, et l'inquiétante secte Les Fidèles de Salem qui traque les sorciers et cherche à les exterminer.

En essayant de faire le résumé, je me suis rendu qu'il se passe vraiment plein de choses dans ce film, il y a plein de personnages, plein d'enjeux, de différentes intrigues qui s'imbriquent. J'ai renoncé à tout résumer, je l'aurais de toutes manières moins bien fait que Wikipedia. Cela m'amène à confirmer ce que je pensais déjà (et qui est une banalité) : J. K. Rolling est quand même une sacrée scénariste. Elle arrive à construire une histoire complexe, claire, intéressante, à dessiner des personnages charismatiques et attachants en 2 heures – alors que, pour rester dans la catégorie des blockbusters, la plupart des films Marvel y échouent piteusement. C'est donc un bon film, un divertissement bien ficelé et malin, ce qui ne court pas les rues.
Tout de même, il faut dire que David Yates n'est pas un bon réalisateur. Il a cette désagréable et fréquente habitude de faire bouger la caméra tout le temps ou presque, sans que ce mouvement n'apporte quoi que ce soit, sans qu'il soit autre chose que de l'habillage, sans que ce soit narratif. Ce n'est pas seulement gênant pour des raisons d'esthètes, c'est aussi gênant pour des raisons narratives : quand la caméra bouge vers la droite, j'ai l'impression qu'il va se passer quelque chose à droite, alors que là non. C'est surtout gênant dans le début du film, avant que l'action commence, quand le mouvement de caméra pousse mon attention vers une zone spécifique (le bas, la droite), et que hop, ça cutte et passe à un autre plan dans lequel cette direction n'a aucun intérêt. Every Frame a Painting parle de ce problème dans cette vidéo sur Kurosawa, en prenant comme exemple Avengers (à partir de 4:45). Heureusement pour David Yates, il travaille avec une des meilleures scénaristes, et on finit par oublier la réalisation (plutôt efficace dans les moments d'action, tout de même) au profit de l'histoire.

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Rédigé par Vincent Sorel

Publié dans #cinéma

Publié le 27 Février 2017

Fille d'un homme politique un peu minable et véreux, Muriel (Tony Collette) vit avec sa mère et ses frères et sœurs, tous des loser assez pathétiques. Muriel n'a pas de travail, n'est pas jolie, n'est pas très maline. Elle traîne avec des copines pouffiasses qui la regardent avec une pointe de dégoût. Muriel est aussi fan d'ABBA et ne rêve que d'une chose : se marier.
Elle rencontre en vacances (payées par de l'argent volé à son père) Rhonda (Rachel Griffith, parfaite), jeune femme libre et indépendante, auprès de laquelle elle gagnera en assurance et autonomie.

Muriel est un film qui commence de façon assez sordide et un peu glauque, puisque rien n'est épargné à Muriel : amis, famille, tout le monde est méchant avec elle, et elle a souvent l'air de mériter les reproches qui lui sont faits, ce qui n'arrange rien... Ça s'arrange un peu par la suite, même si ce n'est (heureusement) pas un film avec un retournement de situation + happy end forcé. Non, c'est très humain et touchant, parfois drôle, très bien interprété, avec des moments magnifiques, comme ce play-back de Waterloo dans le camps de vacances.
Pour être honnête, j'ai l'impression que R. me l'avait vendu comme une comédie romantique de dimanche soir, alors que c'est pas vraiment ça, c'est beaucoup moins lumineux. Ce qui me fait penser à Dollhouse que j'ai vu sur la base d'un quiproquo similaire...

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Rédigé par Vincent Sorel

Publié dans #cinéma